Davit Kubriashvili : « Donner le maximum »

Publié le 03/04/2014
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Il termine le dernier entrainement de la journée. Douché et à peine changé, Davit Kubriashvili prend place dans les gradins du stade Jean Bouin pour évoquer avec nous la fin de saison du club, l'expérience qu'il peut lui apporter et sa vie à Paris. A la veille du quart des finales contre les Harlequins en Amlin Challenge Cup, le pilier international géorgien est évidemment plein d'ambition.

Davit, Comment sens-tu le groupe en ce moment ?
C’est sûr que c’était compliqué après ce match perdu contre le Racing Métro 92. Même si certains sont mis au repos pour cette rencontre face aux Harlequins, il ne faut rien lâcher. Pour moi le Challenge Européen est aussi important que le Top 14.

Comment vois-tu ce match face aux Anglais ?
Cela va être un match compliqué car ils amènent la grosse équipe d’après ce que j’ai compris. Mais pour moi, il faut tout faire pour le gagner. Devant notre public face à une belle équipe, il faut donner le maximum.

Les Harlequins vont aussi jouer un match primordial la semaine prochaine en championnat...
Ils sont en meilleure position que nous (6ème) et comme je le disais, ils viennent avec la grosse équipe. C’est donc un bon défi à relever.

Qu'est-ce qu’il faut faire dans ces moments délicats pour ne pas se prendre la tête ?
(Quelques secondes d'hésitation)... Il faut voir le prochain match. C’est l’expérience qui permet de garder les objectifs en tête.

Justement, tu as été champion d'Europe l'an passé et finaliste du Top 14 avec Toulon. Tu as les moyens d'apporter cette expérience des moments cruciaux d'une saison au sein du groupe...
C’est vrai que j’en ai. J’essaye de transmettre mon vécu à certains. Mais il n’y a pas que moi, il y a d’autres joueurs expérimentés. Cependant, c’est vrai qu’il nous a manqué un peu d’expérience sur certains matchs où on a lâché des points qu'on va peut-être payer à la fin de saison. Il faut continuer à essayer de prendre un maximum de points sur les trois derniers matchs, afin d'espérer se qualifier dans les six.

Toi personnellement, comment te sens-tu ?
Je me sens bien. Je reviens d’une blessure à la main qui m’a valu une opération et qui m’a écarté du terrain quelques semaines. Je suis entré en jeu face au Racing, cela s’est bien passé. Et là, je vais commencer contre les Harlequins donc je suis content de retrouver du temps de jeu.

As-tu réussi à t'adapter à la vie parisienne après avoir vécu cinq ans à Toulon ?
J’ai réussi mais j’ai mis du temps car je suis parti au dernier moment de là-bas. Il y a Olivier Missoup qui m’a aidé au début quand je suis arrivé et que je cherchais un appartement. C’était surtout ça le plus dur. Maintenant je suis bien installé. En ce qui concerne la vie parisienne, ça change de Toulon. C’est trop rapide (rires). A Toulon, le rythme de vie est plus lent et je suis plutôt quelqu’un comme ça ; calme. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir ce même rythme ici (à Paris). Il n’y a que quand ma femme vient qu’on sort pour visiter la ville. Sinon je vais à l’entrainement et je rentre chez moi directement. Le temps est aussi différent, il manque un peu de soleil et de chaleur (rires).

Qu’est-ce qui t’a amené à Paris ?
Le projet de Gonzalo Quesada m’a plu, j’espérais aussi avoir plus de temps de jeu qu’à Toulon. Et puis je voulais avoir un nouveau challenge. Quand je suis arrivé à Toulon, l’objectif était d’amener l’équipe le plus haut possible. On a d’abord eu du mal à se maintenir puis on a franchi toutes les étapes pour arriver à faire ce qu’on a fait la saison passée. A Paris, c’est un nouveau challenge pour moi, celui de participer à remettre le club parmi les meilleurs. En ce qui concerne le temps de jeu, j’espère que j’arriverai à en avoir plus.