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Bon p’tain, avec tout ça, je ne vous ai même pas parlé de la finale de la URBA pour la catégorie Intermedia. Où c’est quand même Hindú qu’a gagné, nom de nom !
![]() Elle est p'tite, la coupe, 'tain ![]() La bannière du CASI : le prix de ton rêve. ![]() Conrado Lopez Alonso, avec ses béquilles, était venu soutenir ses copains. ![]() La ferveur des supporters de la Academia atteint même les bébés, ici à côté d'un sympathisant des Bleus ![]() Ils n'ont pas de petite voiture à Hindú, mais des petits gars trop mimi pour apporter le sable à Santiago Fernandez, homme du match. Sinon, en Preintermedia, c’est le SIC qui est champion, après avoir battu Alumni 23-10. Hindú a également remporté le tournoi de rugby à VII de la URBA dont la dernière journée avait lieu le 6 novembre dernier sur les terrains du CASI (24 équipes), en battant le SIC en final 20-5 (ils avaient battu Alumni en quarts 41-12, puis Banco Nacion en demi 27-10). ![]() Et enfin, pour la dernière journée en Reubicacion du Groupe I, il restait encore 2 places pour jouer avec les grands l’année prochaine : Los Matreros et Los Tilos sont les heureux élus, Los Tilos après avoir battu la GEBA 39-19, et Los Matreros en gagnant face à Curupayti 62-31. Nos chouchous, CUBA et Champagnat, n’ont pas terminé la saison de la même manière, puisque CUBA a remporté son dernier match, à l’extérieur, contre San Andrès 10-38, et que Champa... ben s’est incliné (y’avait longtemps, vous me direz... Voilà, maintenant, je vous prépare un petit récapitulatif pour le Nacional de Clubes, dont les quarts de finale ont lieu ce week-end. Pour que vous ayez tout ça en tête et tout |
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Le Nacional de Clubes, donc.
Les quarts de finale, c’est ce week-end. Je vous ai fait un petit topo sur chaque match, pour se rafraîchir la mémoire, parce que, pfiou, il s’en est passé des trucs depuis la dernière fois qu’on en a parlé... La grosse rencontre n’aura lieu que dimanche, entre Hindu et le SIC. Les deux équipes ont atteint les phases finales du championnat de la URBA, vous le savez, avec aussi peu de réussite l’une comme l’autre, même si le SIC est allé un peu plus loin que Hindu. Bref. Les deux ont donc un peu envie de gagner un truc (Hindu a déjà gagné des coucoupes, cette année, en Intermedia et en VII, voir post au-dessus, mais bon, c’est pas pareil Je vous mets plus tard une interview de Horacio Agulla, une petite perle de Hindu. Vous allez voir, il est mimi comme tout. Universitario (Tucuman) - Alumni La difficulté pour Alumni, c’est le déplacement à Tucuman. C’est pas la porte à côté, pis ils jouent à l’extérieur, quoi. Mais cette difficulté peut aussi se transformer en avantage, parce que cela soude le groupe, c’est ce que pense le capitaine Santiago van der Ghote, d’ailleurs. Sinon, les rouges et blancs n’ont pas gagné grand-chose, cette année, non plus. Leurs trois divisions (primera, intermedia et preintermedia) ont atteint les demi (et ça fait 3 ans que c’est le cas), mais... voilà, quoi, y’a rien au bout. On sait que c’est bien bien frustrant CUBA - San Luis Bon, ben, là, c’est l’inconnu. CUBA a fait une bonne fin de saison, sont costauds, tout ça. Mais San Luis, eux, d’abord ils étaient en zone Campeonato et pas en Reubicacion comme CUBA, pis ils ont fini 6e, derrière La Plata. Ce sont donc de sérieux clients. Va falloir se sortir les tripes si CUBA veut aller plus loin. Donc : allez CUBA allez allez ! Enfin, dernier match : CASI - Universitario (Rosario) Alors, là, c’est marrant, c’est la rencontre des champions, parce que le CASI, bon, vous le savez, c’est le champion de la URBA, et Universitario, ils ont aussi remporté leur championnat de Rosario. Donc voilà. En même temps, le niveau n’est pas tout à fait le même, à mon avis, mais bon Tiens, je sais pas comment c’est ici, mais pour ce tournoi, en cas d’égalité, il y a deux prolongations de 10 minutes ; si l’égalité perdure, le qualifié sera celui qui aura marqué le plus d’essais, de drops, de pénalités (dans cet ordre). S’ils sont encore égaux, c’est celui qui aura reçu le moins de cartons rouges et jaunes qui passe. Puis, on voit qui a marqué le premier essai, le premier drop ou la première pénalité (dans cet ordre). Et enfin, si on n’arrive toujours pas à les départager, y’a tirage au sort. ‘tain, tirage au sort, trop relou, quoi |
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Heu Portena... Je peux te demander une petite faveur ?
