Voir la version complète : Les joueurs du SF pour la Coupe du Monde
Je vous propose ce topic pour mettre leurs réactions, leurs interviews, ce qui permettra de ne pas polluer les topics consacrés auxéquipes et puis on ne va pas créer un topic par joueur non plus. ;)
Beauxis, c'est le pied !
14/06/2007 - 18:10 Par MICHAEL BALCAEN De Sports.fr
Et la surprise du chef est: Lionel Beauxis. L'ouvreur du Stade Français vit un début de carrière en accéléré. Déjà champion du monde des -21 ans, champion de France avec Paris, vainqueur du Tournoi des VI Nations, Beauxis va désormais passer à l'étape planétaire! Une perspective exceptionnelle à laquelle il osait à peine rêver il y a quelques mois. "Pour être champion du monde, il nous faut un pied international", assène Bernard Laporte. A Beauxis de jouer. Ça tombe bien, c'est ce qu'il fait de mieux...
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Beauxis: la surprise du chef pour la prochaine Coupe du monde!
"Effectivement, c'est une surprise." Particulièrement tendu à l'heure de livrer sa liste des 30 joueurs appelés à dis****r la Coupe du monde, Bernard Laporte retrouve quelque peu le sourire à l'heure d'évoquer le cas de Lionel Beauxis, sorti au dernier moment de son chapeau. Un troisième ouvreur derrière Frédéric Michalak et David Skrela qui n'était pas prévu par les observateurs. Son jeu au pied très performant et sa capacité à supporter la pression auront sans aucun doute pesé lourd dans l'esprit du comité de sélection.
Pour Beauxis, figurer dans la liste des 30, doit ressembler à une douceur aussi inattendue qu'agréable. Lancé à pleine vitesse vers les sommets de la planète rugby, Lionel Beauxis franchit les étapes une à une, sans la moindre hésitation. Du haut de ses 21 ans, l'ouvreur du Stade Français possède déjà une solide expérience. Taulier à Pau principalement grâce à une qualité de buteur de tout premier plan, il a poursuivi sa progression cette saison au Stade Français, se montrant adroit et décisif dans les moments importants, comme l'hiver dernier, en Coupe d'Europe, face aux Ospreys, où sa pénalité des 50 mètres à l'ultime second du match, offrait au Stade Français le nul (22-22) et un tremplin pour la qualification.
La référence Mike Catt...
De là à le voir participer à une Coupe du monde, qui en faisait rêver plus d'un, il n'y a qu'un pas que "Bernie" a allègrement franchi. Un choix surprenant mais pas dénué de sens dans la mesure où le jeune ouvreur a, certes, besoin de continuer son apprentissage mais il n'a jamais déçu, rendant une copie parfaite en finale des championnats du monde des -21 ans avec 24 points (6 pénalités et 2 drops), puis lors de ses premières prestations en équipe de France.
"Je crois que l'on a d'abord discuté du jeu au pied de Lionel, de la performance qu'il avait réalisé contre l'Ecosse avec nous (lors du Tournoi 2007, ndlr). Alors, c'est vrai que c'est un peu une surprise mais on se dit que pour être champion du monde, il nous faut un pied international, argumente Bernard Laporte. On se rappelle de la Coupe du monde 2003 et des rentrées très importantes de Mike Catt, à côté de Jonny Wilkinson qui lui aussi avait déjà un pied quand même assez conséquent. Pour ces raisons, nous avons décidé de faire confiance à Lionel. En plus, il nous a donné satisfaction contre l'Ecosse. Notre référence, elle est là."
Une confiance d'autant plus importante que Jo Maso et Bernard Laporte ont précisé ne pas partir avec une hiérarchie prédéfinie à ce poste! Voilà qui accroît encore un peu plus les perspectives pour le Parisien, champion de France avec le Stade Français même s'il n'a que très peu joué en fin de saison. Une mise en retrait qui n'a échappé à personne et surtout pas Laporte. "Alors oui, c'est un peu ‘illogique' puisqu'il n'est même pas sur la liste des 22 avec le Stade Français (pour la finale, ndlr) mais vous savez comme moi que dans les clubs il y a des phénomènes de complémentarité. Et quand on est remplaçant de David Skrela et de Juan Hernandez ce n'est pas une ‘tare'", justifie le sélectionneur. Et puis, tout au long de la saison, la concurrence avec David Skrela a toujours été saine et constructive. Un élément très important pour une compétition qui dure aussi longtemps.
A seulement 21 ans, Lionel Beauxis va participer à la plus belle des compétitions. Pour l'heure, son bilan est remarquable : Première participation et champion des -21 ans. Première saison à Paris, premier bouclier de Brennus. Premier tournoi des VI Nations cet hiver, premier titre. Première Coupe du monde...
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Rémy Martin : "Jouer le plus possible"
Publié le 18/06/2007 par Mathieu BARATAS
Blessé pendant le Tournoi, Rémy Martin a vécu un double bonheur en moins d’une semaine : le Brennus avec le Stade Français et sa sélection pour la Coupe du Monde. Confidence d’un compétiteur.
Rémy Martin, après une saison particulière (blessure pendant le Tournoi, titre de champion de France) étiez-vous surpris à l’annonce de votre nom dans la liste des trente ?
Une surprise? Non parce que j’espérais y être. Je n’ai pas fait le Tournoi parce que malheureusement j’ai une péricardite au cœur qui m’a éloigné des terrains pendant pas mal de temps. Et j’ai mis du temps à revenir bien. Après, mon club a disputé les phases finales, enfin un quart de Coupe d’Europe, une demie, une finale (Ndlr : de Top 14). On a été champion de France. Cela a dû jouer en ma faveur.
Est-ce que votre profil de troisième ligne, taillé pour le combat, a aussi contribué à votre sélection ?
Oui certainement. Après, on verra bien qui sera aligné à chaque fois pour telle ou telle équipe. Je pense… (Il se reprend) J’espère en tout cas en jouer le plus possible des matchs. Tout ce qui m’intéresse c’est d’être dans les 22 et de jouer.
Comment allez-vous vivre la concurrence au sein des troisième ligne (7 au total dans la liste) ?
Vous savez une concurrence, c’est toujours bénéfique, en tout cas pour des compétiteurs, pour des gens comme nous qui ont envie d’apprendre. Cela ne peut tirer que vers le haut. Les troisième ligne de la liste, on s’entend à peu près tous, donc je ne vois pas pourquoi cela ne marcherait pas. En plus, au Stade Français, on est pas mal à ce poste là. C’est vrai qu’il y a un roulement. Mais la concurrence, cela fait du bien. C’est certain.
Allez-vous commencer la préparation d’ici le premier rassemblement à Marcoussis avec l’équipe de France ?
Je pars en vacance une semaine. Après, je reviens pour me ré-entraîner et pour être à peu prêt correct le 2 juillet.
"J'ai toujours joué sans peur"
A ce sujet, vous vous attendez à quel type de préparation ?
Cela va être beaucoup, beaucoup de foncier. On verra avec Daniel Servais et les autres préparateurs physiques, mais je pense que cela va être ça. Travailler la vitesse pour être prêts pour ces premiers matchs amicaux.
Plus personnellement, vous espérez travailler certaines faiblesses…
Moi, quand je bosse et que je me trouve bien, c’est généralement quand je bosse beaucoup le foncier. Donc, il faut que j’insiste sur ça. Et puis sur ma vitesse, mes appuis et être plus tonique sur mes appuis, voilà. Après, je ne vais baisser les bras pour le reste. Toujours bosser la muscu. Toujours bosser ma technique individuelle. C’est sûr qu’on a envie d’axer plus son travail sur quelque chose de vraiment précis. Mais il ne faut pas laisser de côté le reste.
Est-ce que vous avez peur de la blessure ?
Peur de la blessure, oui. Il y a trois matchs amicaux je crois. Après, on n’y pense pas. C’est à ce moment justement quand tu as peur de ça que tu te blesses. Moi, j’ai toujours joué, que ce soit avec le Stade Français ou en équipe de France, sans peur sinon tu n’avances pas.
stade.fr
Pieter De Villiers - Irremplaçable droitier
Entre officialisation de la liste des 30 et début du premier stage de préparation à la Coupe du monde à Val d'Isère, les Bleus censés défendre les couleurs tricolores lors du prochain Mondial vont profiter de vacances, se soigner ou attaquer leur préparation physique individuelle. Jour après jour, Rugbyhebdo.fr vous propose le portrait de l'un de ces Bleus.
Naissance le 3 juillet 1972 à Malmesbury (Afrique du Sud)
Taille : 1,84 m; Poids: 106 kg
Club actuel : Stade Français
Position : pilier droit
63 sélections en équipe de France dont la première le 28 août 1999.
L'année 1999 marque à coup sûr un tournant dans la carrière de Pieter De Villiers. Arrivé incognito d'Afrique du Sud à l'aube de la saison 1995/1996, le pilier grandit dans l'ombre de la fameuse première-ligne des Rapetous (Simon-Moscato-Gimbert), qui terrorise le championnat de France. La saison 1998/1999 est celle de l'avènement. Titulaire indiscutable et indiscuté sur le côté droit de la mêlée parisienne, Pieter De Villiers connaît sa première cape en équipe de France le 28 août 1999 (contre le Pays de Galles), seulement quelques semaines après avoir obtenu sa naturalisation. Dans la foulée, il est convoqué pour le Mondial. Suppléant de Franck Tournaire, il entrera en cours de jeu lors de la finale face à l'Australie pour sa 4e sélection en Bleu. Incontournable pour ses qualités techniques, sa mobilité et son énorme abattage défensif au Stade Français, Pieter De Villiers le devient également et tout naturellement en équipe de France, désormais aux côtés de son ami Sylvain Marconnet, qui a grandi à ses côtés au Stade Français.
Alors qu'il est considéré comme l'un, si ce n'est le meilleur pilier droit du monde, l'année 2003 va tourner au cauchemar. Suite à un contrôle positif à l'ecstasy et à la cocaïne (qui sera frappé de nullité par la suite), Pieter De Villiers est exclu de l'équipe de France qui dis**** le Tournoi des six nations. L'affaire tassée, il remporte son troisième boucler de Brennus et s'apprête à dis****r la Coupe du monde en Australie dans la peau d'un véritable titulaire. Mais une mauvaise chute en VTT lors d'un stage de préparation à Val d'Isère le privera du Mondial. Victime d'une luxation acromio-claviculaire de l'épaule droite, il déclare forfait.
Deux nouveaux titres de champion de France plus tard avec son club de toujours, Pieter De Villiers, seul pilier droit de métier du groupe des trente, sera l'un des éléments déterminants du parcours de l'équipe de France. Et après ses échecs (sportif en 1999 et physique en 2003), le sud-africain d'origine compte bien offrir le trophée William Webb Ellis à sa terre d'adoption.
Christophe Dominici - L'inusable
Entre officialisation de la liste des 30 et début du premier stage de préparation à la Coupe du monde à Val d'Isère, les Bleus censés défendre les couleurs tricolores lors du prochain Mondial vont profiter de vacances, se soigner ou attaquer leur préparation physique individuelle. Jour après jour, Rugbyhebdo.fr vous propose le portrait de l'un de ces Bleus.
Naissance le 20 mai 1972 à Toulon
Taille : 1,72 m; Poids: 84 kg
Club actuel : Stade Français
Position : ailier
60 sélections en équipe de France dont la première le 7 février 1998.
Il aurait pu embrasser une carrière de footballeur. Mais par bonheur, à 17 ans, le Toulonnais au tempérament déjà bien trempé, a opté pour le ballon ovale. Bien lui en a pris. Marqué à jamais par le décès tragique de sa soeur aîné dans un accident de la route alors qu'il n'avait que 14 ans, Domi a gravit les échelons avec cette force et cette détermination qui l'ont constamment guidé.
Après des débuts à Solliès-Pont, village de la résidence familiale, puis un détour par La Valette, Christophe Dominici défend les couleurs du grand Rugby Club Toulonnais, club phare de la région. Mais c'est en 1997 que son destin de champion bascule. Il rencontre Max Guazzini, président du Stade Français. L'ailier de poche décide de tenter l'aventure parisienne. Moins d'une année plus tard, il connaît sa première sélection en équipe de France pour une victoire face à l'Angleterre (rencontre au cours de laquelle il inscrit son premier essai en Bleu) et décroche le premier de ces cinq boucliers de Brennus avec le club de la Capitale. L'histoire est en marche... L'année suivante, il participe à sa première Coupe du Monde. Son essai face à la Nouvelle-Zélande en demi-finale restera dans tous les esprits.
Après son deuxième titre de champion de France en 2000, Christophe Dominici tombe en dépression suite à son divorce. Plusieurs mois de galère qui le rendront certainement encore plus fort intérieurement. Depuis 2003, l'ailier des Bleus est au sommet de son art. Sa vitesse, ses appuis de feux et sa grinta en font un match-winner redouté des défenses du monde entier. Malgré trois nouveaux Brennus, Domi n'est pas rassasié. Le rugbyman préféré des Français n'a aujourd'hui qu'une obsession : soulever la Coupe du monde.
Szarzewski : « J'espère que ça va être dur ! »
Dimitri Szarzewski était détendu ce lundi matin à Marcoussis. Déjà prêt à en découdre, le talonneur du Stade Français sait que le travail sera dur pour gagner du temps de jeu durant la Coupe du monde. Ayant cinq semaines de préparation à partir d'aujourd'hui, il commence par savourer le début de cette aventure. Interview.
Rugby Hebdo : Quelle est selon vous la hiérarchie au poste de talonneur ?
Dimitri Szarzewski : La hiérarchie est simple. Raphaël Ibanez est le numéro un. Sébastien Bruno, après ses bonnes performances en Nouvelle-zélande, est numéro deux. Moi, je n'ai pas rejoué depuis un moment, si ce n'est la finale du Top 14. Mais, j'espère que cette hiérarchie va vite changer.
RH : Comment comptez-vous changer cela ?
DS : Je ne vais pas leur péter les genoux. C'est une concurrence saine. Nous nous apprécions. Moi, je me considère plus frais que les autres joueurs. J'espère que c'est un avantage. Je me sens reposé. Je ne suis pas parti en vacances pour travailler. Je ne peux que monter en puissance. A moi de faire ce qu'il faut.
RH : Raphaël Ibanez, capitaine, semble tout de même indéboulonnable, non ?
