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22-22, 2 points de marqués, 2 cm de tissu pour faire une jupe, des doses x 2 pour les commandes de boissons rafraîchissantes, etc.
Samedi 13 janvier 2007 Un déplacement en HCup avec NDi aux commandes n’est pas une banale virée de plus. Ca commence par son arrivée à l’aéroport, enveloppe de cannes à pêche en bandoulière de 2 mètres de haut avec ses drapeaux dedans. Puis c’est la distribution des roadbooks à Delph, Cali78 et moi : un document relié avec les cartes routières pour aller à Swansea, la présentation de la guesthouse qui nous accueille, le point sur la HCup, des statistiques sur les joueurs et le match aller, etc. Un travail de pro, évidemment. Travail de pro également de Cali qui nous détaille ses projections des matchs du week-end avec, pour clé de voûte du dénouement de la HCup, les résultats de Northampton... On acquiesce tous gravement, conscients d’un coup qu’on ne part pas au Pays de Galles pour rigoler. Nous croisons sept Amis du Stade, qui prennent le même vol que nous. Embarquement à 13h30, un coup d’avion, bonjour Bristol, un coup de voiture anglaise (volant à droite, vitesses à gauche) et nous débarquons dans le centre-ville de Cardiff. NDi nous montre le Millenium Stadium, faufile la voiture à droite à gauche et se gare… à cinq mètres de la pelouse de l’Arms Park ! On reste bouche bée de pouvoir approcher le mythe de si près, sous l’œil goguenard de notre guide. Visite de la boutique des Cardiff Blues, au pub du club puis balade dans Cardiff avec ses arcades commerçantes et ses vieilles pierres, un bel endroit. Il fait nuit quand nous arrivons dans la baie de Swansea. On pose les bagages dans la guesthouse et direction Wind Street, la rue scintillante des pubs, des restos et des dancings. Mais il n’y a pas que ça dans Wind St. : le vendredi et le samedi soirs, à partir de 5-6 h, les taxis et les bus déversent des groupes de copines, jeunes et moins jeunes, qui viennent s’éclater là. On a l’impression qu’il y en a des centaines ! Et, malgré le temps d’hiver, pas très rigoureux mais quand même, elles sont toutes (peu) habillées pareil : maquillage style Pinder, robe très légère, près du corps et ras-le-pèt, bas noirs avec bottines voire sandalettes et pieds nus… A se demander ce qu’elles portent l’été. Et ça déambule en gueulant, en pouffant (hé hé), en jouant les m’as-tu-vu ou en papotant devant les estaminets tout en prenant la pose. Du jamais vu quant au caractère massif du phénomène ! On pense tout de suite à quelques pseudos du forum qui auraient aimé être là pour lancer une chasse à courre. Il y a bien des représentants gallois de sexe masculin mais en groupes eux aussi et… moins voyants dirons-nous. Chaque établissement est gardé par au moins trois videurs qui filtrent les entrées. Un surnom est tout de suite donné au quartier : Poufland, contre lequel je m’insurge solennellement. Nous rejoignons Emmanuel, Gavroche, LotBec et Maître Yoda arrivés en voiture et logés dans une auberge de jeunesse, direction un resto de Wind Street. A jeun depuis le matin, quelques-uns s’empiffrent littéralement. Pas la possibilité de parler à cause de la musique techno qui nous pulse aux tympans car la salle de resto est prolongée par un dancefloor. Sur la scène, quelques canons s’exhibent et Maitre Yoda me fait justement remarquer que l’on aperçoit de longs bouts de string. J’ai peur qu’il n'attrape un torticolis à force de regarder derrière lui ; je suis mieux placé car face à la piste. L’immense resto-boîte comprend également un premier étage où l’on voit du monde grimper à intervalles réguliers, mais notre bonne éducation et notre croyance en l’infinie sagesse des vertus humaines nous empêchent d’y aller voir. Puis les occupants de l’auto vont danser un peu ; les avionnés restent à table pour terminer les ailes de poulets et les patates fromage-lardons… Quand on sort, Wind Street est devenue un pandémonium : il y a encore plus de monde que tout à l’heure, les boîtes et les bars sont blindés, on a une sensation d’infini bordel, les gisquettes se tordent les pieds dans les aspérités du trottoir tellement elles sont bourrées, pas mal ont filé leurs bas, des pochetrons gueulent, il y a une flaque de sang devant un bar et un début de bagarre éclate à l’entrée d’une boîte alors que l’on retourne vers la voiture. Les gallois démarrant tôt le samedi soir, à minuit passé c’est déjà la fin avec les scories que de telles festivités entraînent. Dimanche 14 janvier 2007 Pendant que les occupants de la Manumobile vont en bord de mer voir nos joueurs jouer au handball, Delph, Cali, NDi et moi retournons à Wind Street petit déjeuner. Tout est désert, propre, à croire que ce que l’on a vu hier soir n’était qu’un fantasme de nos esprits malades. Puis nous nous dirigeons vers la plage, passons devant l’hôtel Marriott où les joueurs sont en train de se sustenter, constatons que l’eau est froide et qu’ils ont laissé de belles traces de leur match de hand car le sable est labouré. Nous allons ensuite nous garer tout près du magnifique Liberty Stadium dans lequel un vigile nous laisse entrer alors qu’il est encore vide. Visite à la boutique du club, déjeuner en face du stade, arrivée des amis de la Manumobile et des Amis du Stade avec les billets. Puis, c’est l’incident ! Le match servant à la fois au foot et au rugby, la réglementation la plus restrictive est appliquée : pas de hampe pour les drapeaux ! Après pas