Je suis moi
20/11/2005, 17h54
Je suis désolée, mais je ne savais pas où le mettre, mais il faudrait tout de même souligner l'attitude des supporters...
La sale journée de Rougerie
Face aux Tonga, le XV de France n'a pas franchement brillé. Frustré de se voir offrir une kyrielle d'approximations au lieu de la guirlande d'essais promise, le public toulousain s'est choisi une tête de turc. Ce fut Aurélien Rougerie. L'ailier clermontois a passé une sale après-midi…
L'action se situe aux alentours de la demi-heure de jeu. A cet instant, l'équipe de France mène péniblement 9-8. La foule du Stadium, habitué au caviar au quotidien avec le Stade Toulousain (j'suis pas sûre :mrgreen: ), commence à se dire qu'il y a tromperie sur la marchandise. On lui avait annoncé un festival, un jour de fête, mais il ne voit rien venir. C'est le (mauvais) moment choisi par Aurélien Rougerie pour commettre un en avant après un service de Castaignède.
Une faute de plus, une faute de trop. Dès lors, l'ange blond de Clermont va cristalliser sur sa personne une bonne partie du mécontentement populaire. Pourquoi lui plutôt qu'un autre? Ah, s'il avait été Toulousain... Le public est comme ça, versatile, pas toujours juste. Après tout, c'est aussi une marque de reconnaissance. Reste que l'ami Rougerie se serait bien passé d'attirer l'attention de cette peu flatteuse manière.
Un essai, quand même
Loin de lui cependant l'idée de minimiser ses responsabilités. Depuis ses débuts en Bleu, voilà cinq ans, l'ailier auvergnat avait rarement eu tout faux à ce point là. Il en convient aisément: "On s'est peut-être trop précipités, on a voulu trop jouer, et résultat: on a commis 3000 en-avant, et moi j'en ai fait... 2999", ironise-t-il. "Pourquoi ? Je n'ai pas d'explication", concède Rougerie.
Malheureusement, l'attitude du public ne l'a probablement pas aidé à rectifier le tir. Au contraire. Les quolibets engendrent davantage de crispation que de confiance et d'audace. "J'ai vécu une après-midi très pénible, avoue le Tricolore. Bien sûr, j'ai entendu les sifflets, glisse-t-il. C'est très difficile d'en faire abstraction. Je n'allais pas m'asseoir dans mon coin et abandonner. Cela n'aurait pas été cool pour les copains. Alors, j'ai essayé de m'y filer jusqu'à la fin".
Une persévérance récompensée en seconde période par un essai, le deuxième du XV de France, celui de la libération définitive. Ironie du sort, c'est à nouveau sur un décalage de Castaignède que Rougerie a atteint la terre promise. Encore plus ironique, il y avait peut-être un en avant sur l'offrande du "petit prince". S'il n'a pas suffi à atténuer sa déception ni à rendre présentable sa copie au final, cet essai témoigne au moins de sa capacité de réaction.
Laporte au soutien
S'il accuse le coup, Aurélien Rougerie a tout de même, du haut de ses 37 sélections, les moyens de digérer, et vite, cette sale journée. Le soutien de son sélectionneur l'y aidera sans doute. "Inutile de l'accabler, implore Bernard Laporte. On l'a tellement vu bon dans d'autres occasions. Et puis, s'il devait rater un match, autant que ce soit celui-là". Vrai. Le patron des Bleus ne lui en a d'ailleurs pas tenu trop rigueur, puisqu'il a été retenu dans le groupe des 22 face à l'Afrique du Sud, au contraire de Vincent Clerc, l'autre ailier titulaire face aux Tonga, qui disparaît de l'effectif.
Une marque de confiance appréciable, l'intéressé en convient. "Cela me touche forcément, admet-il. Mais c'est rageant. Je ne suis pas au fond du seau. Il va falloir se remettre au travail, rapidement." S'il est titularisé contre les Boks, samedi prochain, Aurélien Rougerie sait que les regards portés sur sa personne, au moins en début de match, seront au mieux attentifs, au pire sceptiques. Il se dit prêt à passer outre. " Cela va m'inciter à me surpasser", promet-il.