Je n'ai pas bien compris comment ça fonctionnait là bas (en Argentine), enfin tu vois en France on a le top 14 etc. mais c'est quoi le système qu'ils ont à l'autre bout du monde ?? Si j'ai bien compris, ca n'est pas un sport professionnel... C'est toujours quand on est pour une équipe que c'est l'autre qui gagne... |
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'tain, faut tout que je recommence depuis le début ? Alors, pour faire court (mais on peut passer en MP si tu veux plus de précisions), le rugby n'est effectivement pas professionnel en Argentine. Il y a différents championnats, en fait c'est par grandes régions (comme si, ici, on avait un championnat Ile-de-France, un pour le Sud-Ouest, un pour le Sud-Est, etc.). Le championnat le plus connu, celui dont je parle, c'est celui de la URBA (de la région de Buenos Aires, la capitale), c'est des clubs y participant dont proviennent la plupart des joueurs que nous avons en France (je pense que tu as compris qu'Agustin Pichot vient du CASI, comme Martin Gaitan du BO, Rimas Alvarez qui joue à l'USAP vient du même club que Lucas Borges, par exemple, Pucara, etc.). Il y a une première étape de poules, pourrait-on dire, avec ensuite un système comme dans le Top 14, au nombre de points, les 4 premiers vont en demi, puis en finale. Il y a, en plus de ces championnats, le Nacional de Clubes, qui est l'équivalent de notre coupe d'Europe, si tu veux, il regroupe des équipes de différentes régions. Sinon, c'est le même principe qu'en France, une victoire vaut 4 points, un match nul 2, une défaite 0, bonus offensif et défensif aussi. Euh... voilà. Autre chose ? |
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Ah merci beaucoup, effectivement je comprend mieux
Et quels sont les plus grands clubs (autre que le CASI, lol) ? C'est toujours quand on est pour une équipe que c'est l'autre qui gagne... |
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Voilà donc le petit coco dont je vous parlais : Horacio Agulla, 21 ans, joueur de Hindú, sélectionné avec les moins de 21 ans cette année.
Sa p’tite bouille : ![]() N’est-ce pas qu’il est trognon ? Hindú est champion du Seven de la URBA depuis la semaine dernière. Qu’est-ce que vous avez fait pour gagner ? Ben, nous y sommes allés sans penser à autre chose qu’à nous amuser, jouer et avoir du bon temps. Jouer sérieusement, mais sans attendre la victoire. Au fur et à mesure des matchs gagnés, la motivation est venue. Mais le truc, c’est qu’on y est allé dans le but de nous amuser. Ca compense, en partie, le fait d’avoir perdu en demi-finale du tournoi de la URBA ? Plus ou moins, c’est une joie, ça adoucit un peu la défaite en demi. Mais je pense que ça ne peut pas se comparer. Je pense que c’est plutôt le Nacional de Clubes qui pourra nous aider à oublier cette défaite. Après une excellente année, avec seulement trois défaites en championnat, avec un très bon rugby, perdre en demi-finale est dur à vivre. On se dit alors que le tournoi de la URBA est un peu injuste, en voyant ça, non ? Qu’est-ce que tu en penses ? Nous savions tous, depuis le début de l’année, comment se passait le tournoi, avec demi-finales et finale, la même chose est arrivée à Alumni l’année précédente. C’est sûr que c’est un peu énervant, qu’en une seule mauvaise après-midi, tu perdes tout ce que tu as fait pendant l’année, c’est dur. Mais c’est comme ça, tu ne dois t’en prendre qu’à toi-même et pas à la façon dont se dis**** le championnat. Tu aimerais que le format du championnat redevienne ce qu’il était auparavant, avec un vainqueur au point ? J’aimerais beaucoup que ce soit comme avant, que celui qui a fait une bonne saison soit le champion, c’est le mieux, même si c’est plus ennuyeux, vu qu’il n’y a pas de phases finales. De toute façon, il n’y aura pas de changement, ça marche bien comme ça. Est-ce qu’on peut dire que vous vous êtes remis de votre défaite ? Non, pas vraiment. On