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Voir la version complète : Carnet de bord du bus N°9


zarton
24/05/2005, 15h29
Carnet de bord du capitaine

14H45 : Départ vers le premier point de ravitaillement. Nous achetons les rations de survie : Ch’ti, Goudale et Poire William.

16H00 : arrivée au Stade Jean Bouin. Première déception pour Christophe : la boutique du Stade Français est fermée. Moi, j’ai acheté ma casquette et mon ballon à la guérite à l’entrée du Stade. J’ai été plus malin. Mais c’est normal : c’est moi le chef.

16H45 : prise de connaissance avec le bus. Ca va pas être évident. Pas de toilettes. D’autres ont des bus plus modernes. Ca m’énerve.

16H48 : des supporters toulousains entrent dans le bus. Nous les laissons faire.

16H50 : distribution des t-shirts. Christophe en veut un en taille XS pour aller se promener dans le marais. Il se ravise et opte pour un XL, comme tout le monde.

16H55 : je me lance dans la lecture du MidOl, Christophe dans celle du Parisien. Un supporter doit savoir stimuler son intellect.

17H00 : départ du bus pour Edimbourg.

17H05 : Première action chaude, prise en sandwich et dégommage d’une Twingo. Elle avait qu’à pas essayer de se faufiler comme une conne entre deux gros bus et dans l’angle mort du nôtre. Le match commence bien.

17H10 : deux gamins entament leur bouteille de Jack Daniel’s. Ils seront désormais Jacques et Daniel.

18H00 : projection d’une video de 30 minutes avec des messages des joueurs à l’intention des vaillants supporters autobusiers ainsi qu’un florilège de beaux essais du glorieux Stade Français.

19H00 : Je commence ma première grille de mots fléchés.

19H30 : je cale. Je confie ma grille à moitié terminée à Christophe.

19H34 : Christophe me rend la grille terminée. S’il recommence , je le fais mettre aux fers.

20H30 : on nous annonce un arrêt-pipi pour bientôt. Ouverture de la Goudale. Puis de la Ch’ti. Puis de la poire. Rien de pire que la déshydratation pour un sportif.

21H30 : arrivée à Calais. Achetage d’un gros pack de Leffe. Nous remontons dans le bus, attaquons le pack (le pack, c’est important en rugby) et perdons la notion du temps. Nous traversons la Manche par le Shuttle. C’est magnifique : ce grand tunnel de verre, avec des projeteurs éclairant les fonds marins nous permettant d’admirer toutes sortes de poissons tropicaux nous enchante. La poire est délicieuse.

Nuit : regardage de la demi-finale de Coupe du Monde 1999 entre la France (nous) et la Nouvelle-Zélande (eux). Superbe match. Contre toute attente, la France l’emporte 43 à 31, après un match de feu, un festival de Christophe Lamaison et des essais d’anthologie de ce même Chistophe Lammaison, de Christophe Dominici, de Richard Dourte et de Philippe Bernat-Salles. Jonah Lomu et ses coéquipiers sont humiliés. Excellente victoire. Nous pouvons essayer de dormir.

7H00 : Ai dormi 1H30. C’est peu. Mais bon, il fait désormais jour, nous sommes au niveau de Carlisle, dernière ville anglaise avant l’Ecosse, donc ça fait du bien de savoir que nous allons bientôt quitter ce territoire putride. Il reste 1/3 de la bouteille : Jacques et Daniel attaquent leur petit-déjeuner.

8H00 : nous entrons en Ecosse. Les paysages sont magnifiques. Il y a des moutons partout. Je mangerais bien un mouton.

9H45 : arrivée à Edimbourg. Distribution des drapeaux bleus aux trois éclairs. Nous remontons Princes Street, prenons un café (Christophe a besoin de caféine, Philippe et moi aussi) puis passons dans la vieille ville où nous faisons quelques emplettes : ours en peluche en kilt avec cornemuse, vache des Highlands en peluche, mouton écossais en peluche, drapeau écossais, fudge… Météo étrange : il ne pleut pas.

12H00 : arrivée à la Doric Tavern et prise de connaissance d’une loi cruelle : le dimanche, les pubs n’ont pas le droit de servir d’alcool avant 12H30. Nous prenons des cafés.

12H25 : la serveuse nous trouve sympathiques (normal : nous sommes sympathiques) et nous sert nos bières. Nous commandons nos haggis.

12H35 : les 3 haggis arrivent. Ils sont délicieux, accompagnés de deux purées et d’un géniale sauce au whisky. Nous ne pouvons pas perdre.