Eurosport...
La sale journée de Rougerie
Face aux Tonga, le XV de France n'a pas franchement brillé. Frustré de se voir offrir une kyrielle d'approximations au lieu de la guirlande d'essais promise, le public toulousain s'est choisi une tête de turc. Ce fut Aurélien Rougerie. L'ailier clermontois a passé une sale après-midi…
L'action se situe aux alentours de la demi-heure de jeu. A cet instant, l'équipe de France mène péniblement 9-8. La foule du Stadium, habitué au caviar au quotidien avec le Stade Toulousain (j'suis pas sûre :mrgreen: ), commence à se dire qu'il y a tromperie sur la marchandise. On lui avait annoncé un festival, un jour de fête, mais il ne voit rien venir. C'est le (mauvais) moment choisi par Aurélien Rougerie pour commettre un en avant après un service de Castaignède.
Une faute de plus, une faute de trop. Dès lors, l'ange blond de Clermont va cristalliser sur sa personne une bonne partie du mécontentement populaire. Pourquoi lui plutôt qu'un autre? Ah, s'il avait été Toulousain... Le public est comme ça, versatile, pas toujours juste. Après tout, c'est aussi une marque de reconnaissance. Reste que l'ami Rougerie se serait bien passé d'attirer l'attention de cette peu flatteuse manière.
Un essai, quand même
Loin de lui cependant l'idée de minimiser ses responsabilités. Depuis ses débuts en Bleu, voilà cinq ans, l'ailier auvergnat avait rarement eu tout faux à ce point là. Il en convient aisément: "On s'est peut-être trop précipités, on a voulu trop jouer, et résultat: on a commis 3000 en-avant, et moi j'en ai fait... 2999", ironise-t-il. "Pourquoi ? Je n'ai pas d'explication", concède Rougerie.
Malheureusement, l'attitude du public ne l'a probablement pas aidé à rectifier le tir. Au contraire. Les quolibets engendrent davantage de crispation que de confiance et d'audace. "J'ai vécu une après-midi très pénible, avoue le Tricolore. Bien sûr, j'ai entendu les sifflets, glisse-t-il. C'est très difficile d'en faire abstraction. Je n'allais pas m'asseoir dans mon coin et abandonner. Cela n'aurait pas été cool pour les copains. Alors, j'ai essayé de m'y filer jusqu'à la fin".
Une persévérance récompensée en seconde période par un essai, le deuxième du XV de France, celui de la libération définitive. Ironie du sort, c'est à nouveau sur un décalage de Castaignède que Rougerie a atteint la terre promise. Encore plus ironique, il y avait peut-être un en avant sur l'offrande du "petit prince". S'il n'a pas suffi à atténuer sa déception ni à rendre présentable sa copie au final, cet essai témoigne au moins de sa capacité de réaction.
Laporte au soutien
S'il accuse le coup, Aurélien Rougerie a tout de même, du haut de ses 37 sélections, les moyens de digérer, et vite, cette sale journée. Le soutien de son sélectionneur l'y aidera sans doute. "Inutile de l'accabler, implore Bernard Laporte. On l'a tellement vu bon dans d'autres occasions. Et puis, s'il devait rater un match, autant que ce soit celui-là". Vrai. Le patron des Bleus ne lui en a d'ailleurs pas tenu trop rigueur, puisqu'il a été retenu dans le groupe des 22 face à l'Afrique du Sud, au contraire de Vincent Clerc, l'autre ailier titulaire face aux Tonga, qui disparaît de l'effectif.
Une marque de confiance appréciable, l'intéressé en convient. "Cela me touche forcément, admet-il. Mais c'est rageant. Je ne suis pas au fond du seau. Il va falloir se remettre au travail, rapidement." S'il est titularisé contre les Boks, samedi prochain, Aurélien Rougerie sait que les regards portés sur sa personne, au moins en début de match, seront au mieux attentifs, au pire sceptiques. Il se dit prêt à passer outre. " Cela va m'inciter à me surpasser", promet-il.
Eurosport...