n’en parle pas beaucoup au club, mais on a tous encore l’épine dans le coeur. D’autant plus après l’année que nous avons eue, on s’est amélioré tout au long de l’année pour arriver au top pour la demi-finale. Mais bon, on a perdu et qu’est-ce que tu veux que je te dise... ça fait encore mal. Il y a une malédiction sur les demi-finales pour Hindú ? Chaque demi-finale est différente, je ne pense pas qu’il y ait une malédiction, nous sommes en évolution, les changements demandent du temps pour se mettre en place. Cette année, nous avons eu beaucoup de nouveaux joueurs, il faut y aller petit à petit. Certains disent, après plusieurs demi-finales perdues, que Hindú n’en est pas capable. Tu as entendu cette critique ? (Il rigole) Oui, je l’ai entendue, mais je ne pense pas que ce soit vrai, ils se trompent, c’est juste un faux pas. Parlons un peu de toi, dis-nous, comment as-tu commencé à jouer au rugby et quand ? Mon père m’a emmené, il a joué toute sa vie, mais à CUBA. Moi, j’ai commencé très petit au SIC, parce qu’on vivait à San Isidro. Ensuite, j’ai déménagé à Don Torcuato et comme j’avais beaucoup d’amis là-bas, je suis allé jouer à Hindú. Tu es un fanatique de rugby ? Oui, un énorme fanatique. Je suis fou de ce sport. Je regarde beaucoup les matchs à l’étranger, pas seulement parce que ça me plaît énormément, mais parce que je pense aussi que c’est une bonne façon d’apprendre. Tu as vu le match des Pumas contre l’Afrique du Sud ? Quelle est ton opinion sur la rencontre ? Oui, j’étais au stade. J’y vais toujours, depuis que je suis petit où j’y allais avec mon père, et aujourd’hui avec des amis. J’adore aller voir les Pumas. Je peux dire que j’ai été content, parce qu’ils ont fait une très bonne première mi-temps, ils ont attaqué. Face à des équipes comme l’Afrique du Sud, c’est comme ça qu’il faut faire, parce que si tu les regardes jouer, tu es mort. Quand ils ont commencé à attaquer, ils ont fait la différence. Ensuite, pour la seconde période, les Pumas se sont laissé aller. Il y avait un rythme de fou, difficile à suivre. Je pense qu’ils auraient pu faire une meilleure performance en seconde mi-temps, ils se sont un peu endormis, mais je sais que c’est difficile. Mais c’est un bon résultat. J’étais content. Tu rêves de jouer avec les Pumas ? Oui, j’adorerais. C’est un de mes objectifs, porter le maillot céleste et blanc. Je sais que c’est difficile, mais c’est un objectif à réaliser, c’est mon rêve le plus grand. Pourvu que ça arrive. Après le tournoi de la URBA, le Seven, il y a le Nacional de Clubes. Comment va Hindú ? Très bien, très préparé et avec beaucoup d’envie. Le seul ennui, c’est que Nico Fernández Miranda est sélectionné. Il y a quelques changements tactiques. Juan (Fernández Miranda) va jouer au centre, moi à l’aile, et Santiago Fernández à l’ouverture. Tu préfères jouer à l’aile ou au centre ? J’aime les deux. Ce que je n’aime pas, c’est de jouer toute une année à l’aile et qu’on me mette au centre pour quelques matchs, ou l’inverse. J’ai joué pratiquement toute l’année à l’aile, j’ai dû jouer un peu au centre et j’avais les boules, mais maintenant, je reviens à l’aile. Mais bon, les deux postes me plaisent vraiment. Vous allez rencontrer le San Isidro Club pour les quarts de final. Comment vois-tu cette partie ? Il me semble que nous voulons tous gagner (le SIC et Hindú), ce sera un vrai duel. En plus, ça se joue à domicile, mais on sera au coude à coude, ce sera très dur. Supposons que vous gagniez samedi, quel adversaire préférerais-tu rencontrer en demi-finale ? Le CASI, ça serait trop bien, je veux une revanche ! |
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Les quarts de finale du Nacional de Clubes a eu lieu le week-end dernier et il s'est passé un truc IncroyaPle : des 5 équipes issues de la URBA, il n'en reste qu'une ! Mais comment ça se fait, me direz-vous, légèrement angoissés ? Eh ben, je vais vous le dire.