13H20 : prise d’un taxi pour rejoindre le stade de Murrayfield. Le chauffeur parle un dialecte étrange.

13H30 : arrivée à Murrayfield. Inspection des lieux. Il y a des toulousains. En dehors de ça, l’endroit semble plutôt fréquenté. Nous décidons d’entrer.

13H45 : nous prenons possession de nos places. De superbes animations enchantent nos yeux et nos oreilles en nous maintenant éveillés. Lâcher de ballons, groupe de pin-ups jouant due la merde au synthé et au violon en playback…

14H00 : nous avons soif. Les Leffe sont dans le bus, mais il me reste une Heineken tiède dans mon sac. Nous nous la partageons.

14H30 : annonce par le speaker des changements dans les XV de départ. La fourberie de Guy Novès éclate au grand jour. Le rugby n’intéresse pas cet homme. Le sport compte moins que le résultat pour ce sombre connard de mes deux tentacules.

15H00 : Coup d’envoi du match.

17H10 : Fin du match après prolongations. Mauvais match. Paris n’a pas gagné. Toulouse n’a pas perdu. Mais pas de vainqueur.

17H45 : Nous rejoignons les bus, finissons les derniers Pitch au chocolat et sommes informés que le départ vers Paris est planifié à 18H30.

18H30 : nous sommes tous dans le bus. Sauf Jacques et Daniel.

18H35 : Le président Max fait un passage sur le parking des bus pour saluer les supporters. Le geste est TRES apprécié.

18H45 : toujours pas de traces de Jacques et Daniel. Nous commençons à nous demander s’ils sont venus au Stade.

18H50 : Jacques et Daniel sont aperçus au fond du parking. Nous partons sans eux. Il reste de la place dans d’autres bus, ils se démerderont. Nous renonçons par ailleurs à faire voyager les supporters toulousains dans la soute.

20H30 : derniers achats écossais lors d’une pause dans le voyage. J’ai pris un haggis au gibier. On ne sait jamais. Parfois l’hiver est rude.

21H00 : je crains pour mon sommeil et pour mes genoux.

22H50 : Christophe finit sa sixième grille de mots fléchés sans assistance. Si je ne m’endors pas dans les deux heures qui viennent, je le fais bouillir dans de la sauce à la menthe.

23H25 : début de la projection du film Rasta Rocket.

23H37 : je m’endors. :

Nuit : le chauffeur passe la 6ème, on arrive au shuttle une heure en avance vers 5H00 (après avoir traversé Londres à grands coups d’accélérateur et de frein mais j’en sais rien, je dormais).

07H00 : après avoir encore un peu dormi dans le shuttle (et mis le livret de mots fléchés hors de portée de Christophe), nous repartons vers Paris.

08H00 : nous avons fait un long détour par Dunkerque. Involontaire semble-t-il. Toutefois, je garde un peu de sauce à la menthe pour le chauffeur au cas où…

11H50 : pour tenir la journée, nous nous envoyons une dernière rasade de poire.

12H20 : arrivée à Jean Bouin. Nous sommes accueillis en vainqueurs par les passants de la station Porte de Saint Cloud.

Conclusion : match de merde, excellent week-end.

Sylv@in95
24/05/2005, 16h30
merci pour ce récit très apréciable :lol:

Mary-Mary
24/05/2005, 17h23
c'était un fort joli récit dit donc!!!!!! :lol:

looping
24/05/2005, 21h33
Bah ce bus l'était bien sympa... yavai bien à boire (punch et autres) yavai de l'ambiance... entre nous. Désolé si on a dérangé des gens (william pollar par exemple) les twingos blanches etaient apréciées... La picardie, la creuse, le nord et paris était bien présent... je crois. Dommage que les joueurs ou Mr guazzini ne soit pas passé nous voir apres le match. mais jlé comprend. Merci pour tout en tout cas c'était énorme!

ToOm
25/05/2005, 04h28
Sympa comme CR.

Vous avez fait vite dites donc pour rejoindre le ferry bande de veinards ;)

zarton
25/05/2005, 10h00
Sympa comme CR.

Vous avez fait vite dites donc pour rejoindre le ferry bande de veinards ;)

Ah ça, c'est sûr qu'aux essais du Grand Prix de Londres, on devait pas être loin de la pôle !

:wink:

communard-8-141
26/05/2005, 00h22
bonjour,
il y a t il qq un qui a pris des photos... je pense, a voir tous les flash... :lol: sauf dans le shuttle :lol: , qu'il doit en avoir qui traine...
merci