DS : Personne n'est indispensable. « Raf » a beaucoup d'expérience et de qualités, c'est certain. Un capitaine, ce n'est pas évident à détrôner. Mais, le rugby d'aujourd'hui se joue à 22, même à 30 pour une Coupe du monde. Chacun aura du temps de jeu. On aura déjà un aperçu de la forme de chacun pendant les matches de préparation. Nous avons tous des objectifs. Moi, c'est de jouer. Une Coupe du monde, c'est long. On verra...
RH : Quelles sont vos différences avec Sébastien Bruno ?
DS : On n'en a pas beaucoup fondamentalement. Je crois qu'il a cinq kilos de plus que moi. Mais, ce genre de choses, ce n'est pas à moi de les dire, vous les connaissez... Un talonneur doit être bon dans les phases de conquête. Je travaille toujours les lancers. De temps en temps, ça m'agace surtout que je fais mon maximum. Et je rappelle que ce n'est pas toujours la faute du lanceur (large sourire). Quand on colle une image à quelqu'un, elle a tendance à rester.
RH : La préparation commence avec Alexandre Marco comme préparateur physique en plus de Daniel Servais. Appréciez-vous cela ?
DS : C'est agréable de travailler dans la continuité avec Alex Marco. J'espère que ça va être dur. Ça va piquer un peu. J'aime ça, mais je ne suis pas sadomaso non plus. Il me tarde les randonnées en montagne, le stage commando. Si je n'avais pas fait du rugby mon métier, j'aurais peut-être été dans l'armée.
Sylvain Marconnet - Le retour du taulier
Entre officialisation de la liste des 30 et début du premier stage de préparation à la Coupe du monde à Val d'Isère, les Bleus censés défendre les couleurs tricolores lors du prochain Mondial vont profiter de vacances, se soigner ou attaquer leur préparation physique individuelle. Jour après jour, Rugbyhebdo.fr vous propose le portrait de l'un de ces Bleus.
Naissance le 8 avril 1976 à Givors
Taille : 1,83 m; Poids: 115 kg
Club actuel : Stade Français
Position : Pilier
71 sélections en équipe de France dont la première le 14 novembre 1998.
C'est une histoire bête. Celle d'une chute en faisant du ski avec sa fille pendant un week-end de relâche accordé par l'encadrement du XV de France pendant le dernier Tournoi des six nations. Résultat : une double fracture tibia-péroné, saison terminée et un Mondial remis en cause. Mais, l'homme de Givors et un battant. Et il travaille d'arrache-pied pour revenir. Et de son propre aveu, il sera prêt le jour J, le 7 septembre prochain pour affronter l'Argentine. Et même s'il ne dis****ra pas tout le match, il sera bel et bien sur le pré. Si tout se passe bien.
Et ce ne serait pas plus mal qu'il soit rétabli pour l'échéance car Marconnet est de ces gars indispensables à l'équipe de France. Co-recordman du nombre de sélections pour un pilier avec Christian Califano, Marconnet est indéboulonnable. Avec son pote Pieter De Villiers, « Marcassin » est titulaire depuis 2002, parfois en alternance avec le Berjallien Olivier Milloud. Mais sa puissance, son assise en mêlée et sa disponibilité dans le jeu sont rares et le placent parmi les meilleurs avec notamment le All Black Carl Hayman.
Privé de Coupe du monde 1999 car Califano et d'autres lui sont préférés, il met du temps à revenir en équipe de France. Mais, petit à petit, il s'impose. En parallèle, il explose avec le Stade Français où il débarque en 1997 en provenance de Grenoble. Quadruple champion de France, il regarde ses coéquipiers remporter le titre il y a quelques semaines depuis les tribunes du Stade de France. Et ça lui met la rage. Si tous les membres du XV de France ont profité de vacances, lui a continué à bosser pour revenir à temps et encore plus fort. Dans le but de soulever la Coupe Webb-Ellis en octobre prochain.
Marconnet rassuré
Publié le 04/07/2007 par Jean-François Paturaud
Des examens médicaux ont rassuré Sylvain Marconnet sur sa blessure au tibia
En stage avec l'équipe de France, le pilier Sylvain Marconnet, toujours convalescent quatre mois après son opération du tibia gauche, a passé mardi des examens rassurants.
« Sylvain Marconnet a passé des contrôles radiologiques et un scanner conformément au protocole de rééducation, a indiqué l'attaché de presse du XV de France, Lionel Rossigneux. L'évolution de sa blessure est tout à fait favorable selon le docteur Thierry Hermerel qui était présent à la Clinique des Sports aux côtés du docteur Philippe Landreau qui l'avait opéré. »
www.lesiterugby.com
http://www.lequipe.fr/Rugby/CM2007_XVPOSTES_PILIER_MARCONNET.html
Une superbe description par Sylvain du poste de pilier avec les variantes droite-gauche.
Martin - Devenir un leader
Entre officialisation de la liste des 30 et début du premier stage de préparation à la Coupe du monde à Val d'Isère, les Bleus censés défendre les couleurs tricolores lors du prochain Mondial vont profiter de vacances, se soigner ou attaquer leur préparation physique individuelle. Jour après jour, Rugbyhebdo.fr vous propose le portrait de l'un de ces Bleus.
CV Express : Rémy Martin
Naissance: le 10 août 1979 à Aubenas
Taille : 1,96 m ; Poids 107 kg
Club : Stade Français
16 sélections en équipe de France dont la première le 2 mars 2002.
Rémy Martin, une carrure digne d'un All Black! Malgré cela, sa carrière reste très mitigée, avec des hauts et des bas. Le 14 juin dernier, elle est décidément rentrée dans une phase positive. Retenu pour sa première Coupe du monde, le troisième-ligne aile joue à un poste où la concurrence est rude.
Il est né à Aubenas en 1979, il a joué là même où il est né et au Stade Montois, et pourtant sa carrière, c'est dans un autre Stade qu'elle explose, plus particulièrement au Stade Français. Il arrive dans la capitale en 2000 lorsque le Sud-africain Nick Mallett est aux commandes. A Paris, le troisième-ligne travaille sa puissance notamment en essayant de rester debout après l'impact afin d'accélérer le jeu derrière. Natif du sud-ouest, Rémy Martin s'acclimate bien avec Paris, notamment lorsque sa popularité grimpe et qu'il s'essaye à la publicité, « Le jeu médiatique ne me déplaît pas et la pub m'intéresse » affirme-t-il.
Le troisième-ligne progresse et il est récompensé le 2 mars 2002 avec une première sélection en équipe de France face à l'Angleterre. Il fait quelques apparitions lors des matchs du tournoi des VI Nations de la même année mais ne parvient pas à rester en équipe de France.
En club, il est finaliste du championnat de France en 2005 après deux titres en 2003 et 2004. Cette même année, il revient en équipe de France avec l'intention ferme de s'imposer. La bataille est rude à ce poste, avec Betsen, Bonnaire, Harinordoquy, Chabal mais aussi les jeunes qui arrivent derrière avec Nyanga et Dusautoir. Sa puissance et sa grosse défense lui permettent d'être plusieurs fois titulaires. En 2005 et 2006, il effectue 13 matches avec l'équipe de France. La Coupe du monde arrive à grand pas et chaque rencontre est capital. Malheureusement, il rate cette année le Tournoi des VI Nations à cause d'une péricardite, « Je vais devoir prouver constamment que je suis le meilleur... et c'est dur, car, sur une saison on a forcément des hauts et des bas ».
Malgré cela, il devient champion de France avec le Stade Français en battant en finale Clermont 23-18 et il est retenu dans la liste des trente joueurs qui participeront à la Coupe du monde. Que demander de plus ? Être champion du monde !
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Coupe du monde (http://www.stade.fr/rugby/coupe-du-monde/2007/) - 04/07/2007
Domi, vidi, vici
Jusqu'à la fin du mois de juillet, retrouvez tous les jours le portrait d'un Bleu. Après Raphaël Ibanez, voici un autre cadre du groupe France : Christophe Dominici, l'incontournable ailier du Stade français.
La voix toujours posée, Dominici s'adresse aux autres avec sagesse. Il s'est récemment mis à nu dans une autobiographie. Dominici croit, a toujours cru. Sa mère aussi. Sur la quatrième de couverture de cet opus de plus de 300 pages, "Domi" évoque une anecdote symbolique du parcours de "l'ailier indéboulonnable". Sa mère est allée voir une voyante qui lui a prédit un malheur et un don. Le malheur fut la mort de sa fille. Pour le don, elle en a toujours été convaincue, son fils l'avait pour le rugby. Lui en doutait avec son 1,72m et ses 77 kg...
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En 2003, lors de la préparation du Mondial, au Cap d'Agde, il n'a eu de cesse de renvoyer au loin les critiques attribuant sa sélection dans le groupe à ses rapports amicaux le liant au sélectionneur. Sur le terrain, il a eu l'occasion de prouver... même si un soir pluvieux, lors de la demi-finale face aux Anglais, il fut coupable d'un croc-en-jambe sur l'arrière Jason Robinson. Sorti sur carton jaune, il a cristallisé sur ses seules épaules la déroute annoncée du XV de France.
Chevelure peroxydée
Quatre ans plus tard, il est toujours là. Sur le devant de la scène nationale et internationale. Incontournable et toujours indéboulonnable. A 35 ans, l'ailier parisien a soulevé un nouveau Bouclier de Brennus (son cinquième) et s'apprête à entamer sa troisième Coupe du monde. Révélé lors du Mondial 1999, alors qu'il avait la chevelure peroxydée, il a été monté au pinacle. La chute n'en a été que plus rude. Il a mis du temps pour revenir, mais il est revenu. A temps pour 2003. Faisant taire la concurrence avec Rougerie qui l'avait relégué un temps sur le banc.
Avec ses 60 sélections, et neuf ans de XV de France (23 essais), il a acquis le statut de cadre de l'équipe de France. Il est même surnommé le papa des lignes arrières. Domi est venu, a vu. Il lui reste maintenant à vaincre. Ah, au fait, au CNR, il fait chambre à part. Privilège d'un cadre du XV de France ? Non. Si Domi est truffé de qualité, il a au moins un défaut. Il ronfle...
Rugbyrama - Myriam PERISSAT - 04/07/2007 18:08
Ca casse le mythe. :mrgreen:
il doit vraiment ronfler fort pour l'isoler comme ça
La dernière nuit où il a partagé sa chambre il a du échapper de justesse à une tentative de meutre de son voisin de chambrée.
C'est pour cette raison qu'il bénéficie maintenant d'une cellule isolée à Marcaltraz :ptdr:
Pere Fouras
06/07/2007, 05h50
ca fait beaucoup de copier coller pour un topic de deux pages :shock:
Et caveman ? Ronfle-t-il ?
les murs doivent trembler...
L'Equipe du 1er juillet :
http://www.zimagez.com/miniature/07-01domi.jpg (http://www.zimagez.com/zimage/07-01domi.php)
http://i.rugbyrama.eurosport.fr/2007/03/04/341905-1812026-458-238.jpg
Coupe du monde (http://www.stade.fr/rugby/coupe-du-monde/2007/) - 10/07/2007
Hernandez, l'optimiste
Tous les mardis, rugbyrama.fr vous présente l'une des stars à suivre du prochain Mondial. Après l'Australien Stephen Larkham, voici l'Argentin Juan Martin Hernandez.
Certains disent de lui qu'il est le meilleur arrière du monde. Arrivé au Stade français en 2003 alors qu'il évoluait en deuxième division au Desportivo Frances, "El Mago" est capable de prouesses acrobatiques tant offensives que défensives sur un terrain de rugby, restera dans la capitale française encore deux ans.
L'Argentine avait son magicien du ballon rond, elle tient aujourd'hui celui du ballon ovale. A 25 ans, celui qui est frère d'une championne olympique de hockey sur gazon est devenu incontournable dans le XV argentin et a tout d'un champion. Depuis ses débuts fracassants contre la France en juin 2003, Hernandez a enchaîné les sélections et en compte 21. Aligné à l'arrière, il préfère de son propre aveu jouer à l'ouverture. Il s'y sent moins seul, plus investi. Pourtant avec le numéro 15 dans le dos, le neveu de l'ancien international australien Patricio Noriega enchaîne les exploits. Explosif, inattendu, talentueux, il est aussi humain et jeune.
Apparu sur la scène internationale en 2003, il arrive en 2007 au sommet de sa forme et de son art. Le Mondial qui arrive doit être le sien. Il se veut optimiste. Il a travaillé dur pour cela. Et la poule de la mort ne lui fait pas peur. Affronter les Français lors du match d'ouverture est un challenge pour lequel il se prépare aujourd'hui en Floride, demain à Buenos Aires, dans sa ville.
Sacré à nouveau champion de France avec le Stade français (deuxième titre), Hernandez a vraiment toutes les cartes en main pour devenir l'un des héros du prochain Mondial.
Rugbyrama - Myriam PERISSAT - 10/07/2007 13:54
ca fait beaucoup de copier coller pour un topic de deux pages :shock:
Chre Père fouras, c'est justement le but du topic, c'est de collecter toutes les réactions!!!!
Merci tous de nous faire une telle revue de presse
Canotier
10/07/2007, 18h15
Chre Père fouras, c'est justement le but du topic, c'est de collecter toutes les réactions!!!!
Merci tous de nous faire une telle revue de presse
Désolée, je n'ai pas vu que c'était ma connexion c'est donc bien un message de canotier !!!
http://i.rugbyrama.eurosport.fr/2007/07/12/368627-2138041-458-238.jpg
Coupe du monde (http://www.stade.fr/rugby/coupe-du-monde/2007/) - 13/07/2007
De Villiers toujours vert
Jusqu'à la fin du mois de juillet, retrouvez tous les jours le portrait d'un joueur de l'équipe de France. Aujourd'hui, Peter de Villiers. A 35 ans, il possède la motivation d’un junior malgré les traces que le temps laisse inéluctablement sur son corps.
La valeur n"atteint pas le nombre des années. L"expression sied parfaitement à Peter De Villiers, le vétéran des 30 Bleus. A 35 ans tout juste – il les a fêtés le 3 juillet dernier à Marcoussis - le sud-africain d"origine est toujours l"un des meilleurs piliers droit au monde. Seulement le corps a ses raisons que le joueur du Stade français n"ignore pas. "J"ai plus d"expérience mais évidemment à mon âge, j"ai besoin de plus de temps pour récupérer. J"ai moins de fraîcheur. Il faut savoir gérer tout ça dans cette préparation pour la Coupe du monde."