Commençons par le match opposant CUBA à San Luis. San Luis a terminé une très bonne saison à la 6e position du championnat et avait pour objectif d'aller le plus loin possible en Nacional (compétition qu'il avait déjà remportée en 1998, ex aequo avec San Cirano, à l'époque). Quant à CUBA, cette année, il a joué dans la catégorie en dessous, en Reubicacion, mais arrivait invaincu en Nacional, avec la possibilité de faire un petit quelque chose. La première période s'est principalement déroulé dans la moitié de terrain de San Lui, la pression étant cubaine. Mais CUBA, suite à l'essai de son centre, Agustin Martinez Mosquera (heureusement qu'il était là, le coco, vu que c'est lui qui a marqué tous les points de son équipe), n'a en tout et pour tout mené que 5 minutes au score. 7-3. San Luis a été plus réaliste et a toujours su concrétiser au moment opportun, gardant ainsi la tête hort de l'eau : 2 essais des 2 ailiers, Santiago Ferrara à droite et Augusto Santi à gauche, pif paf badaboum Sauf que pour la seconde période, ça n'a plus été du tout pour CUBA (et ça, c'est un scénario qui s'était déjà produit en début de saison de championnat, une baisse de régime incroyable pour les dernières 40 minutes Pour Alumni, qui se déplaçait à Tucuman, donc, ça a été une autre chanson, pour un résultat similaire à CUBA. Eh voui, ils ont perdu, 35-27. C'est marrant, d'ailleurs (enfin, j'me comprends Le CASI rencontrait aussi un club universitaire, mais de Rosario celui-là. Une particularité amusante d'Universitario, c'est que 3 frères y jouent côte à côte, les Schiavo (Anibal en 8, César en 7 et Esteban en 4, ça doit être kekchose les repas avec 3 gaillards comme ça... Le match a été très disputé et aucune des deux équipes n'a véritablement dominé le jeu. Ca a plutôt été un coup à toi, un coup à moi. Ramiro Sanchez ouvrait la marque pour Uni dès la 6e minute, en aplatissant dans l'en-but académique (ce sera le seul essai pour Rosario). La pression des avants du CASI allait ensuite porter ses fruits et ouvrir des espaces, pour laisser passer deux Pablo Pas d'essai en deuxième période, mais des pénalités en veux-tu en voilà. Et c'est donc en avançant petit à petit, 3 points par 3 points que Rosario, grâce au pied de son ouvreur Juan Pablo Caterina (6/7), a remporté le match. 16-22. Pour Rosario, battre la meilleure équipe de la URBA, c'est pas rien et ils étaient tellement contents qu'ils sont restés une bonne demi-heure à faire les cons sur le terrain après le coup de sifflet final, avec la centaine de supporters ayant fait le déplacement. ![]() Voilà Pablo Guerrero et Anibal Schiavo. Le dernier quart de finale se déroulait le dimanche et opposait deux poids lourds de la URBA : Hindu et SIC. Là aussi, une rencontre serrée, les premiers points ont été marqués à la 19e minute, après un bon round d'observation. Et c'est donc Francisco Diaz Bonilla qui aplatissait pour Hindu. ![]() Juan Fernandez Miranda était sorti quelques minutes auparavant, souffrant d'une pubalgie La deuxième mi-temps a été un chouia plus excitante, avec un joli essai de Hindu, à l'heure de jeu. Je vous explique : Francisco Fernandez Miranda (oui, ils sont 3 frères aussi chez les Fernandez Miranda ![]() Ah oh, c'est beau. Le pied de Fede Serra rapprochait le SIC, 18-17, avec encore 8 minutes à jouer. C'était pas le moment de faire des conneries, là ![]() A noter plusieurs choses au sujet du SIC : toujours aussi super mauvais en touche (12 lancers perdus sur 23 !! Ce qu'il y a à dire sur Hindu ? Ben... ils veulent TOUS gagner le Nacional, pour oublier la défaite en championnat. Et quand je dis tous, c'est tous, y'en a pas un qui pourrait dire "non, moi, j'm'en fous, du Nacional", non non non La suite : Hindu jouera à domicile face à Universitario de Tucumán et Universitario de Rosario recevra San Luis. Le compte rendu... pfff, je sais pas trop comment je vais le faire, parce que j'ai plus de connexion chez moi, fait chier, d'ailleurs... bon nous verrons, de toute façon, allez Hindu !!! |
