roms
24/01/2006, 13h58
lu sur d'autres forums:
Plusieurs fois titré en France ces dernières années, avide de reconnaissance européenne, le Stade Français manque
le coche une fois de plus. Dans une poule très difficile (Leicester, ASM, Swansea) c'est un soir de traquenard
gallois que les parisiens auront probablement laissé passer leur chance de qualification. Dans une équipe que son
légendaire tempérament de frois vainqueur a (temporairement?) abandonné depuis l'arrivée aux commandes de Fabien
Galthié et le départ de Diego DOminguez, il faudra peut-être une adaptation de la mathodé Guazzini pour parer le
déclin de la génération qui a porté ce club au plus haut niveau. Fabien Galthié, dont les choix sont parfois
critiqués montre qu'il n'a pas encore la maîtrise des fins de matchs tendues mais c'est à ce prix que l'on
apprend. L'effectif d'une grande richesse permet tous les espoirs pour un groupe qui n'a plus que le top 14 sur
lequel se focaliser, et le projet de jeu de Fabien Galthié, en rupture avec le jeu efficace mais peu
spectaculaire de l'ère Dominguez, semble bien adapté à l'effectif dont il dispose. Reste enfin que le Stade
Français est sans doute aussi victime de la politique. Club se voulant atypique, ses pratiques il y a peu avant-
gardistes sont aujourd'hui copiées, ce qui d'une certaine façon peut passer pour une réussite de Max Guazzini qui
a force de persévérance et d'initiatives courageuses a imposé nombre de ses idées. De marginal, il est devenu
populaire, et alors que ce club tirait une force supplémentaire de son rejet en bloc par une frange du paysage
rugbystique, de sa volonté d'imposer sa différence à des publics provinciaux remontés, la jeune génération
parisienne n'éclot pas dans le même contexte. On voit d'ailleurs que ce schéma: "nous contre tous les autres"
s'applique mal en coupe d'Europe où les publics adverses plus disciplinés que chez nous et probablement plus
indifférents aux initiatives parisiennes ont moins permis aux stadistes de se transcender, ce qui explique peut-
être leurs résultats plus mitigés dans cette compétition. Sans remettre en cause la politique sportive qui compte
tenu de l'effectif et de l'encadrement, donne tout de même de solides garanties d'avenir, c'est peut-être une
nouvelle philosophie qui doit s'installer à Paris. Y arriveront-ils sans trahir l'idéal de leur président? Celà
parait en tout cas indispensable.
Plusieurs fois titré en France ces dernières années, avide de reconnaissance européenne, le Stade Français manque
le coche une fois de plus. Dans une poule très difficile (Leicester, ASM, Swansea) c'est un soir de traquenard
gallois que les parisiens auront probablement laissé passer leur chance de qualification. Dans une équipe que son
légendaire tempérament de frois vainqueur a (temporairement?) abandonné depuis l'arrivée aux commandes de Fabien
Galthié et le départ de Diego DOminguez, il faudra peut-être une adaptation de la mathodé Guazzini pour parer le
déclin de la génération qui a porté ce club au plus haut niveau. Fabien Galthié, dont les choix sont parfois
critiqués montre qu'il n'a pas encore la maîtrise des fins de matchs tendues mais c'est à ce prix que l'on
apprend. L'effectif d'une grande richesse permet tous les espoirs pour un groupe qui n'a plus que le top 14 sur
lequel se focaliser, et le projet de jeu de Fabien Galthié, en rupture avec le jeu efficace mais peu
spectaculaire de l'ère Dominguez, semble bien adapté à l'effectif dont il dispose. Reste enfin que le Stade
Français est sans doute aussi victime de la politique. Club se voulant atypique, ses pratiques il y a peu avant-
gardistes sont aujourd'hui copiées, ce qui d'une certaine façon peut passer pour une réussite de Max Guazzini qui
a force de persévérance et d'initiatives courageuses a imposé nombre de ses idées. De marginal, il est devenu
populaire, et alors que ce club tirait une force supplémentaire de son rejet en bloc par une frange du paysage
rugbystique, de sa volonté d'imposer sa différence à des publics provinciaux remontés, la jeune génération
parisienne n'éclot pas dans le même contexte. On voit d'ailleurs que ce schéma: "nous contre tous les autres"
s'applique mal en coupe d'Europe où les publics adverses plus disciplinés que chez nous et probablement plus
indifférents aux initiatives parisiennes ont moins permis aux stadistes de se transcender, ce qui explique peut-
être leurs résultats plus mitigés dans cette compétition. Sans remettre en cause la politique sportive qui compte
tenu de l'effectif et de l'encadrement, donne tout de même de solides garanties d'avenir, c'est peut-être une
nouvelle philosophie qui doit s'installer à Paris. Y arriveront-ils sans trahir l'idéal de leur président? Celà
parait en tout cas indispensable.