A Val d'Isère, le pilier aux 63 sélections a participé à toutes les activités exceptée la randonnée de jeudi matin, en raison de raideurs musculaire. "C'est juste par précaution", explique celui qui avait dû déclarer forfait pour l'édition 2003 depuis la station savoyarde, après une chute en VTT. Un mauvais souvenir auquel il ne pense pas vraiment. "Ça ne me travaille pas plus que ça. Il pourrait m'arriver n'importe quoi, me faire écraser en sortant de l'hôtel. Je préfère ne pas tenter le diable, c'est tout. C'est pour ça que l'encadrement a limité les activités au rugby cette fois."
"Je connais mon corps"
Le rugby justement, il en a été sevré depuis le mois de mai et une déchirure au mollet. Une blessure due, selon lui, à la fatigue accumulée. "Je n'avais jamais eu de problème au mollet de toute ma carrière. C'était vraiment une blessure de fatigue. Heureusement, j'ai profité d'un repos total sans avoir à reprendre rapidement. Je n'ai pas eu besoin de me mettre la pression pour rejouer vite. J'ai beaucoup bossé avec Alexandre Marco (le préparateur du club parisien et des Bleus, ndlr). Je n'ai pas ressenti de douleur depuis lundi, quant à mon dos, cela fait un an que je n'ai plus de douleur."
Aujourd'hui Peter De Villiers est tourné vers l'avenir et plutôt le proche. La Coupe du monde, il veut la croquer. "L'envie est là, je me sens frais mentalement. Je pense vraiment que ça va bien se passer". Evidemment, le joueur sait bien qu'il ne pourra pas aligner sept rencontres de très haut niveau. "Je connais mon corps et enchaîner de semaine en semaine, ça génère de la fatigue". L'encadrement devrait a priori faire tourner après l'Argentine et l'Irlande. "Il faut juste espérer que Sylvain (Marconnet) soit au top, reprend De Villiers. Mais si on a besoin de moi, je serai là". La poutre est fissurée mais elle ne tombe pas.
Eurosport - Philippe DA COSTA, envoyé spécial - 13/07/2007 10:13
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Coupe du monde (http://www.stade.fr/rugby/coupe-du-monde/2007/) - 13/07/2007
L'heure de Skrela
Retenu dans le groupe des trente après un Tournoi classique mais efficace, David Skrela, 5 sélections, 28 ans, s'est définitivement fait un prénom. Le Parisien veut confirmer son éclosion lors de la Coupe du monde.
FFD vous connaissez ? Cela veut dire fils et fille de... David Skrela est un fils de. Il est le descendant au premier degré de Jean-Claude, actuellement DTN de rugby, ancien international aux 46 sélections et entraîneur de l'équipe de France finaliste du Mondial 1999.
Mais la vie de ce Toulousain de Paris - ne pas voir là un oxymore, un paradoxe improbable mais la simple réalité d'un Haut-Garonnais qui aime la vie parisienne - ne s'arrête pas là.
"Avec mon nom, c'est un peu compliqué, quand tu rates un truc, les spectateurs disent plus de conneries. Te regardent plus. A 14-15 ans, on se cherche, c'est un peu plus difficile. Mais ça m'a permis sûrement d'avoir un temps d'avance sur d'autres, ça m'a servi. J'avais envie de réussir," déclarait-il fin janvier à Libération.
Oui, le grand quotidien français consacrait à la veille d'un Paris-Toulouse sa der' au Columérin du Stade français, attestant de sa nouvelle notoriété. Appelé dans le groupe des 40 pour le Tournoi 2007, Skrela est réapparu à temps dans les petits papiers du sélectionneur. Qualifié de faux lent, le fils de Jean-Claude et frère de Gaëlle, basketteuse professionnelle, s'est révélé cette année et a attiré les lumières à lui. La tâche ne fut pas simple.
Après une furtive apparition en Nouvelle-Zélande en 2001 (c'était en même temps que celle de son coéquipier d'alors, un certain Yannick Jauzion), Skrela a effectué sa traversée du désert sur le plan international. La "faute" à ses études qui le "retenaient" à Toulouse.
Mais une fois le diplôme d'ingénieur en poche, l'ouvreur a décidé de quitter le giron natal pour la grande aventure parisienne. Là non plus, tout ne fut pas facile. Après avoir quitté l'ombre paternelle, il a dû se faire une place dans celle du dieu Dominguez.
Mais l'heure tourne, et cet assoiffé de plaquages a su jouer intelligemment des coudes pour se faire une place au soleil. Avec son style classique mais diablement efficace, Skrela fils s'est ainsi offert le droit de dis****r une Coupe du monde. Chose que Skrela père n'a pas pu faire en son temps. Reste maintenant au jeune de battre les All Blacks comme le fit le père le 14 juillet 1977. Pourquoi pas en finale du Mondial ?
Rugbyrama - Myriam Périssat - 13/07/2007 23:52
Après deux semaines de préparation pour le Mondial, l'ailier du Stade Français Christophe Dominici s'est montré confiant, voire étonné, quant à son état de forme actuel. «Thierry Hermerel (le médecin du XV de France), ça fait dix ans qu'il me fait des prises de sang et là, c'est ma meilleure en dix ans», a déclaré le joueur du XV de France. «Il ne m'a rien trouvé du tout. Il n'en revient pas. Plus tu avances en âge, plus c'est la tête qui permet d'avancer. Le corps a intégré cette capacité à enchaîner les charges d'entraînement et c'est seulement la tête qui dit il faut y aller» a avoué Dominici. Pour le moment, le Parisien est à 100 % dans sa préparation, et se satisfait des résultats obtenus : «A voir comment les mecs se sont dessinés en 15 jours, c'est vraiment encourageant. Les mecs se transforment. Ca prouve qu'on est dans le vrai.» (Avec AFP)
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Coupe du monde (http://www.stade.fr/rugby/coupe-du-monde/2007/) - 14/07/2007
Marconnet : "Fixé sur le 7 septembre"
Pour Sylvain Marconnet, toujours convalescent, le match d'ouverture contre l'Argentine est plus qu'un objectif, c'est une obsession. Le pilier raconte sa semaine un peu particulière à Val d'Isère...
Ou en êtes-vous de votre convalescence ?
Sylvain Marconnet.- On est dans les délais espérés avec le médecin de l'équipe. Je repasserais une batterie de tests après le stage à Font-Romeu mais a priori je devrais reprendre la course dans une dizaine de jours. Il va me falloir quinze jours pour endurer une course correcte. Derrière, je devrais refaire un peu de foncier même si avec la cardio que je fais, physiquement, ma condition est plus que correcte.
Que vous inspire la présence d'Alex Marco, le préparateur du Stade français ?
S. M.- C'est bien, il connaît mes capacités, mes limites, les charges d'entraînement que je peux supporter. Ça sera un plus quand je reprendrai, c'est clair.
Travailler seul, ce n'est pas un peu trop dur ?
S. M.- Rien n'est trop dur pour une Coupe du monde. C'est vrai que ce n'est pas évident des fois. J'ai passé ma semaine entre soins, marche,... Les autres joueurs me soutiennent beaucoup. J'ai hâte de les retrouver sur un terrain. De toute façon, j'ai eu au moins une séance quotidienne avec eux.
Vous vous êtes beaucoup baladé seul cette semaine...
S. M.- Oui, c'est aussi pour réhabituer mon pied, travailler sur la fatigue pour réduire au minimum les délais dans ma reprise.
Vous avez eu le temps de réfléchir pendant ces balades ?
S. M.- Je pense beaucoup au 20 octobre. Pour moi, ça ne fait pas un pli depuis des mois, voire des années. On y sera et avec la Coupe dans les mains je l'espère.
Vous doutez de votre capacité à être prêt à temps?
S. M.- Non, je ne laisse pas la place à ça. Le 7 septembre, je serais opérationnel pour le match d'ouverture.
Etre pris dans les 30 en étant blessé, ça vous a donné confiance ?
S. M.- Oui, ça prouvait que Bernard comptait sur moi. Il me l'a dit tout de suite d'ailleurs.
Pensez-vous encore au jour où vous vous êtes blessé, au ski ?
S. M.- J'y pense encore car ça me permet d'avancer. C'était le 4 mars, à 11h30. A partir de ce jour-là, j'ai déclenché le compte à rebours. Il me restait 6 mois et deux jours pour être prêt.
N'êtes-vous pas trop impatient ?
S. M.- Pour l'instant, je suis fixé sur le 7. Je veux que ce soit Bernard Laporte qui décide de ma présence sur le terrain, pas que ce soit sur une décision médicale. Il me reste sept semaines. Là, ça fait déjà des mois que je bosse comme un malade. Normalement, j'en fais toujours un peu plus mais parfois, on me freine. Il faut trouver le bon compromis entre trop et pas assez.
On a l'habitude dire qu'après une épreuve, on ressort plus fort...
S. M.- C'est une épreuve comme tout un chacun en a dans la vie. Il faut les surmonter. C'est ce qui fait l'homme. Si j'arrive à surmonter ce challenge alors... C'est mon Himalaya.
Rugbyrama - Propos recueillis par Philippe Da Costa, envoyé spécial - 14/07/2007 15:55
Merci Delph pour cette revue de presse !
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Coupe du monde (http://www.stade.fr/rugby/coupe-du-monde/2007/) - 15/07/2007
Beauxis, de bas en hauts
Jusqu'à la fin du mois de juillet, retrouvez tous les jours le portrait d'un joueur de l'équipe de France. Aujourd'hui, Lionel Beauxis. De Pau au Stade français en passant par les petits Bleus puis les grands, il vient de vivre deux années bien remplies.
La vie de Lionel Beauxis ressemble beaucoup à des montagnes russes depuis un an. Le Palois a passé la majeure partie de son temps sur le haut d"ailleurs depuis son titre de champion du monde des moins de 21 ans avec les Bleus en 2006 : signature au Stade français, premières sélections avec les grands pour le Tournoi 2007 et enfin le groupe des 30 pour la Coupe du monde... Nul doute que le benjamin des Bleus (22 ans le 24 octobre, quatre jours après la finale...) ne s"imaginait pas donner un coup d"accélérateur aussi fort à sa carrière alors qu"il jouait pour la Section.
Mais sur les montagnes russes, il y a aussi des bas et Beauxis en revient tout juste. Alors qu'il sortait d'un Tournoi réussi, Fabien Galthié l'a petit à petit écarté du groupe parisien pour faire de la place à Juan Martin Hernandez à l'ouverture. Privé de phase finale, Beauxis le vit très mal. "C'était un épisode difficile à vivre. Comme tout compétiteur, j'avais envie de jouer. J'ai pensé à partir, j'ai même eu des contacts avec Toulouse. J'ai rencontré Max Guazzini et j'ai parlé avec Fabien Galthié. Je leur ai fait part de mon souhait et ils m'ont fait comprendre qu'ils voulaient que je reste. Il me reste un an de contrat. On verra comment ça se passe l'année prochaine..."
Visiblement tout n'est pas réglé mais le joueur aura le temps d'y songer après la Coupe du monde. Une compétition qu'il n'imaginait pas vivre de l'intérieur. "Je ne pensais pas y être à cause de ma situation au Stade français. Pour moi, c'était cuit. A l'annonce des 30, j'étais surpris mais heureux. Ça m'a regonflé le moral". Du coup, à Val d'Isère, le troisième ouvreur des Bleus se donne comme jamais et fait petit à petit sa place dans le groupe. "Je suis plutôt discret et timide mais ça ne m'empêche pas de discuter avec les autres." Et des histoires, Beauxis en a plein à raconter...
Eurosport - Philippe DA COSTA/Photo DPPI - 15/07/2007 18:35
Beauxis : «Une motivation de plus»
Lionel Beauxis a confié son sentiment quant au soutien populaire qui entoure l'équipe de France à l'approche du Mondial.
«On s’en rend compte petit à petit. A Marcoussis, on est enfermé donc on ne peut pas trop voir ce qui se passe à l’extérieur mais pendant les stages en station on voit que le public est là. Ça monte petit à petit, l’échéance approche doucement et nous nous préparons en conséquence. C’est une motivation supplémentaire d’avoir tout un peuple derrière nous. On a envie de se battre pour tous ces gens qui nous soutiennent et on les remercie.»sports24.com
MORGARUGBY337
16/07/2007, 19h21
Je sais que ce topic concerne exclusivement les joueurs du SF, mais je ne savais pas où mettre cette info qui me semble très importante.
Bernard Laporte a assuré lundi, lors d'une conférence de presse à Marcoussis, que le XV de France ouvrirait quelques entraînements en public à Marcoussis durant la Coupe du monde. La veille, le président Bernard Lapasset a expliqué qu'il avait demandé à chaque délégation de s'entraîner une fois par semaine en public. « On s'y tiendra », a réagi Laporte.
Rugbyhebdo
Je trouve ça super :p , par contre si c'est pendant la coupe du monde, je risque de ne pas pouvoir voir un entraînemnt car en septembre et en octobre j'ai cours, dommage :( , je me consolerai avec les entraînements de la squadra azzura :) .
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Coupe du monde (http://www.stade.fr/rugby/coupe-du-monde/2007/) - 16/07/2007
Martin compte
Jusqu'à la fin du mois de juillet, retrouvez tous les jours le portrait d'un joueur de l'équipe de France. Aujourd'hui, Rémy Martin. Vu le nombre de troisième ligne aile de niveau international en France, Rémy Martin est heureux d'avoir été retenu dans le groupe France.
Il ne faut pas s'y méprendre, dans la vie de groupe, l'animation est essentielle. Les Bleus restent très (trop ?) discrets. Pourtant, un secret du quotidien a réussi à percer les mailles ultra-serrées de leur code de conduite.
Dans le but de se payer une soirée un de ces quatre, un système d'amendes a été mis au point. Pour collecter les fonds, un joueur s'est porté candidat : Rémy Martin. Le troisième ligne parisien aux cheveux peroxydés a sorti le livre de compte et se charge d'aller pointer, tel un inspecteur des impôts ou bien un huissier de justice.
Rémy Martin redresseur fiscal en dehors du terrain... et de tort lorsqu'il est lâché dans l'arène. Troisième ligne aile puissant, plaqueur performant, il lui arrive de pécher par trop de fougue. S'il lui arrive de coûter quelques pénalités, l'énorme travail fourni fait souvent pencher la balance.