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Bon, je sais que vous attendez anxieusement les résultats des demi-finales du Nacional de Clubes, mais j’ai pas encore eu le temps d’y travailler, va falloir patienter un peu (allez, un indice : si je vous dis que je suis contente, vous en déduirez que Hindu est en finale
![]() Ouhlala, qu’il est trognon… Quand tu étais petit, tu t’imaginais que tu pourrais faire partie de l’équipe qui apporterait le titre au CASI, après toutes ces années ? Ben, écoute, quand j’ai commencé à jouer en équipe première l’année dernière, et à faire partie du groupe, j’ai pensé que peut-être, le CASI pourrait être champion d’ici 4 ou 5 ans et que je serai peut-être dans l’équipe à ce moment-là, pour écrire l’histoire du club. Mais je n’ai jamais pensé que cette année, l’année où je débute en première, nous serions champions. Je ne l’ai même jamais imaginé. Qu’as-tu ressenti quand l’arbitre a sifflé la fin du match ? La première chose que j’ai faite, c’est d’aller chercher mes amis, qui étaient dans les tribunes. Il y avait énormément de gens, c’était le bordel, mais je les ai retrouvés. Après, de voir toutes ces personnes qui pleuraient, ça m’a ému, je ne pouvais pas le croire, j’avais l’impression de rêver. Quelle a été l’influence d’Eliseo Branca sur cette saison ? Importante. Parce qu’il nous a fait nous rendre compte de nos valeurs et de nos qualités. Au début de l’année, tout le monde disait que le CASI était une bande de zozos, que collectivement comme individuellement, on était très mauvais. Mais Eliseo nous a fait murir et progresser, il nous a montré nos qualités et nous a aidé à les exploiter pendant la saison. Tu penses que vous avez gagné parce que vous étiez les meilleurs ou à cause d’autres choses ? Moi, je me suis senti champion et meilleur. Avant le début du match et même la semaine précédent la rencontre contre Hindu, nous avions decidé de continuer à faire notre jeu, celui que nous avions développé depuis 7 journées et qui nous avait réussi, sans penser à l’adversaire qui nous attendait, Hindu d’abord, le SIC ensuite. Vous vous sentez supérieurs à Hindu ou au SIC ? Rugbystiquement parlant, je ne sais pas, je pense que Hindu a fait une année extraordinaire avec un rugby incroyable. Mais lors de ces deux matchs, demi-finale et finale, le CASI a été supérieur, et moi je me suis senti supérieur ces deux jours-là. Collectivement, je ne sais pas qui est supérieur, mais Hindu a beaucoup de qualités et il l’a montré durant l’année. Penses-tu que la faute de Serra, après ton coup de pied par dessus, était vraiment sanctionnable ? (Federico Serra avait retenu Petit Bouchon dans sa course) Oui, je l’ai revu à la télé l’autre jour, bon on ne voit rien parce que les caméras suivent le ballon. Mais je sais qu’il m’a touché et quand tu es lancé en pleine course comme ça, un simple coup te déséquilibre complètement. Mais il m’a touché, il m’a touché (il rigole) (en fait, il avait dit peu après le match qu’il avait peut-être un peu forcé sa chute à ce moment-là... bon pas grave, mais c’est bien parce que c’est lui Tu avais déjà tenté des drops auparavant ? Parce que les statistiques disent que ce sont les premiers que tu réussis... Oui, cette année, j’en ai tenté un ou deux, l’année dernière j’en avais beaucoup plus tenté. Pour le premier (en final), il n’y avait rien d’autre à faire, je n’avais personne près de moi, j’ai reculé un peu pour me mettre en position, j’ai tapé et c’est passé. Le second, j’avais plus confiance, du coup je n’ai même pas regardé s’il y avait