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chomelaregle
16/12/2008, 22h12
Tu cites des joueurs comme Lamboley ou Millo-Chlusky (j'ignorait que Donguy était de la région parisienne) mais aujourd'hui je pense que la situation serait différente et qu'ils ne partiraient pas tous vers le sud.


Steve Malonga, Jimmy Marlu, Serge Betsen, Alexandre Audebert... :mrgreen:

noar13
17/12/2008, 00h42
Gasnier, comme beaucoup des joueurs qui arrivent dans l'équipe, aura besoin de s'adapter, à plus forte raison parce qu'il vient du 13. La normalité, ça n'est pas un Leguizamon qui est comme un poisson dans l'eau au bout de 3 matchs, c'est plus un Du Plooy à qui il avait fallu au moins 6 mois pour être vraiment performant. C'est un peu facile de taper sur les nouveaux.



C'est tout à fait vrai. D'ailleurs l'exemple toulousain est là pour nous le rappeler. Si le ST est au dessus du lot, c'est parce qu'il a des 3/4 d'exception, tout le monde le sait.

Sauf qu'ils n'auraient pas autant de ballons s'il n'y avait pas une mêlée très performante (apport technique de Bru, progrès de Poux, arrivée de Lecouls, progrès de Millo-Chluski, explosion d'Albacete) une bonne touche (qui a connu un passage à vide avec la difficile adaptation de Vernet-Basualdo) et des avants qui à l'instar de Dusautoir ou Albacete ont un rayonnement énorme sur le terrain et qui sont constamment au soutien.

Le SF n'a pas marché sur le championnat à la grande époque par hasard : il avait un pack de fer, une deuxième ligne intraitable, et les ballons pleuvaient.

D'ailleurs, c'est bien devant qu'on avait bouffé les Harlequins l'an dernier, NDi doit encore avoir la stat du nombre de ballons de récupération qu'on s'est procurés au sol.

qu'il n'y ai pas de meprise je ne remets pas en cause l'importance du jeu d'avant, et on est taillé fin en 2eme latte c'est sur
mais a l'aller contre les quins on les prends devant, et c'est bien derriere que ca ne suit pas
evidemment il manque du monde, mais foutre son budget transfert sur une star du 13 qui sait pas jouer à 15 je vois pas bien l'interet
mais je fais pas une fixette sur lui, c'est le fond de jeu et les ambitions derriere qui sont deplorables, y a quand même moyen de trouver un juste milieu

StDenissurGaronne
17/12/2008, 10h22
Tu cites des joueurs comme Lamboley ou Millo-Chlusky (j'ignorait que Donguy était de la région parisienne) mais aujourd'hui je pense que la situation serait différente et qu'ils ne partiraient pas tous vers le sud.

Le SF version moderne est un club jeune et la formation n'était pas sa préoccupation au début. Aujourd'hui elle l'est devenue mais il faut du temps pour la mettre en place. Des clubs comme le ST, l'ASM ou l'USAP forment des jeunes joueurs depuis des décennies et ils disposent de structures matérielles et humaines importantes ce qui leur permet d'avoir de nombreuses équipes jeunes qui recrutent dans toute la région. Au SF, on n'en est qu'au démarrage. Et les problèmes liés à l'éclatement des installations se posent aussi pour les jeunes.

(...)
J'ai essayé d'apporter un élément de réponse à ta question sur le rugby francilien et je crois pouvoir affirmer que le SF s'intéresse de près à ce qui se passe dans les équipes jeunes des clubs de la région mais aussi de régions proches comme le Nord, l'Est, la Bourgogne, etc...


Merci beaucoup pour ta réponse très éclairante.
Rapidement:

Au sujet de Donguy, c'est peut être le plsu francilien de tous. Formé à Bobigny, gros club formateur et révélé à Brive. TOut comme Valentin Courrent (qui lui est aussi passé par Sale).
Comme le disait Broncan dans une de ses chroniques de rugbyrama l'an dernier, on peut pas dire qu'il vienne de l'endroit le plus déterminé à jouer à la balle ovale. Je crois que c'est d'autant plus méritant à lui et surotut à celui qui un jour lui a mis un ballon de rugby dans les mains ( d'ailleurs les éducateurs et profs d'EPS du 93 font du gros boulot pour populariser le rugby en Ile de France, je le sais, ce sont mes collègues de boulot! ;) )