Talentueux, Martin est de cette race de joueur à qui l'expérience profite énormément. Les bons comme les mauvais moments alimentent sa vie. Sur son curriculum vitae international, il y a un trou. Le Tournoi 2007 n'y figure pas. La faute à une péricardite. Terrassé par la fièvre, il a su prendre son mal en patience. Grâce à son fils Roméo et à sa femme Céline. Pourtant, en ne comptant pas une minute de jeu dans le Tournoi 2007, il laissait passer un des trains du Mondial. Il a réussi à en prendre un malgré les nombreux troisième ligne de niveau international sur lesquels Bernard Laporte peut s'appuyer. Comme pour les ailiers, le sélectionneur a choisi de ne pas choisir. Il les a tous pris : Nyanga, Betsen, Bonnaire, Dusautoir et donc Martin.
L'Ardéchois compte pour un dans le groupe France. Désormais, il va falloir mettre à profit les trois matchs de préparation pour se hisser dans les 22, voire les 15. Du coup, Martin compte... mais pas seulement les amendes !
Lire aussi le portrait de Rémy Martin dans Midi Olympique de ce lundi
Rugbyrama - Myriam Périssat/Photo DPPI - 16/07/2007 16:59
XV de France: Marconnet bon pour la course
24/07/2007 - 07:28
Selon le quotidien L'Equipe, Sylvain Marconnet, le pilier du XV de France, qui poursuit un programmé spécifique depuis le début de la préparation des Bleus en raison de sa fracture du tibia du 4 mars dernier, a reçu lundi, après s'être soumis à un scanner, le feu vert de la part de l'encadrement médical afin de reprendre la course. Prochain objectif pour le Parisien, la reprise de l'entraînement avec ses coéquipiers à l'horizon de la mi-août. par ailleurs, Damien Traille (adducteurs), qui lui a reçu vendredi de la part de son médecin l'autorisation de reprendre l'entraînement ce lundi, s'est malgré tout de nouveau entraîné en solo. Imanol Harinordoquy (cheville), lui, ne devait rejoindre Marcoussis que lundi dans la soirée.
Domi94600
25/07/2007, 17h08
Bonjour,
Lu dans Rugbyrama.fr :
Hernandez touché
L'arrière-ouvreur du Stade français et des Pumas s'est blessé la semaine dernière. Celui qui est annoncé comme la future star du Mondial à venir est à l'arrêt.
La première semaine passée à Newman n'a pas été sans frais pour les joueurs argentins. Trois d'entre eux ont été légèrement blessés, , comme annoncé par rugbyrama.fr. Parmi eux, Juan Martin Hernandez qui ne s'entraîne plus depuis jeudi dernier.
La faute à une douleur aux ischios. Celui qui est présenté comme étant l'un des meilleurs, voire le meilleur arrière au monde, a été stoppé dans sa préparation en vue du Mondial en France.
Les examens ont été programmé pour lundi dernier, soit le 23 juillet. Ces derniers ont révélé une élongation qui nécessite une mise au repos de dix jours. La blessure du champion de France en titre serait quasiment identique à celle de Frédéric Michalak.
Ainsi d'un côté et de l'autre de l'atlantique, les deux joueurs vedettes du XV de France et des Pumas d'Argentine, et probables adversaires lors du match d'ouverture de la Coupe du monde, se retrouvent à l'arrêt.
La participation du joueur du Stade français au Mondial n'est bien entendu pas remise en cause.
Deux autres joueurs ont passé des examens en même temps que Hernandez. Il s'agit de Ostiglia et Leonelli. Le reste du groupe poursuit sa préparation entre les lycées de Newman et de Belgrano.
Rugbyrama - Myriam Périssat - 25/07/2007 16:09
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Coupe du monde (http://www.stade.fr/rugby/coupe-du-monde/2007/) - 28/07/2007
Martin: "Etre à 300%"
Pour Rémy Martin, pas question de se ménager pendant les matchs amicaux du mois d'août. Le 3e ligne veut être à fond pour briller. Il estime également que le XV de France devra tout essayer, sans en garder sous le pied.
Les matchs au mois d'août, c'est plutôt pour mettre en place les combinaisons et la tactique où il faut vraiment les gagner?
R.M: Moi je veux les gagner évidemment. Maintenant, il faudra aussi remettre la machine en route. Ils vont nous permettre de nous retrouver car ça fait longtemps qu'on n'a pas joué ensemble. On a besoin de repères. Notamment moi qui n'ai pas joué avec l'équipe de France pendant le Tournoi. Je n'ai pas joué depuis l'Argentine en novembre dernier.
Quel sera le secteur à privilégier?
R.M: Il faudra se concentrer sur notre défense. Etre fort et imperméable. Monter ensemble pour ne laisser passer aucun adversaire. Avoir une cohésion, c'est l'objectif principal pour remporter ces rencontres.
L'équipe de France devra-t-elle tout dévoiler de ses tactiques ou en cacher un peu?
R.M: Je pense vraiment qu'il faudra tout essayer pour savoir lesquelles conserver, celles où on se sent solides.
Individuellement, c'est aussi l'occasion de se montrer?
R.M: Oui, il faudra être à 300% sans faire n'importe quoi. Respectons aussi les tactiques et le jeu que Bernard Laporte voudra mettre en place.
Il y a aussi des risques de blessure...
R.M: Je n'y pense pas ! Il n'y a pas de raison d'avoir peur. Un match, il faut le jouer à 300% ou pas. C'est sûr que si on blesse, la Coupe du monde peut être terminée avant d'avoir commencée. A quatre semaines, ça serait un coup dur.
Comment vivez-vous cet engouement autour de la Coupe du monde?
R.M: Ici à Marcoussis, on est quand même bien protégé. C'est vrai que ça change par rapport à Val d'Isère et à Font-Romeu où il y avait des milliers de gens autour de nous à l'entraînement. Mais tant mieux, ça fait plaisir ! On ne s'y attendait pas. En tout cas, on a besoin de ce soutien et que le rugby émerge encore un peu plus. Et si on est champions du monde, le coup de "boost" sera encore plus grand.
Fabien Pelous avouait qu'à Marcoussis, il se sentait plus libre alors que vous êtes enfermés...
R.M: Oui, parce qu'ici on est "protégés" de la ferveur populaire. On ne pense qu'au rugby. On passe de l'entraînement à nos chambres, de la salle de musculation aux terrains donc on n'a pas de contact avec les gens.
Sinon, comment occupez-vous votre temps hors rugby ici?
On regarde des films, on joue aux cartes. On ne se couche pas tard car il faut quand même récupérer.
rugbyrama
Beauxis : « Quelque chose d'exceptionnel »
Lionel Beauxis, l'ouvreur des Bleus, ne boude pas sa joie d'avoir enfin pu remettre dans grand coup de botte dans la gonfle. Après le physique à Val d'Isère et Font-Romeu, le XV de France a retravailler ses gammes à Marcoussis.
Vous étiez de retour à Marcoussis cette semaine et vous avez enfin pu retaper dans le ballon...
Oui, c'est plaisant. Même si lors de ses premières semaines, nous étions là pour nous préparer physiquement, afin d'être au top du top lors de l'ouverture du Mondial. Il est vrai que c'était difficile de travailler notre jeu au pied et notamment les tirs aux buts. Mais c'est difficile après une grosse séance de physique de prendre un tee pour taper quelques pénalités.
Vous êtes trois ouvreurs. Espérez-vous avoir du temps de jeu ?
Pour l'instant, on ne parle de savoir qui va jouer ou pas. On se prépare à 30, les blessés reviennent, nous verrons bien au moment des premières compositions d'équipe.
Seriez-vous prêt à jouer à un autre poste que celui d'ouvreur ?
Ça ne me dérangerait pas. Le principal est de jouer. J'ai déjà évolué au poste d'arrière à Pau.
Comment se passe la collaboration avec David et Fred ?
Tout se passe très bien, comme avec l'ensemble des joueurs. Et j'ai déjà connu cette situation de concurrence à trois au Stade Français. Ça ne me pose donc aucun problème.
Sentez-vous avoir progressé depuis le début de la préparation ?
Oui, bien sûr. J'ai perdu deux ou trois kilos depuis le début de la préparation. J'ai également perdu en masse graisseuse. On mange moins que d'habitude (rires).
Votre expérience avec les moins de 21 ans, et la victoire finale, peut-elle vous servir avec le XV de France ?
Non, c'est vraiment différent. Au niveau de l'intensité tout d'abord, mais aussi par rapport à l'événement. Je vis quelque chose d'exceptionnel. Je pense que j'ai plus appris avec le Stade Français en Coupe d'Europe ou lors du Tournoi des six nations où j'ai vraiment découvert le haut niveau. C'est ma première Coupe du monde, mais ce sera peut-être la seule, alors je dois en profiter.
Propos recueillis par Maxime Raulin à Marcoussis
rugbyhebdo
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Coupe du monde (http://www.stade.fr/rugby/coupe-du-monde/2007/) - 30/07/2007
Marconnet, comme une évidence
Jusqu'à la fin du mois de juillet, retrouvez tous les jours le portrait d'un joueur de l'équipe de France. Aujourd'hui, Sylvain Marconnet. Depuis sa blessure en mars, il court après le temps pour retrouver toutes ses capacités physiques.
Tapez Marconnet dans Google, et vous aurez la surprise de voir apparaitre en bonne place une société spécialisée dans le matériel pour les personnes à mobilité réduite. Voilà un hasard qui résume à merveille le drame que traverse Sylvain Marconnet depuis 5 mois, depuis sa fracture du tibia en faisant du ski. "J'y pense encore car ça me permet d'avancer. C'était le 4 mars, à 11h30. A partir de ce jour-là, j'ai déclenché le compte à rebours. Il me restait 6 mois et deux jours pour être prêt" se souvient Marconnet.
Le pilier le plus capé du rugby français (71 sélections, record qu'il détient avec Christian Califano) n'est pas prés d'oublier ces vacances. Une blessure survenue dans des conditions aussi particulières -du ski pour un athlète de haut niveau est normalement interdit- aurait pu être rédhibitoire aux yeux du sélectionneur national. Il n'en fut rien. Sa sélection dans le groupe prouve l'estime que lui porte l'entraineur des Bleus, "ça prouvait que Bernard comptait sur moi. Il me l'a dit tout de suite d'ailleurs" . Une confiance justifiée par les qualités du joueur, à la fois solide (1,83 m, 115 kg), technique et mobile, capable d'évoluer aussi bien à droite qu'à gauche, même si il préfère jouer à gauche.
A 31 ans, après 9 saisons au plus haut niveau, couronné par 5 titres de champion de France, Sylvain Marconnet possède l'expérience nécessaire à son poste pour compter parmi les meilleurs. C'est aussi cette maturité qui permet de supporter les doutes et la difficulté engendrés par sa blessure, "c'est une épreuve comme tout un chacun en a dans la vie. Il faut les surmonter. C'est ce qui fait l'homme. Si j'arrive à surmonter ce challenge alors... C'est mon Himalaya".
Un sommet qui en appelle d'autres... la coupe du monde est devenu pour Sylvain Marconnet une obsession, "je pense beaucoup au 20 octobre. Pour moi, ça ne fait pas un pli depuis des mois, voire des années. On y sera et avec la Coupe dans les mains je l'espère" avant d'ajouter comme une évidence "le 7 septembre, je serais opérationnel pour le match d'ouverture". Ce sera contre l'Argentine, presque 9 ans après ses débuts en Bleu contre la même équipe. La France avait alors gagné...
Rugbyrama - Renaud Delpeyroux - 30/07/2007 17:26
Nicola Mas, rejoint les bleus pour remplacer Marconnet convalescent, qui ne peut pas prendre part aux travaux de la mêlée.
adamraga91
02/08/2007, 12h31
vous ne pensez pas que l'arrivée de Mas est aussi pour le préparer pour la coupe du monde en cas de forfait de Marconnet ?
XV de France
Szarzewski fait comme si
Un cas à part. Avec Sébastien Bruno, Dimitri Szarzewski est, depuis l'annonce du capitanat attribué à Raphaël Ibañez, le seul joueur du groupe France à avoir fait une croix sur une éventuelle titularisation pour le match d'ouverture de la coupe du Monde face à l'Argentine.
A l'heure où les entraînements sont de plus en plus engagés et avant des matches amicaux qui permettront à beaucoup de gagner - ou perdre - leur place dans le XV de base, le Parisien doit composer avec ce statut particulier : « Evidemment, je suis un petit peu déçu, mais ça ne change pas grand-chose dans ma préparation. L'envie est intacte et il faut justement redoubler d'effort pour bien montrer qu'on est là. » La séance de mercredi matin l'a confirmé, le talon du Stade-Français y étant apparu incisif et tranchant.
Baisser les bras n'est d'ailleurs pas le genre de la maison : « J'ai vécu des moments tellement difficiles cette année, avec ma blessure à l'épaule, que ce n'est pas cette simple annonce qui va suffire à m'arrêter. Dans un sens, ma convalescence m'a permis de bien couper, elle a été bénéfique. Aujourd'hui, je suis frais. » Il compte bien le prouver lors des duels face à l'Angleterre ou du match à Cardiff.
Une place sur le banc sera en jeu, en attendant mieux : « Tout le monde va jouer, c'est bien. Ces matches vont nous permettre d'entrer dans la compétition petit à petit. Le but sera surtout de bien bosser les systèmes de jeu, de gommer les fautes et de mettre de l'engagement sans pour autant perdre de la lucidité ou de la concentration. » Ce qui ne sera pas forcément évident vu l'état de fatigue légitime après une telle préparation...
Rugbyhebdo Cyrille Pomero à Marcoussis
Message à Sylvain Marconnet : Bonne préparation !
Doucement, mais sûrement prêt pour France vs Argentine.
L'article dans L'Equipe d'hier le concernant n'était pas très optimiste... Mais, on y croit. ;)
Une ITW de Sylvain, justement un peu plus optimiste. ;)
Marconnet: "J'arrive à bout..."
03/08/2007 - 14:36 Propos recueillis par LAURENT DUYCK
De Sports.fr, à Marcoussis
http://www.sports.fr/fr/images/200731/marconnet_alteres_parisien.jpg
Attendu lundi, Sylvain Marconnet (http://www.stade.fr/fr/coupe-du-monde-2007/joueurs/sylvain-marconnet-716.html) s'est présenté vendredi devant la presse. Une séance de questions-réponses à laquelle le pilier de l'équipe de France (http://www.stade.fr/fr/coupe-du-monde-2007/france/effectif.html), visiblement rassuré par son état physique, s'est plié avec le sourire mais aussi avec la volonté de mettre les choses au point. Comme l'a souligné Thierry Hermerel, le médecin des Bleus, les douleurs à la cheville ressenties par le joueur parisien ne sont pas inquiétantes. Pour l'intéressé, il ne fait aucun doute qu'il sera prêt pour le début de la Coupe du monde (http://www.stade.fr/fr/coupe-du-monde-2007/france/france_cal.html).