mal d’énervement envers l’inflexible mais flegmatique personnel de la sécurité, les supporters parisiens capitulent et rentrent furax dans le stade sans drapeau ou le chiffon rose à la main. Le match démarre. On a une caméra braquée sur nous et chacun reçoit coups de fil et sms indiquant que l’on nous voit à la télé. Les gallois n’encouragent pratiquement pas leur équipe mais, dans notre coin, ça chante pas mal et ça tape dans les mains. Mention spéciale à Gavroche, persistante dans l’effort, à propos de qui mon voisin dira : « This girl is amazing! ». On oublie le temps qui passe, le monde s’effiloche lorsque l’on passe la 80ème minute, mais Beauxis nous délivre de la malédiction et on est tous ravis du score, même si la victoire nous a tendu les bras. C’est le moment de récupérer les drapeaux et de se positionner près de la sortie des joueurs. Des petits gallois attendent Dominici pour le faire signer, mais se foutent bien des Ospreys et Justin Marshall sort dans un quasi-anonymat. On se fait racketter quelques drapeaux roses, les occupants de la Manumobile s’en vont, terrorisés par les menaces insistantes du conducteur pour tenir le délai fixé. Quand ils sortent, les joueurs n’ont pas la tête des bons jours et restent distants, à part Bibi toujours sympa qui transmet ses bons vœux aux supporters « pas là à Bayonne ». Je dis merci à Lionel Beauxis « pour les trois points », mais il ne semble pas particulièrement heureux. Puis c’est notre petit scoop : Laporte sort du stade et monte dans le car du SF suivi de… Blanco (!!!) qui prend place à côté de Messina. Non, non, aucun commentaire : ce n’est pas mon genre… Le car parti, NDi et Cali sup****nt de plus belle quand à notre adversaire en ¼ de finale : on charrie Cali sur Northampton, dont la performance, nous affirme-t-il maintenant, est devenue sans importance alors que l’équilibre des Forces de l’Univers reposaient la veille sur le nombre d’essais marqués par cette équipe. Les deux compères arrivent à un consensus : ce sera Leinster donc Dublin. Dans l’euphorie, on cherche presque un cyber-café pour réserver les places d’avion… Petit rafraîchissement houblonné puis resto dans l’inévitable Wind Street, toujours méconnaissable et dont le surnom scandaleux semble usurpé en ce dimanche soir. Puis nous nous installons dans un pub où les gallois viennent nous commenter le match et nous assurer de leur soutien moral face aux clubs anglais et même aux provinces irlandaises accusées de ne pas jouer le jeu en Ligue Celtique. Je ne répéterai pas ici le qualificatif désignant à plusieurs reprises Gavin Henson, mais le rendement du bellâtre laisse les supporters sur leur faim. Des moments bien sympas, comme on les aime tous en déplacement… Soirée encore placée sous le signe du 2 : « eu deubeul pernode plize », « anozeur deubel djine tonic plize », « oine more deubel scotch », etc. Tout ceci consommé avec modération, bien entendu. Lundi 15 janvier 2007 Réveil porridgeux, voiture jusqu’à Bristol, gros petit déj’ à l’anglaise (saucisse, haricots, toasts, boudin, patates, bacon, etc.) puis vol retour. A 15h 30, retour sur la terre ferme : the dream is over! Et encore aujourd’hui, j’ai du mal à m’extirper de l’ambiance de ce voyage et à ne pas penser au futur déplacement en Irlande (ah, c’est pas sûr ?). Merci à mes trois camarades de déplacement et une mention particulière à NDi qui nous a guidés comme un chef et qui a conduit cette drôle de voiture, nous évitant ainsi bien des tracas. |
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Merci Honeybus, bon résumé du week-end.
Mais je m'inscris en faux au moins sur un point : le surnom de Pouffland n'est pas usurpé une seule seconde, vous le constaterez avec les photos. DEUBEULE PLIZE!!!!! |
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héhé
Un bon moment que vous semblez avoir vécu. Félicitations au chroniqueur dont le verbe n'a de cesse de s'envoler sans jamais s'ampouler ! C'est amusant comme Wind St ressemble aux rues du quartier de Fullham, ou Soho ou encore Readings ou... De temps en temps, j'me dis que j'aurais du m'expatrier un petit temps sur la perfide Albion... enfin, ça me prend 5min pas plus |
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Merci bien pour ce compte rendu aussi lyrique que drole! en tout cas, vous avez l'air de ne pas vous etre ennuyé! bande de chanceux va!! et merci a tous pour le Paris représente!
et les photos, c'est pour quand?! ![]() |
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Merci Honeybus. Toujours aussi géniaux tes résumés !!!
Adieu Lionel, welcome Byron |
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Un bon petit résumé qui fait regretter de ne pas avoir pu aller chez nos amis gallois, pour ceux qui sont restés à Paris...
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Ne vous inquietez pas ....
Je connais le même style de rue à Gloucester, Cardiff, Manchester ... enfin il y en a pratiquement dans toutes les villes du royaume uni. NDi. http://boucherie-ovalie.com/ |
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Trés bon résumé. Il ne manque rien de ce qui est racontable. Ce fut un plaisir de voyager avec vous.Vivement le prochain ...en Irlande. On fera une étude comparative pour savoir qu elle ville a le plus gros "Pouf Land"
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Citation:
Le BRENNUS sera bientôt de retour ALLELUIA |
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