J'ai tendnace à penser, mais là encore, je n'affirme rien, qu'à Paris, plus qu'ailleurs, le rugby est assez marqué socialement, un peu à l'image de l'Angleterre et de l'Argentine...et de toutes les autres régions d'Ovalie d'ailleurs... D'ailleurs ce n'est pas un hasard si les Argentins soient en masse au Stade Français, "l'ambiance" parisienne est sans doute plus proche de ce qu'ils connaissent que dans le Sud Ouest par exemple, même si j'exagère un peu. Un pote qui a vécu à Buenos Aires me disait "le rugby là bas, c'est le sport des gens bien élevés et bien éduqués, c'est souvent associé au polo".
Pour Paris, je ne dis pas que c'est aussi marqué mais tout de même, il n'y a qu'à voir: pour regarder un match à la télé, c'est vers le centre ou l'ouest qu'il faut aller pour trouver un bar qui diffuse les matchs ( perosnnellement j'ha**** dans le 19e et c'est un peu la croix et la bannière quand on est pas abonné à canal!). Et pusi en Ile de France, n'oublions pas le 93 et un club comme Bobigny qui forme tant de joueurs.
Dans le Sud Ouest cette différence sociale est moins marquée. Le rugby est plus répandu dans toutes les couches sociales. Le sport y est plsu "populaire" dans tous les sens du terme.
D'où la difficulté francilienne me semble-t-il à densifier les bases de ce sport aussi.


Je pense aussi que la plupart des clubs du top 14 ont un ancrage local de supporters, mais plus de recrutement. Les toulousains natifs au Stade Toulousain ne sont pas si nombreux que ça (Michalak,Poitrenaud...) . En fait tous les gros clubs, SF compris, recrutent dans un champ national ( et international évidemment). Avant quand on était bigourdan, on allait jouer à Lourdes ou à Tarbes. Les joueurs vont là où ils peuvent jouer. Même à Auch on trouve des jeunes qui viennent du 93 ou de la banlieue parisienne.
Le professionnalisme a fait éclater le côté régionaliste et clocher de l'élite du rugby. C'est pour cela que tant de clubs, de vieilles gloires (Agen, Béziers, Toulon...) ont du mal et souffrent d'une crise d'identité. Si Toulouse échappe à cela, c'est aussi ( mais pas uniquement) parce que Toulouse est plutôt une grande ville où de toute façon les populations se brassent et que démographiquement elle n'est pas en recul... Et puis démographiqueemnt encore le "vivier" humain est dans la banlieue parisienne ( qu'elle soit Ouest ou Est) désormais, beaucoup plus que dans les campagnes vieillissantes du Sud Ouest. Le pilier gersois et le demi d'ouverture landais seront bientôt des espèces rares.
Un club phare dans la région ça aide, mais ça ne suffit pas. Un deuxième en top 14 ça serait déjà mieux, et si Bobigny ou Massy montait en proD2 également. Mais c'est aussi tout un boulot de fond pour la FFR...

pitchouneuse
17/12/2008, 10h28
même s'il passe c'est pas bon du tout, ca redonne la possession de balle aux beefs.

oui mais les trois point engendrés donnent un peu plus de margent et encore c'est vrai !!!
et len avant qui n'est pas siffler lui nn plus

rimram31
17/12/2008, 12h54
Puisqu'il est question de l'évolution du jeu du ST ces dernières saisons, une petite précision.

Déjà il n'était pas aussi "à la rue" qu'on le dit devant, mais il ne dominait pas autant, difficile de le nier. La grosse différence que je vois pour ma part, c'est pas vraiment dans l'attaque ou l'efficacité (quand ça va, tout va pas trop mal ...) mais c'est surtout dans la gestion des "temps faibles", des temps de domination de l'équipe adverse.

Quand une équipe doute ou n'est pas 100% efficace, si elle a des fondamentaux forts, elle est difficile à battre, c'était le cas du SF il y a quelques années, le cas du BO aussi et cette serenité des avants entraîne la serenité de l'ensemble.

Maintenant si vous me permettez une petite pique, au SF il y a quand même un souci avec le "style de jeu" de JMH qui a toujours a mes yeux le défaut d'être un 10 qui ne fait pas assez jouer. Je suis impatient de voir revenir Lionel pour affiner mon jugement.

StDenissurGaronne
17/12/2008, 18h13
Puisqu'il est question de l'évolution du jeu du ST ces dernières saisons, une petite précision.

Déjà il n'était pas aussi "à la rue" qu'on le dit devant, mais il ne dominait pas autant, difficile de le nier. La grosse différence que je vois pour ma part, c'est pas vraiment dans l'attaque ou l'efficacité (quand ça va, tout va pas trop mal ...) mais c'est surtout dans la gestion des "temps faibles", des temps de domination de l'équipe adverse.

Quand une équipe doute ou n'est pas 100% efficace, si elle a des fondamentaux forts, elle est difficile à battre, c'était le cas du SF il y a quelques années, le cas du BO aussi et cette serenité des avants entraîne la serenité de l'ensemble.

Maintenant si vous me permettez une petite pique, au SF il y a quand même un souci avec le "style de jeu" de JMH qui a toujours a mes yeux le défaut d'être un 10 qui ne fait pas assez jouer. Je suis impatient de voir revenir Lionel pour affiner mon jugement.

En tant que supporter toulousain, je ne relèverai pas la pique. Et je suis tout à fait d'accord aussi. A ceci près qu'Hernandez agit aussi en fonction de consignes, et il est dommage que celles-ci le restreignent à ce point.