Sylvain, comment vous sentez-vous?
Bien. Il fait beau, le ciel est bleu, on part en week-end cet après-midi donc tout va bien...
Pourtant, certains s'inquiètent à votre sujet...
Il y a eu une info de lâchée comme quoi, cette semaine, j'avais ressenti une douleur à la cheville. Mais, ce sont des douleurs qui étaient «planifiées». J'espérais ne pas passer par là mais depuis mon opération et ma remise en charge, je suis sur ma jambe. Mon chirurgien et mon médecin de club, Alexis Savigny, m'avaient dit: «Attention quand tu reprends, il y aura certainement des douleurs inflammatoires dues au trait de fracture qui est descendu jusque dans la cheville». C'est vrai qu'elles ont été soudaines et assez vives. Je me suis posé moi-même des questions mais, on le savait, on a traité les douleurs. Toute la semaine, on a fait des soins, j'ai reçu une infiltration pour que je puisse reprendre la course et une activité athlétique normale en début de semaine prochaine.
Quand ces douleurs sont-elles apparues exactement?
Vendredi dernier. Je suis pilier, je suis peut-être quelques fois un peu bourrin... C'est vrai que j'ai certainement trop forcé sur ma cheville pour une semaine de reprise. C'est ça qui a déclenché les douleurs. De toute façon, je savais que j'allais devoir passer par une phase d'arrêt. C'est arrivé cette semaine. Ma foi tant mieux, je suis tranquille jusqu'à la fin. Du moins je l'espère...
Avez-vous pris un coup au moral ?
Oui, j'ai pris un coup au moral car mon quotidien est fait de douleurs. Et plus les douleurs sont vives, moins mon moral est bon. J'ai passé tout le week-end dernier avec ces douleurs dues à cette reprise. C'est vrai que l'on se pose beaucoup de questions. Maintenant, j'ai retrouvé le groupe, le soutien de tous mes camarades et du staff. Et puis, on a trouvé des solutions médicalement. Maintenant, le moral est au beau fixe et j'ai hâte d'être lundi pour reprendre la course et une activité physique plus intense.
Cette petite baisse de moral n'est-elle pas amplifiée par le fait d'être tenu à l'écart du groupe depuis le début de la préparation?
Oui, forcément. Mais ça, c'est depuis le début. Quand ils (ses coéquipiers, ndlr) prennent à droite, je prends à gauche pour partir tout seul. C'est comme ça. C'est difficile et à la fois beau pour moi d'être là. C'est important. Je peux compter sur eux. Je m'entraîne pour moi mais aussi pour eux, pour les retrouver dans de bonnes conditions sur le terrain prochainement.
"On est toujours dans les délais"
Quel est votre programme la semaine prochaine?
Je vais entrer dans un cycle de préparation sur quinze jours avec Alexandre Marco, le préparateur physique. Il m'a déjà concocté mes séances comme depuis cinq semaines. Ces quinze jours vont servir de réadaptation progressive, ce sera un moyen de quantifier le travail pour ne pas retomber dans l'excès et ne plus avoir de douleurs inflammatoires. A l'issue des quinze jours, il y aura une remontée en charge progressive vers la reprise terrain.
Pour vous, le 7 septembre n'est donc pas une utopie?
Non, il y a eu un petit peu de retard de pris cette semaine. On verra la semaine prochaine comment se passe ma reprise terrain et, de là, on pourra dire si le 7 septembre est une utopie. Mais pour l'instant, pas du tout. On est toujours dans ces délais. Maintenant, plus ma reprise est tardive moins mon état de forme en terme d'endurance sera optimal.
A quoi s'est résumé votre travail cette semaine?
Du cardio, du winch, beaucoup de travail en piscine. Mais, aujourd'hui, on n'est plus obligé de courir pour muscler ou entretenir un athlète. La course est importante mais plus indispensable.
Thierry Hermerel, le médecin des Bleus, nous disait que vous n'aviez jamais été aussi costaud du haut du corps...
(Il prend une pause.) J'avais pris des T-shirts assez larges... Non, c'est vrai que je travaille depuis début juin, et non juillet, avec Alexandre Marco. De la musculation, j'en n'ai jamais autant fait. Il me tarde de retrouver le terrain pour laisser tomber un moment les altères car j'arrive à bout. Il faut que je reprenne un peu d'oxygène, que j'aille sur un terrain, que je retrouve des sensations proches de mon sport.
Avez-vous suivi de près ou de loin la préparation rugby du reste du groupe qui a notamment beaucoup travaillé la défense?
Je n'ai pas vraiment suivi car j'ai beaucoup de travail à effectuer à côté avec les kinés. Mes journées sont bien occupées. Maintenant, concernant la défense, on est dans un système que l'on travaille maintenant depuis quelques temps. J'ai prévu dans les quinze jours à venir avec David Ellis (entraîneur-adjoint chargé de la défense, Ndlr) de bosser en séquence individuelle à la vidéo pour bien me rencarder sur ce qu'ils ont bossé exactement. Même si je le sais, ça ne fera pas de mal de travailler les automatismes.
Y a-t-il des petites nouveautés mises en place?
(Il fait mine de tirer une fermeture-éclair sur sa bouche). Surprise (dit en anglais dans un sourire). Rendez-vous samedi au Vélodrome...
Qu'avez-vous pensé de l'arrivée de Nicolas Mas (*) dans le groupe?
(Il marque une pause). Je crois que le XV de France a besoin de travailler en opposition, a besoin de travailler ses mêlées. Ils (le staff) ont choisi Nicolas, c'est bien, il a l'air content d'être là. Il a montré beaucoup d'enthousiasme. Voilà, c'est plutôt sympa que le XV de France, puisque je suis actuellement à quai, puisse continuer à travailler les affinités et la cohésion en mêlée. Malheureusement, je ne pouvais pas y être donc il fallait quelqu'un.
"Je taperais bien sur quelqu'un ou quelque chose..."
D'un point de vue personnel, y voyez-vous un message du staff à votre endroit?
Pas du tout. J'ai eu une explication avec le staff qui est venu me voir en me disant cela. Je comprend tout à fait leur décision. Personnellement, j'ai une rééducation à mener. Il n'y a pas de soucis particuliers.
Ressentez-vous une pression particulière d'être le centre d'attention de cette phase de préparation, d'être au coeur de ce feuilleton de l'été?
Je suis prévenu depuis que je suis dans le groupe France que ma participation faisait débat ou pas, que ça allait être le feuilleton de l'été. Bernard (Laporte) et le staff ont pris la décision de m'emmener. On va aller au bout de cette décision et normalement, ça devrait payer. Ça ne me met pas de pression particulière. Je me fixe des objectifs au quotidien. J'avance avec mes douleurs et je suis ma rééducation. Après, je sais très bien qu'en toile de fond, plus ça va et plus la date approche.
Votre date, c'est le 7 septembre ou...
(Il coupe.) Sept septembre.
Vous ne voyez pas...
(Il coupe de nouveau.) Sept septembre.
Si vous n'êtes pas sur la feuille de match...
(Il insiste.) Sept septembre. Le 7 septembre, je veux que ce soit un choix de Bernard Laporte. Qu'il prenne une décision en fonction de ma condition physique, sachant qu'il connaît très bien mes niveaux de performance en dehors de ma blessure. Soit, il me met sur la feuille de match, soit comme titulaire, soit en dehors. Je veux que ce soit sa décision. Je ne veux pas que ce soit une décision médicale mais une décision sportive.
Comment réagiriez-vous si vous n'étiez pas sur la feuille de match pour ce match d'ouverture de la Coupe du monde?
Cela fait partie du rugby. Je reviens de loin. La Coupe du monde, je ne suis pas là pour y participer, je suis là pour la gagner. J'ai participé à celle de 2003, j'étais arrivé sur la fin en 1999. Ça ne m'intéresserait pas d'y participer si on n'avait pas les moyens de rivaliser. Je suis sûr que l'on a le potentiel pour être champion. Si on doit l'être avec Sylvain Marconnet en titulaire, on le sera, si on doit l'être avec Sylvain Marconnet en 29e homme, on le sera également. Ce que je veux, c'est que la France soit championne du monde. Que j'y sois ou non, je serais le premier supporteur des Bleus.
Vous nous disiez le 14 juillet que vous reprendriez la mêlée au début du mois d'août...
J'en ai fait la semaine dernière.
Au joug?
Oui. (Il sourit). Ils ont été obligés d'en commander un autre depuis (Rires). Non... C'était important pour moi même si ce n'était pas vraiment une question de travail. C'était important que je rentre dans quelque chose (rires) parce que j'accumule un certain nombre de sentiments et de choses en moi et j'ai envie de les exprimer sur un terrain. La semaine dernière, je n'avais trouvé qu'un joug sur mon passage... C'était sympa pour moi, j'ai bien apprécié.
Vous taquinez un peu le ballon?
Oui, quelques passes. Je n'ai pas trop envie pour l'instant, tant que je ne suis pas opérationnel, de toucher un ballon. J'ai vraiment envie de tout garder.
On sent que vous êtes prêt à exploser...
Oui, souvent je taperais bien sur quelqu'un ou quelque chose... De préférence sur un adversaire.
Cette séance de questions-réponses avec la presse est-elle une épreuve de plus pour vous?
Pas du tout. On m'avait enlevé du programme à venir parce que je ne savais pas trop quoi vous dire (chaque semaine, l'attaché de presse du XV de France planifie trois conférences de presse auxquelles quatre à cinq joueurs sont invités à répondre à la presse, ndlr). Et puis, hier (jeudi), j'ai vu dans les journaux un certain nombre de choses. Je n'ai pas de soucis à vous répondre. On fait un métier, vous en faites un autre. On parle de la même chose. Donc, c'est normal que vous ayez des nouvelles, que vous ayez du concret pour bosser. Je préfère que les éléments que vous mettez dans vos journaux sortent de ma bouche plutôt que de la bouche d'une autre personne. Je suis venu pour vous dire que cette semaine de «retard» était programmée, qu'il n'y avait donc pas de soucis à se faire.
Avez-vous d'autres messages à nous faire passer, à nous journalistes ou aux supporteurs des Bleus?
Non.
(*) Nicolas Mas a été appelé jeudi par le staff du XV de France pour permettre à la mêlée tricolore de travailler en opposition. Initialement invité en deux occasions, le pilier perpignanais a demandé au staff de prolonger son aventure avec le groupe France. L'Usap et Provale, le syndicat des joueurs, étant d'accord, Mas restera avec les Bleus au moins jusqu'au dernier match de préparation des Bleus contre le Pays de Galles, rencontre qu'il pourrait dis****r.
vincent75
03/08/2007, 22h43
Le médecin de l'équipe de France, Thierry Hermerel, a fait le point ce matin à Marcoussis sur le cas Sylvain Marconnet. Il est optimiste.
"Avec Sylvain, nous sommes dans les temps. L'important était d'avoir une bonne consolidation osseuse ce qui est le cas. Sa douleur à la cheville nous a obligés à lever le pied en fin de semaine dernière. C'est normal lorsque l'on remet en charge un cartilage qui n'a pas fonctionné depuis longtemps. C'était prévisible et cela ne nous inquiète pas plus que ça. On avance de manière optimiste et semaine après semaine. On verra s'il peut-être pour le 7 septembre. On n'est pas à l'abri d'autres phénomènes inflammatoires."
Rien ne se perd. ;)
Max refile ses photos de vacances au site, si c'est pas de l'efficacité, ça. :D
Christophe Dominici en week-end en Corse!
Publié le 07/08/2007 par Marie-Laure Cassagne
http://www.stade.fr/forum/../dbimages/Image/inside_actualite/inside/070801_dominici_b.jpg
Christophe Dominici et les joueurs du XV de France étaient en repos le week-end dernier.
Le joueur parisien a profité de cette occasion pour rejoindre Max Guazzini actuellement en vacances en Corse. Un week-end de détente pour l'ailier tricolore qui a pu profiter des charmes de l'Ile de Beauté avec le Président du Stade Français. Un peu de repos pour "Domi" avant de retrouver ses coéquipiers pour préparer au mieux la Coupe du Monde !
super comme endroit de récupération c'est bien mieux qu'une poubelle en plastique pleine de glaçons....sacré Domi il la soigne son image;) ;) ;)
vincent75
09/08/2007, 23h14
Si Pascal Papé a mal vécu sa non-sélection pour la Coupe du monde, le Parisien ne souhaite pas la moindre blessure qui pourrait lui permettre d’intégrer le groupe. Il n’ose plus l’espérer mais y pense encore un peu.
Bernard Laporte égrène les noms un à un. Celui de Pascal Papé ne sortira pas. Ou plutôt si. Il tombera dans la liste cachée de joueurs devant se tenir à la disposition du groupe France en cas de pépin dans la préparation à la Coupe du monde. Pourtant, le deuxième ligne semblait tout désigné pour faire partie des quatre joueurs retenus à ce poste par Bernard Laporte. Mais le sélectionneur a préféré tenter la carte Sébastien Chabal. « Je m’en suis remis, rassure l’ancien Castrais. Mais sur le coup, ça a été difficile à encaisser. Maintenant, mes objectifs sont avec Paris. » Le néo-Parisien peut pourtant encore espérer jouer le Mondial. Pour cela, il faudrait qu’un deuxième, voire un troisième ligne se blesse. Si le grand Papé ne souhaite pas le malheur de ses coéquipiers, il rêve de participer à la compétition organisée en France. « Si par malheur il y avait un blessé et que par bonheur c’est moi qu’on appelait, je serais très heureux de dis****r la Coupe du monde », avoue-t-il. Avec une dizaine de deuxième et troisième ligne dans le groupe et trois matchs de préparation, l’ancien Berjallien pourrait bien profiter d’une blessure pour intégrer le groupe.