du surnombre ou pas, je l’ai envoyé directement entre les perches. Tu penses que vous pouvez reproduire votre performance l’année prochaine ? Je pense que oui, nous avons eu une année 2004 très très mauvaise et cette année nous sommes champion. Le CASI est très changeant, pour l’instant notre objectif est de rester parmi les quatre premiers. Que peux-tu nous raconter de la troisième mi-temps ? Ca a été incroyable, une des meilleurs choses que j’ai vécues. On est arrivé en camion de pompier, en costard, pour parcourir tout San Isidro, tout le monde nous suivait le long du chemin, c’était vraiment incroyable. Ensuite, au club, ça a été génial, je crois que ça a duré jusqu’à 10 heures du matin le lendemain. Tu as senti que tu faisais ton meilleur rugby ? Oui, sans aucun doute. Cette année, j’ai énormément progressé, ça m’a beaucoup aidé de débuter en première l’année dernière, cela m’a fait me concentrer pour être au top, en plus, cette année, ça s’est bien passé pour nous, je prends les choses avec plus de maturité et de sérieux. Tu as toujours joué à la mêlée. Maintenant, tu es arrière. Quel est le poste que tu préfères ? Oui, ça n’a pas été facile de jouer à l’arrière, j’ai toujours préféré être demi de mêlée. J’ai déjà prévenu que l’année prochaine, je voulais retrouver ce poste. C’est celui qui me plaît le plus et je pense que c’est celui où je peux donner le plus. (ouais, sauf que y’a déjà un certain Ricardo Gaitant et un certain Joaquin Pichot qui bouchent un peu le chemin, mais bon... Qu’attends-tu du rugby dans l’avenir ? Je suis assez fana et j’aimerais bien évidemment jouer avec les Pumas ou avec une sélection nationale, mais pas tout de suite je pense. Pour l’instant, il faut que je m’améliore encore dans mon jeu et je vais jouer encore beaucoup d’années au CASI. Quel est ton modèle au CASI et dans l’équipe ? Au CASI, c’est Tati (Santiago) Phelan (ancien troisième ligne des Pumas), c’est un grand et un modèle pour moi. Dans l’équipe, je ne peux pas te dire, nous sommes tous pareils, je ne sais pas. Et au niveau national, qui admires-tu ? J’aime beaucoup Juan Hernandez, c’est un joueur très complet. (quand je vous dis que ce petit bouchon est un petit bouchon, c’est quand même pas pour rien Que s’est-il passé samedi dernier contre Uni de Rosario ? Nous voulions gagner ce championnat ou du moins arriver à la finale. Mais je pense que nous avions déjà la tête ailleurs, ça a été difficile de se reconcentrer. Je pense que nous étions fatigués du rugby, que nous en avions marre de jouer, marre de nous entraîner. Ce qui fait qu’inconsciemment, on n’a pas joué pas de la meilleure manière, du coup. Mais Uni a très bien joué. Que vas-tu faire maintenant ? Pour l’instant, je vais me reposer 15 jours et ensuite je vais recommencer les entraînements, avec mon préparateur physique, pour être au top en 2006. ![]() |
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Ah oui, j'ai aussi un autre truc à vous dire avant les résultats du Nacional.
Ca concerne la URBA, c'est le classement des clubs (je vous donne les 10 premiers) : 1 CASI 2 SIC 3 Hindu 4 Alumni 5 La Plata 6 San Luis 7 Atlético del Rosario 8 San Fernando 9 Pucara 10 Lomas Athletic Pueyrredon est 12e, Newman 13e, San Albano 14e (pas mal 'tain Enfin, on a les zones pour le championnat de l'année prochaine. Groupe 1 Zone A : CASI - Alumni - La Plata - San Fernando - Pucara - Olivos - Newman - CUBA - Banco Nacion - Regatas de Bella Vista - Champagnat - Los Tilos Zone B : SIC - Hindu - San Luis - Atlético del Rosario - Lomas Athletic - Pueyrredon - San Albano - Belgrano Athletic - San Cirano - Manuel Belgrano (monté cette année du groupe 2) - Liceo Naval - Los Matreros La Depo fera partie de la zone A du groupe 2. |
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