La solution de voir Sébastien Chabal repasser en troisième ligne ne tient pas la corde dans l’esprit de Laporte. Elle n’a pas la cote non plus dans la tête de Papé. « Je pense que pour les sélectionneurs, Chabal est vraiment un deuxième ligne. La preuve, quand Elvis Vermeulen s’est blessé, ils ont appelé Dusautoir (ndlr : un autre troisième ligne). Donc si je devais être appelé, je pense que ce serait plutôt s’il y avait un problème en deuxième ligne. » Et puis même si l’encadrement choisissait un troisième ligne, l’intéressé ne se voit pas en pole. « Ils peuvent encore appeler Olivier Magne. Il y a vraiment un vivier de troisième ligne impressionnant », assure-t-il. Olivier Magne figure bien dans la liste cachée dans laquelle le sélectionneur piocherait un remplaçant en cas de blessure mais « Charly », qui était un cadre de l’équipe de France en 2003, n’est plus à son meilleur niveau. Son retour lors de la tournée d’été n’a d’ailleurs pas été très convaincant.
Surtout, l’ancien Castrais peut s’appuyer sur une certaines polyvalence, un atout que plébiscite les entraîneurs des Bleus. « C’est vrai que j’ai déjà joué en 8, rappelle le joueur. C’est intéressant parce que je peux y faire autre chose, je vois le jeu différemment. » Avant de nuancer : « Je préfère vraiment la deuxième ligne et ne pas courir deux lièvres à la fois pour qu’en fin de compte, je ne sois bon à aucun des deux postes. » Même s'il dit se concentrer sur ses objectifs avec le Stade Français, cela ne l’empêche pas de suivre avec attention se qui se passe à Marcoussis. « J’ai eu quelques joueurs au téléphone comme Lionel Nallet ou Julien Bonnaire, dévoile-t-il. Ils m’ont dit que la préparation était coriace mais pas insurmontable. Ils se régalent un peu plus maintenant que le match approche. » Un match que Pascal Papé devrait regarder avec attention samedi. Seulement s’il en a l’ « occasion ».
L'Equipe du 13 août, j'suis un peu à la bourre, moi. :mrgreen:
http://img259.imageshack.us/img259/5080/08132mf0.th.jpg (http://img259.imageshack.us/my.php?image=08132mf0.jpg)
L'Equipe du 18 août.
http://img408.imageshack.us/img408/6721/0818domihr8.th.jpg (http://img408.imageshack.us/my.php?image=0818domihr8.jpg)
http://i.rugbyrama.eurosport.fr/2007/03/18/345550-1858284-458-238.jpg
Parisse, l'atout italien
Plus d'infos http://layout.rugbyrama.eurosport.fr/i/stories/arw_orange.gifGros plan sur S.Parisse (http://www.stade.fr/rugby/coupe-du-monde/2007/sport_sto1281740.shtml)
Chaque semaine, notre site vous présente l'un des joueurs à suivre du prochain mondial. Cette semaine, le troisième ligne italien du Stade français, Sergio Parisse.
Ce devait être un Italien. Simple question de fierté nationale. Le plus beau joueur de la Coupe du monde 2003 ne pouvait être qu'un membre de la sélection italienne. Sergio Parisse était donc reparti d'Australie avec ce titre qui a pris de la valeur entre temps puisque les rugbymen ne laissent plus indifférent la gente féminine.
Un titre honorifique, qui doit faire sourire le principal intéressé, mais qui a le mérite de rappeler que le troisième ligne centre italien dis**** en 2007 sa deuxième Coupe du monde.
Le joueur, né à La Plata en Argentine d'un père italien, n'a pourtant pas encore 24 ans (Il les aura le 12 septembre). International depuis 2002 (et une première sélection face à la Nouvelle-Zélande), Sergio Parisse s'est rapidement imposé en équipe d'Italie. Il le doit certainement un peu à son père, ailier de l'Aquila dans les années soixante avant de partir vivre au pays des Pumas.
Du talent et une gueule qui n'ont pas longtemps laissé indifférent Max Guazzini, le président Stade français. Il se décide à quitter Trevise en 2005 pour tenter sa chance dans un championnat professionnel même s'il s'inscrit à la faculté de la Sorbonne pour poursuivre ses études. Rapidement ses qualités de sauteur et de coureur associées à une bonne lecture de jeu et à une défense impeccable lui permettent de s'épanouir dans un effectif parisien plutôt bien pourvu en troisième ligne. Il fait ses preuves sur le terrain et prend goût à la vie de strass et de paillettes du Stade français. S'affichant au bras de l'ex miss France et de la Miss Europe Alexandra Rosenfeld, les photos de son couple se retrouvent maintenant sur papier glacé et ses vacances à Ibiza n'ont plus de secret pour les lecteurs des magazines "people".
Sergio Parisse, grâce aux progrès effectués par la sélection italienne lors des quatre dernières saisons, sera une attraction de ce mondial car l'Italien compte bien échanger son titre honorifique contre une place en quart de finale.
Rugbyrama - N. A. - 18/08/2007 17:54
emmanuel
21/08/2007, 21h35
Trouvé sur "L'équipe.fr",cette interview de Peter De Villiers :
Les deux piliers historiques du Stade Français ont connu des destins croisés en 24 heures. Si le pauvre Sylvain Marconnet a été contraint de déclarer forfait pour la Coupe du monde, Pieter De Villiers fait lui son retour dans le groupe France après une blessure au mollet. Le Sud-africain devrait même être titulaire dimanche à Cardiff. En retrait depuis le début de la préparation des Bleus, il se réjouit de retrouver enfin le terrain, et attend avec impatience le début de la compétition. Il revient aussi avec émotion sur le départ de son compère parisien.
«Pieter de Villiers, vous retrouvez enfin le terrain après de longs mois sans jouer. Vous êtes soulagé de revenir ?
Je suis très content. On a passé une bonne période de prépration, très intense et très dure, et maintenant j'ai envie de retrouver le terrain pour finir cette préparation. L'important, c'est de jouer, retrouver le rythme des matches.
Vous avez eu peur après cette douleur au mollet ?
Oui, ça fait toujours peur, surtout que j'ai déjà eu une blessure au mollet il n'y a pas longtemps. Et puis j'ai déjà raté une Coupe du monde à cause d'une blessure (NDLR: en 2003, De Villiers s'était blessé à l'épaule après une chute de vélo pendant la préparation), donc c'est vrai que c'est angoissant. Mais aujourd'hui ça va, je suis dans le protocole de reprise, il n'y a pas de gêne. Je ne ressens plus rien au niveau du mollet.
Qu'avez-vous pensé de ces deux rencontres contre l'Angleterre ?
J'ai trouvé les matches très intenses pour des matches de reprise. J'ai vu aussi des joueurs très forts physiquement, des contacts rudes, une grosse bagarre pour le ballon au niveau des points de rencontre, avec un soutien assez rapide. Tout ça me faire dire que ça promet pour la Coupe du monde, parce que tout le monde est vraiment très bien préparé. Maintenant on en est au début, il y a des automatismes à travailler, des choses à améliorer, évidemment. Mais ces deux matches ont été positifs pour l'équipe de France : les joueurs ont montré une envie d'être bons, de faire avancer l'équipe, d'être intraitables collectivement. Et c'est une bonne base pour nous.
Comment abordez vous ce retour à la compétition, avec la Coupe du monde en ligne de mire ?
Avec beaucoup de plaisir. J'ai envie de retrouver le terrain, de sentir l'ambiance qui y règne. Les deux victoires contre l'Angleterre permettent de travailler sereinement, d'avoir une bonne ambiance dans le groupe. Même si le résultat n'était pas forcément important, la manière était importante et ça nous a aidé. Ce troisième match sera aussi important, et j'ai envie d'y participer. J'ai envie de retrouver les automatismes de match. Cette Coupe du monde sera la dernière pour moi, donc j'ai envie d'être bien, de tout donner à cette équipe.
Vous ne craignez pas de manquer de rythme ?
On verra. On fera le bilan après le match. J'ai passé beaucoup de temps à me préparer physiquement. Je pense que la préparation physique a retrouvé une dimension très forte, plus efficace qu'il y a quelques années. Et ça va m'aider pour reprendre. Après rien ne remplace un match, c'est sûr, et ça risque d'être assez intense. Un match de reprise, c'est toujours particulier : on sent les premiers contacts, et on se dit « ah oui, j'avais oublié ». Mais ça revient vite, croyez moi.
Comment vivez vous la concurrence qui règne au sein du XV de France, avec cette prime donnée au groupe ?
J'ai vraiment l'impression qu'on a tous compris dans l'équipe que la concurrence est une très bonne chose. On a vraiment compris qu'on a besoin de trente joueurs pour gagner cette Coupe du monde, et puis on vit une concurrence saine. Quand on regarde les deux premiers matches amicaux, on constate qu'à chaque fois que des remplaçants entrent, ça fait une différence, ils apportent de la fraîcheur, ils ont envie de prouver qu'ils méritent d'attaquer le prochain match. Pour moi, ce qui est important, c'est que je sois bien préparé, en ayant tout donné. Il faut être disponible pour l'équipe, mais si je suis à cent pour cent des mes moyens, je crois que c'est possible d'ête titulaire. Il faut toujours mériter sa place, c'est la loi du sport.
Quelle est votre réaction après le forfait de votre copain Sylvain Marconnet ?
C'est un coup très dur pour Sylvain, mais aussi pour l'équipe de France. On a vécu tout ça avec lui, on a vu que ce n'était pas toujours facile, qu'il donnait tout ce qu'il avait pour jouer la Coupe du monde. Malheureusement il ne la fera pas, c'est la dure et cruelle loi du sport. La blessure, c'est le plus grand cauchemar pour un sportif de haut niveau. Là ça lui fait rater une Coupe du Monde, en France en plus, c'est une immense déception. Mais Sylvain est un grand champion, et je sais qu'il reviendra plus fort pour reprendre sa place sur le terrain.
Quand avez-vous compris que les délais seraient trop justes pour lui ?
On a toujours su que ça allait être une bataille, c'était clair pour tout le monde dès le début, rien n'a été caché. C'est un travail très difficile, et puis dans une reprise, il y a des hauts et des bas, un jour on se sent bien, un autre non. L'important, c'est de faire avec ces difficultés, et Sylvain n'a jamais lâché le morceau, il y a toujours cru. Il se levait tôt, il travaillait, il se donnait tous les moyens possibles pour participer à cette Coupe du monde. Il a été très fort. On a choisi d'être ensemble dans la chambre, parce qu'on partage depuis toujours nos chambres, et il y a des moments durs. Mais il y a parfois des problèmes dans les phases de reprise, et il n'y a rien à faire. Il faut se dire que la vie est comme ça, et passer à autre chose. Je perds gros sur le plan amical.»
Propos recueillis par Aymeric MARCHAL, à Marcoussis
L'Equipe du 23 août :
http://www.zimagez.com/miniature/08-232.jpg (http://www.zimagez.com/zimage/08-232.php)
L'Equipe du 24 août :
http://img263.imageshack.us/img263/3599/0824beauxislo8.th.jpg (http://img263.imageshack.us/my.php?image=0824beauxislo8.jpg)
Très classe, Heymans :
Cédric Heymans, lui, aborde la question avec prudence. Toujours disponible et d’humeur égale avec la presse, rodé à l’exercice médiatique, il pèse ses mots. « Vous posez-vous clairement en postulant au numéro 15 contre l’Argentine ? » lui est-il demandé. « Je ne réponds pas, sourit-il. La concurrence entre tous est saine. Ne la rendez pas malsaine. Moi, je me sens avant tout ailier. Mais si on me donne unautre rôle, je le prends. »
Puis, après un temps de réflexion, une ultime opinion qui indique sans doute l’exacte vérité sur ce sujet devenu un peu plus sensible depuis dimanche. « L’entraîneur, s’il met un joueur à un poste et qu’il est bon, s’il croit que c’est la meilleure solution pour l’équipe, il se fout du nom. Plus on donnera mal à la tête aux sélectionneurs, plus ce sera compliqué pour eux de faire leur choix, plus nous, joueurs, on sera dans le vrai : atteindre notre objectif à trente et un. Parce que Sylvain (Marconnet) est toujours présent… »
Clair et net. Comme son match.
L'Equipe d'aujourd'hui.
En effet. Bravo messieurs de rendre cet hommage à Sylvain, le "31ème joueur" du groupe France.
Grande classe.
Un exemple pour tous !
http://img517.imageshack.us/img517/3645/08282ai4.th.jpg (http://img517.imageshack.us/my.php?image=08282ai4.jpg)
Martin à la chasse aux Pumas
03/09/2007 - 16:27 Par SYLVAIN LABBE
De Sports.fr, à Marcoussis
Titularisé dans le quinze de départ (http://www.sports.fr/fr/coupe-du-monde-2007/) pour le match d'ouverture de la Coupe du monde (http://www.sports.fr/fr/coupe-du-monde-2007/programme.html) vendredi face aux Argentins, Rémy Martin (http://www.sports.fr/fr/coupe-du-monde-2007/joueurs/remy-martin-1427.html) (1,98 m, 108 kilos) symbolise le XV de France de combat élaboré par le staff de l'équipe de France pour relever le défi physique promis par les Pumas au Stade de France. Conscient de l'honneur qui lui est fait, le 3e ligne parisien, revenu d'une péricardite qui l'aura privé du dernier Tournoi, n'en rajoute pas et se projette déjà sur l'événement à venir. Prêt à "renverser" ses copains argentins...
http://www.sports.fr/fr/images/200736/59500martin_train_re.jpg
Rémy Martin va retrouver ses coéquipiers argentins du Stade Français. (Reuters)
"Pour moi, le rugbyman est un humble. Mes émotions, je les cache. Et puis ça va tellement vite dans le rugby..." Calme, posé, Rémy Martin se garde bien de sauter au plafond lundi, en fin de matinée, dans une salle de presse de Marcoussis en pleine effervescence après l'annonce des vingt-deux Tricolores appelés à ouvrir le Mondial face à l'Argentine, vendredi, au Stade de France. Non pas qu'il n'apprécie pas la saveur unique du moment présent. Mais le troisième ligne parisien revient de trop loin pour se laisser griser par une telle annonce, fut-elle la concrétisation d'un rêve d'enfant...
A 28 ans, le grand blond d'Aubenas, préféré à Thierry Dusautoir et Julien Bonnaire dans un rôle de troisième ligne-aile, n'ignore rien du privilège qui est le sien depuis lundi matin. "Je suis heureux. C'est magique et à la fois assez difficile d'en parler. J'attachais une grande importance au fait de débuter cette Coupe du monde. Mais je me dis aussi que j'ai fait ce qu'il fallait. Derrière, il y a des sacrifices, beaucoup de travail. C'est énorme mais ça n'est aussi qu'une première étape." Un coup de fil à sa femme dès la nouvelle apprise de la bouche des sélectionneurs et Martin a repris le chemin de l'entraînement durant lequel les avants français, appelés à être en première ligne vendredi face aux Argentins, ont mis les bouchés doubles. Le champion de France parvient encore mal à prendre la mesure de ce qui lui arrive et préfère se jeter à corps perdu dans la préparation du choc à venir: "J'ai du mal à me projeter, à me dire que dans quatre jours, on va jouer."
Un week-end à la pêche...
A-t-il eu peur de ne pas faire partie des heureux élus? "Cela aurait été la décision du coach. Il n'y aurait pas eu mort d'homme mais il y aurait eu, c'est sûr, une grande remise en question de ma part, même si le staff nous rassure." Pour se détendre ce week-end, celui qui sera associé à Serge Betsen et Imanol Harinordoquy pour former la première troisième ligne française de cette Coupe du monde, a préféré passer son temps à... pêcher. L'esprit ailleurs, histoire d'évacuer une pression plus lourde que ce que tous à Marcoussis ne veulent bien avouer...
Betsen-Harinordoquy-Martin: l'association des deux Biarrots et du Parisien a de l'allure: "J'espère que ce sera la meilleure troisième ligne possible pour ce match." Une manière comme une autre de rappeler que la vérité de ce match d'ouverture ne sera pas forcément celle des autres rendez-vous des Bleus sur la route du sacre espéré. "Je suis dans le quinze titulaire aujourd'hui mais ce sera peut-être différent demain. On gagnera à trente, on est tous au même niveau aujourd'hui... Cette concurrence ne peut faire qu'avancer, on se tire la bourre." Et d'en appeler aux huit malheureux qui prendront place vendredi en tribunes: "Ils doivent nous aider, nous parler, surtout ne pas s'isoler. Il faut qu'on soit un groupe solide, comme un coin. Moi ou quelqu'un d'autre, peu importe, on a envie de devenir champion du monde et pour l'être, il faut être les meilleurs."
Martin n'en a pas moins tirer son épingle du jeu parmi les six prétendants à cette troisième ligne constituée au final d'un trio très complémentaire, où Martin aura pour mission de jouer sur ses qualités. Au programme, puissance et défi physique. "Les matches contre les Argentins, ça me convient, c'est mon registre", s'enthousiasme le joueur aux dix-huit sélections qui était titulaire en novembre dernier lors de la victoire à l'arraché des Bleus face aux Pumas au Stade de France (27-26): "L'Argentine, c'est le combat, le jeu devant, ça va être rude en mêlée. En novembre, je m'étais cassé le pouce. Mais en quarante minutes, ça avait été maul sur maul, des essais sur «pick and go». A nous de casser ces mauls..."
Martin: "Ça va être énorme"
Après ce match au coeur de l'automne face aux Pumas, qu'il connaît si bien pour côtoyer les Roncero, Hernandez et autre Corleto à longueur d'année sous le maillot du Stade Français, l'intéressé a pourtant bien cru tout perdre. Privé de Tournoi en raison d'une péricardite - une inflammation d'une membrane autour du coeur - Martin a douté: "Je n'étais pas sûr d'être parmi les trente. Et puis, j'ai eu la chance que le Stade Français aille loin dans les phases finales, que mes entraîneurs accordent leur confiance très tôt après mon retour. J'ai vraiment imaginé ne jamais pouvoir revenir. Avec ces problèmes de coeur, j'ai même pensé que j'étais cardiaque alors que ça n'a rien à voir avec ça..."
Une épreuve qui ne rend cette sélection que plus belle aujourd'hui: "C'est du passé et je n'ai envie que de regarder vers le futur." Et le futur est proche, dès vendredi: "Ici, à Marcoussis, on ne se rend pas vraiment encore compte de l'événement. Je crois que ça va être énorme au moment de rentrer vendredi, au Stade de France. La pression va montre petit à petit, une pression saine."
Dominici veut montrer l'exemple
http://www.lequipe.fr/Xml/Rugby/Titres/Media/040907_dominici.jpg
Pour sa troisième participation à une Coupe du monde, Christophe Dominici fait partie des tauliers de Bernard Laporte. Proclamé capitaine des lignes arrières, il sera titulaire contre l'Argentine vendredi, à un poste très concurrentiel. A 35 ans, l'ailier parisien aborde la compétition avec envie et sérénité, et se félicite de la forme du XV de France. Il donne maintenant rendez-vous sur le terrain.
« Christophe Dominici, après deux mois de préparation physique, comment sentez-vous l'équipe de France ?
Je retiens surtout beaucoup de courage, d'envie. Je crois qu'on est tous allés chercher loin, on a tous souffert physiquement, pour récolter les fruits d'un travail bien accompli. Personne n'a rien lâché. La préparation s'est très bien passée. On n'a pas eu de blessés, à part Sylvain, mais on savait qu'il partait de loin. Dans l'ensemble, depuis le début, tout va bien. Il y a une concurrence importante, les matches amicaux l'ont démontré, mais personne n'a lâché, et tout le monde a tiré l'autre vers le haut. Parce qu'on sait que si on faiblit, quelqu'un mérite autant que nous d'être là. Le groupe s'est très bien construit. Il a tourné, il a changé, et ça a toujours fonctionné, ça prouve que le groupe vit bien ensemble. Maintenant on rentre dans la compétitions, et les matches seront à enjeu, avec de la pression, ce sera différent. Ils sont éliminatoires.
Comment avez-vous vécu l'annonce de l'équipe lundi matin ?
Comme toutes les autres annonces. J'étais tendu, stressé, je n'ai pas dormi. Comme à chaque fois. Je crois que c'était particulier. Tout le monde méritait d'être dans ce groupe, de débuter cette compétition. Malheureusement il faut qu'on ne soit que 22, et donc il y a huit copains qui sont malheureux aujourd'hui. Ils seront peut-être plus heureux au fil de la compétition. Je sais par expérience que ce n'est pas forcément l'équipe qui débute la compétition qui la termine. J'ai eu beaucoup de chance dans ma carrière, j'ai commencé trois Coupes du monde, et je pense surtout à ceux qui ne jouent pas, qui n'ont pas la chance d'y être. A toutes les sorties, on a la responsabilité de faire un grand match. Est-ce que je serai bon vendredi ? Je ne sais pas, mais je vais tout faire pour.
Qu'avez-vous ressenti à l'annonce de votre nom ?
J'étais soulagé. Vous savez on ne s'attend pas à y être. Des choix sont faits. Il y a quatre ailiers, donc il y aura des déçus à tous les matches. On le savait, et à un moment donné, il faut accepter les choix, les assumer, même si ça ne fait pas plaisir. Il faut essayer de comprendre aussi pour aider les autres. C'est la concurrence qui nous a amené jusqu'ici, c'est la concurrence qui fait que les matches amicaux se sont bien passés, donc il faut continuer dans ce sens là.
Vous avez une place à part dans le groupe, un rôle de leader affirmé. Vous comptez vous investir particulièrement avant le match ?
Je ne sais pas. On a tous plus ou moins d'expérience. Dans une préparation de match, certains parlent plus, d'autres moins. L'important quand on dit des choses, quand on prend la parole, c'est de ne rien lâcher, il faut être encore plus fort sur le terrain. Quand on parle, il faut montrer l'exemple, c'est essentiel. C'est ça aussi le rôle d'un leader, il faut d'abord être performant sur les bases de ce jeu. Après je m'investirai s'il faut prendre cette responsabilité. C'est un privilège de débuter cette Coupe du monde, et à 35 ans il faut savoir le gérer, supporter la pression et savoir la rendre positive pour les autres.
Comment appréhendez-vous justement cette pression, qui est maximale ?
On est confrontés toute notre carrière à la pression, et pour aborder les grands événements, il faut être capable de canaliser cette pression, il faut vivre l'événement, et pas le subir. Il faut rentrer pleinement dans cette compétition, savourer tout ce qui se passe surtout. C'est ça qui est important, il ne faut pas être spectateur, mais acteur. C'est un challenge excitant pour nous tous de voir comment on va gérer cette pression, du mieux possible. On est quelques-uns à avoir le privilège de jouer une troisième Coupe du monde, à nous de faire passer le message aux autres.
Comment abordez cette rencontre contre l'Argentine ? Il y a une pression énorme, c'est l'objectif depuis des mois.
De toute façon la pression existera dans tous les matches, ils sont tous éliminatoires. Celui-là, c'est le match d'ouverture, contre un adversaire redoutable, presque plus compliqué à jouer sans le ballon qu'avec. On a étudié tout ça, on sait où on va. On n'en a pas bavé pendant tant de temps pour aujourd'hui lâcher sous la pression. Je ne veux pas être trop excessif, dans les deux sens. Aujourd'hui on est bien mais la compétition n'a pas débuté et c'est autre chose qui nous attend. Donc on va voir comment on se comporte par rapport à la pression, à l'adversaire, à l'enjeu, par rapport à tout ça. On sait où on veut aller, on sait où est notre but, donc il faut savoir relativiser les choses et les prendre avec philosphosie, tout en sachant qu'on a pu être bons en étant décontractés. Il faut le refaire avec la pression.
Ressentez-vous l'incroyable engouement populaire que vous suscitez en France ?
Ce qui importe, c'est la compétition, le challenge, on ne va pas être étourdis par ce qui se passe autour. Quand on joue au Stade de France avec le Stade Français, il y a tout un show avant, les guitares, un ange qui descend... Mais il ne faut pas être spectateur de tout ça, de l'environnement extérieur. C'est un avantage pour nous d'être ici, à Marcoussis, d'être coupés de tout ça. Une fois au Stade de France, on verra, et quand on sera confrontés à l'engouement populaire, à l'énergie du stade, on va se servir de tout ça. Mais pour l'instant c'est pas plus mal d'être enfermés ici, de ne pas voir ce qui se passe autour. On voit quelques images à la télévision, et c'est incroyable ce qui se passe, comme l'arrivée des All Blacks à Marseille. Nous on est dans une bulle et c'est bien.
Comment voyez-vous cette équipe d'Argentine ?
L'Argentine est un adversaire compliqué. C'est toujours particulier de jouer contre eux. Les qualités des Argentins, on les connaît: ils ont du talent, ce sont des compétiteurs qui ne lâchent rien. Ils jouent presque tous en France, et ils sont titulaires, ce qui prouve leur valeur et leur état d'esprit. Ce sont de grands joueurs. A nous d'être à la hauteur, d'être plus forts qu'eux. On les connaît, mais il faut qu'on gagne. Aujourd'hui on n'est pas plus forts que les autres, on n'a pas commencé la compétition. On a fait des matches amicaux, mais à partir de vendredi, ce sera différent. Sur les matches amicaux, on se dit que la France est bien, mais ça ne veut rien dire. On débute un mini championnat, contre des adversaires difficiles. On débute contre l'Argentine, mais l'objectif n'est pas là. C'est le match d'ouverture, mais on va le gagner. L'important, c'est la gagne. Qu'on fasse un grand match ou pas, c'est la gagne qui compte.»
Propos recueillis par Aymeric MARCHAL, à Marcoussis
lequipe.fr
James : « Des arguments »
Le seconde ligne du Canada, Mike James estime que son pays, équipe de «deuxième niveau mondial», a des arguments à faire valoir en vue d'une qualification pour les quarts de finale, même s'il devra livrer «un match parfait» pour rivaliser avec le pays de Galles, dimanche à Nantes.
« Comment le Canada aborde-t-il cette Coupe du monde ?
Nous sommes conscients que nous sommes une équipe de deuxième niveau, mais si on ne vient pas avec l'esprit de gagner des matches et progresser, on n'avait pas d'intérêt à prendre l'avion. Nous ne sommes pas venus en vacances. Nous nous sommes fixés l'objectif de gagner trois matches, c'est costaud, très ambitieux et ça commence ce week-end contre le pays de Galles. Si on n'arrive pas à battre les Gallois, cela sera plus compliqué de battre l'Australie au 4e match (rires).
Quelles sont les principales forces de la sélection ?
Ce n'est pas être prétentieux de dire que nous avons une conquête qui peut gagner des ballons contre n'importe qui. Il y a un bon esprit collectif, des mecs qui veulent gagner et bien représenter notre pays. On a des arguments à faire valoir, j'espère que l'on va être fier de notre performance en défense, en conservation. Après il faut gagner les ballons. Mais on progresse, petit à petit, et je pense que l'on va progresser dans les années à venir car l'entraîneur a eu la sagesse de choisir des joueurs de 20-22 ans, avec des perspectives pour la Coupe du monde 2011. Par le passé, on a souvent choisi les joueurs plus pour l'expérience et par l'âge, c'était une forme de récompense. Là, le regard est tourné vers l'avenir.
Que pensez-vous des Gallois et de ce premier match déjà crucial ?
Les Gallois sont ravis de nous jouer, cela va être très difficile. Ils cherchent des repères, à se mettre en place. Pour nous, c'est une grosse équipe qui se trouve cinq places devant nous (8e contre 13e au classement IRB). Logiquement on ne peut pas dire qu'on va les battre. Il faudra qu'on fasse le match parfait avec le moins d'erreurs, pas de plaquages ratés et surtout saisir les occasions si on veut rivaliser. Est-ce le meilleur moment pour les jouer ? Oui, peut-être mais il serait prétentieux de le dire. Ils perdent contre la France, gagnent à peine contre l'Argentine, prennent la raclée contre les Anglais, mais ce ne sont pas des équipes de notre registre. Si les Gallois avaient perdu deux fois contre les Etats-Unis, on serait ravis mais là, ce n'est pas le cas...»
lequipe.fr
Skrela: "Une partie d'échecs"
04/09/2007 - 20:01 Propos recueillis par SYLVAIN LABBE
De Sports.fr, à Marcoussis
Sept mois après avoir rallié à sa cause les plus sceptiques à son sujet au cours d'un Tournoi qu'il aura illuminé, David Skrela (http://www.stade.fr/fr/coupe-du-monde-2007/joueurs/david-skrela-694.html) débutera vendredi en tant qu'ouvreur titulaire du XV de France (http://www.stade.fr/fr/cmc/rugby/200736/xv-de-france-la-composition-face-a-l-argentine-_146814.html) le match d'ouverture de la Coupe du monde (http://www.stade.fr/fr/coupe-du-monde-2007/programme.html) face à l'Argentine. Soucieux de préserver sa sérénité à l'approche de l'événement, le Parisien n'ignore rien de l'ampleur du défi proposé par des Pumas qu'il connaît sur le bout des doigts pour les côtoyer au Stade Français. Skrela le sait: il faudra aux Bleus être à 100% du début à la fin.
http://www.stade.fr/fr/images/200736/skrela_vsrose_re.jpg
Que représente cette titularisation pour le match d'ouverture de la Coupe du monde?
Dans une carrière, il n'y a pas mieux. Disons que c'est une première étape pour conquérir cette Coupe du monde, une étape dont on sait qu'elle va être compliquée mais qu'il nous faut aborder le plus sereinement possible. Voir mon nom sur la liste, il y a un an, si on m'avait dit ça, très franchement, je ne l'aurais pas cru. Tout est allé très vite. J'ai la chance de débuter, à moi de continuer à aborder les échéances décontracté, comme je l'ai toujours fait, pour continuer l'aventure.
Il y a quelques mois encore, vous débutiez le Tournoi sans certitudes quant à votre avenir en équipe de France...
Face à l'Italie, j'avais, c'est vrai, beaucoup de choses à prouver, je jouais ce match à quitte ou double. Si je passais à côté, c'était plus ou moins fini pour moi. J'ai eu la chance d'enchaîner les matches, au fil du Tournoi, ça s'est concrétisé. Aujourd'hui, je suis de plus en plus à l'aise dans ce groupe et j'ai aussi plus de repères.
"Ne pas lâcher le morceau..."
Vendredi, le monde entier aura les yeux fixés sur le Stade de France: sentez-vous la pression monter autour de l'équipe?
Ce n'est pas la peine de faire le match trop tôt, de le jouer déjà cent fois dans sa tête. La pression ou plutôt la concentration, je dirais, c'est certain, va monter le matin du match et déjà lors de l'entraînement du capitaine. Ici, à Marcoussis, l'ambiance reste concentrée durant les séances de travail et d'entraînement, mais on sait aussi encore décompresser. Moi, j'essaye d'être le plus relâché possible parce que je sais que sinon, ça peut me jouer des tours.
Pourtant, l'attente est énorme autour de la performance de l'équipe de France...
Nous, ce qui nous intéresse, c'est de répondre présent sur le pré durant une heure et demi vendredi soir, le reste ne nous regarde pas, je dirais. Cet engouement, c'est bien pour les spectateurs mais nous on a un seul objectif: gagner ce match. C'est une bonne chose que le public adhère mais en ce qui nous concerne, l'aspect médiatique est secondaire. On a une Coupe du monde à gagner.
Vous côtoyez les Argentins à longueur d'année au Stade Français: c'est un avantage?
Je sais ce dont ils sont capables, je connais leurs qualités et leurs défauts. Mais la réciproque est vraie pour eux aussi. De ce point de vue, vendredi, ce sera une partie d'échecs. A nous de tout faire nous adapter sur ces quelques points faibles. Ils nous connaissent par coeur, on possède le même esprit latin et on aborde les matches de la même façon.
On évoque beaucoup la notion de combat qui devrait être au centre de ce choc face aux Pumas. C'est aussi votre avis?
Ce sera la clé du match et, même si notre préparation nous a apportés des certitudes, si on ne réussit pas à les dominer au niveau de la présence physique, ce sera compliqué de gagner ce match. Il faudra être à 100% pour les gagner et ne pas lâcher le morceau. On l'a vu à l'automne alors qu'ils étaient menés de quinze points (menés 27-9, les Pumas s'inclinèrent 27-26, Ndlr). Si on prend le score vendredi, il ne faudra rien lâcher pendant quatre-vingt minutes parce que mentalement, ils n'abdiquent jamais.
Avez-vous évoqué le temps qu'il pourrait faire vendredi au Stade de France et ses répercussions sur la rencontre?
Pour espérer devenir champions du monde, il faut savoir gérer et faire face à tous les paramètres. On verra vendredi soir, on essaye d'être paré pour affronter toutes les situations.
On sait l'importance des libérations rapides dans votre jeu et la capacité des Pumas à brouiller les sorties de balles...
Les phases de rucks seront primordiales, eux sont les spécialistes pour ralentir le jeu et empêcher leurs adversaires de sortir le ballon très rapidement. Mais l'objectif pour nous, c'est de jouer debout le plus possible et c'est ce qu'on travaille à l'entraînement.
"Avec Pierre, nos trajectoires sont liées"
Tout comme durant le Tournoi, vous serez associé à Pierre Mignoni au sein de la charnière. Vos destins semblent liés désormais. Qu'en pensez-vous?
C'est vrai qu'on a eu besoin l'un de l'autre. A un moment donné, nos chemins se sont croisés et j'espère que ça va continuer. On s'est retrouvé en finale du championnat la saison dernière et on avait discuté de ça. Nos trajectoires sont liées...
Vendredi, la configuration du banc (cinq avants, deux arrières) fait que pourriez être amené à évoluer au centre, ce qui vous est arrivé en fin de saison avec Paris. A cette époque, avez-vous craint que cela puisse vous desservir?
Quand on est en club, on ne pense pas trop aux répercussions en équipe de France. En club, on enfile le maillot et on essaye d'être efficace à notre poste. J'ai déjà joué au centre face à l'Angleterre, en fin de match, contre les Gallois et donc aussi avec le Stade Français. J'y ai mes repères et je suis prêt à y glisser en cas de blessure. Je ne pense pas que ce soit gênant, si c'est le cas, on saura s'adapter.
Comment imaginez-vous votre nuit précédant le match vendredi?
Je ne l'appréhende pas, en tout cas. Je dors bien et je m'attends à le faire comme ça a été le cas chaque nuit de ma préparation. Je sais que je ne vais pas trop penser au match avant de m'endormir vers 10h30, 11 heures pour être prêt et concentré. J'appellerai ma fille et ma femme. Pas de musique... ou alors la Marseillaise (rires).
Domi94600
05/09/2007, 09h29
Voici des nouvelles de Sylvain :
Portrait
Une montagne de regrets
Sylvain Marconnet, 31 ans, rugbyman. Le pilier du XV de France, qui s’est fracturé un tibia au ski, a tout tenté pour participer à la Coupe du monde qui débute vendredi. Avant de devoir renoncer.
Par Christophe Lehousse
QUOTIDIEN : mercredi 5 septembre 2007
Pas rancunier, le bougre. Voire un peu fêlé. Une jambe en vrac et le moral en berne pour un planter de bâton mal négocié, et il regarde encore le glacier de Tignes avec des yeux de gamin devant une montagne de crème chantilly. «Des gars du coin m’ont dit hier qu’il avait perdu 80 mètres en trente ans, vous imaginez ?» En quelques secondes, Sylvain Marconnet, lui, a perdu quatre ans. Soit l’intervalle entre deux Coupes du monde de rugby, si toutefois il est en mesure de dis****r la prochaine. Pour celle qui débute vendredi, ce sera devant le petit écran, avec un «gros pincement au cœur» . «C’est terrible quand tu fais le retour en arrière. En l’espace d’une fraction de seconde, je me suis brisé, et mes rêves avec» , commente-t-il d’une voix douce.
La fracture des rêves est, on le sait, toujours compliquée. Comme celle du tibia gauche de Sylvain Marconnet en ce maudit 4 mars 2007, où il n’a pas pu résister à l’envie de chausser les skis pour accompagner une de ses deux filles dans la descente d’une inoffensive piste bleue. En plein Tournoi des six nations, selon les contrats, le pilier du Quinze de France n’a normalement rien à faire sur des planches. Mais ce dimanche-là, il fait beau, et la petite veut étrenner son flocon avec son papa. «Les gens croient toujours que nous vivons dans un monde aseptisé. Je suis peut-être arrivé dans l’élite au moment où le rugby se professionnalisait, mais entre deux matchs, je ne suis pas fait pour rester dans un fauteuil» , assure le première ligne du Stade français, assis dans le canapé d’un hôtel de Tignes où son club est en stage d’avant-saison.
Après s’être reposé parmi les siens, le convalescent a aussi eu «besoin de sa famille de cœur» pour se «sentir soutenu» . Dit comme ça, ça fait le Cœur des hommes , mais dans le vide d’un salon d’hôtel, en l’absence des copains partis faire du rafting, c’est plutôt ambiance Lost in Translation. Lui, le vaillant, la «bonne nature» jusque-là épargnée par les blessures, le voilà au repos forcé après quatre opérations en six mois. Et comme un bon croquis vaut mieux qu’une longue explication, Sylvain Marconnet extirpe sa jambe d’un corset qui ressemble étrangement à une chaussure de ski, descend son bas de contention et détaille des entailles qui lui font un curieux tatouage maori : «Là, c’est le 5 mars : on m’a mis une tige de fer. Ensuite, j’ai fait une infection. En juin, on m’a retiré une vis du genou et une autre de la cheville. Et le 20 août, je me suis fait réopérer de la malléole. Le soir, je bois un peu d’huile d’olive pour entretenir toute cette ferraille, et ça le fait…» Une lueur, entre malice et douleur, passe dans les yeux bleus de celui qui tient une solide réputation de boute-en-train. «Sylvain ne se prend pas trop au sérieux. ça fait de lui quelqu’un plein d’humour, chaleureux, avec un grand recul sur les choses», dit Mathieu Blin, talonneur et ami.
De l’humour, il en faut à l’ancien titulaire du XV de France pour prendre avec le sourire l’os sur lequel il est tombé. D’abord ce stupide accident, ensuite un contre-la-montre fébrile, interrompu à quelques semaines de la Coupe du monde. «Après mon accident, alors qu’on me descendait en barquette, je ne pensais déjà qu’aux délais. Et je me suis très vite raccroché à l’exemple d’Hermann Maier, redevenu champion du monde de ski après son grave accident de moto» , raconte l’intéressé. Musculation du haut du corps alors qu’il porte encore un plâtre, rééducation, Sylvain tiendra les temps de passage jusqu’à l’ultime étape. Le 27 juillet, une douleur à la malléole s’invite et ne le lâche plus. Malgré la confiance que Bernard Laporte, le sélectionneur, lui aura témoigné jusqu’au bout, il faut se rendre à l’évidence : ce sera sans lui. «Il y avait beaucoup d’optimisme autour de moi. Peut-être qu’à un moment, je me suis laissé bercer. Mais je ne regrette rien, j’aurai tout tenté.»
Derrière sa bonhomie et son bagout de gone natif de Givors (Rhône), Sylvain Marconnet cache une blessure à l’âme bien plus longue à se refermer que celle de son tibia. «J’ai une corpulence qui peut laisser croire que je suis costaud, mais quand j’éteins la lumière, le soir dans mon lit, ce n’est pas forcément évident.» C’est que cette participation envers et contre tout, il y a vraiment cru. Au point de nourrir encore plus d’admiration pour les défis et les hommes qui les réalisent. C’est vrai d’un Bernard Laporte, même si le respect qu’il lui porte est teinté d’un attachement quasi filial. «C’est un peu lui qui m’a façonné, comme joueur et comme homme. Je me revois arrivant, espoir, un peu dilettante. Bernard a su être exigeant envers moi comme un père peut l’être.» Inutile de chercher la moindre trace de critique à l’égard de son mentor chez Marconnet, qui voit également d’un bon œil la prochaine reconversion politique de «Bernie le dingue» en secrétaire d’Etat aux Sports. Et comme le pilier a vite fait de transposer la culture sportive du résultat à la politique, Sarkozy est également à ranger dans son panthéon des hommes charismatiques. «A Marcoussis, il m’a impressionné par sa détermination. Je me souviens de sa phrase : Vous, vous voulez être champions du monde ; moi, je veux être champion des Français », raconte l’international. A-t-il contribué en tant qu’électeur à son sacre ? «Oui, aux deux tours», assume Marconnet, après avoir marqué un long temps d’arrêt. Le mode d’emploi suit : «En politique comme en sport, je raisonne par les hommes, pas par les programmes. Sarko aurait été PS, j’aurais aussi voté pour lui.» Pas sûr que cela suffise à calmer M. Marconnet père. «Fonctionnaire et socialiste de tradition, il ne comprenait pas comment, venant d’un milieu plutôt modeste, j’avais pu voter à droite…»
En désaccord politique, père et fils se retrouvent dans leur passion du rugby. L’aîné a évolué pendant vingt-cinq ans en division 2 à Givors, le fiston est «tombé dedans» à 6 ans. De son enfance, Sylvain se remémore «les après-midi passés au bord des terrains où [sa] mère [les] emmenait, [son] frère et [lui]». Cette mère emportée par une rupture d’anévrisme alors qu’il avait 24 ans. «Les hommes se font dans les moments difficiles. Comme j’ai pu me relever du décès de ma mère, je me construirai aussi sur ma présente déception.» Et de suite plus léger, comme pour atténuer le trop-plein d’émotion : «Jeune, on se moquait de moi parce que j’étais costaud. Le rugby m’a aidé à accepter ma morphologie. C’est ce qu’il y a de bien dans ce sport : entre les grandes ficelles, les petits gros, les gringalets, il y a de la place pour tous.»
Dans le rugby à l’ancienne sans doute, mais là, avec le passage d’un jeu d’évitement à une logique d’usure… Le pilier se fait cependant fort de trouver des exceptions : son pote Christophe Dominici, par exemple, David contre les ailiers aux carrures de Goliath. D’une manière générale, on sent chez Marconnet comme une volonté de voir encore un peu de rugby de Papa là où il a franchement disparu. L’argent ? Les valeurs l’emporteront, la troisième mi-temps est éternelle. Et puis, la «pudeur» recommanderait de ne pas parler de ces choses-là. Le dopage ? Le pilier en parle au futur comme d’une chose qui, «inexorablement, arrivera» , mais pas tout de suite quand même. Et d’admettre : «Je n’y peux rien, mais j’ai une approche de mon sport très bisounours.»
Sylvain Marconnet en 5 dates
8 avril 1976 Naît à Givors (Rhône).
1993 Intègre le centre de formation de Grenoble.
1998 Champion de France avec le Stade français, sélection chez les Bleus.
2002 Première victoire au Tournoi des six nations.
4 mars 2007 Fracture du tibia au ski.
J - 2 : Allez les Petits !!!!
Domi94600
05/09/2007, 16h09
Bonjour,
Le gratuit A nous Paris diffuse 3 Interviews de joueurs parisiens : Dimitri, David et Christophe :
http://www.anous.fr/83-12-1564/portraits-en-bleu.html
Allez les Bleus !!!