Le Bonus au finish !

Publié le 10/01/2014
Partager

Paris s’est joliment imposé face à Prato lors de la 5ème journée d’Amlin Challenge Cup (31-3). Le bonus offensif acquis dans les tout derniers instants du match lui permet de rester maître de son destin en vue d'une qualification pour les quarts de finale.

Qu’on se le dise définitivement, cette saison le Stade Français Paris a du cœur. Mais il a aussi et surtout une rage de vaincre sans commune mesure. Car cet essai inscrit par Anton Van Zyl au bout du suspense est, une nouvelle fois, le symbole de l’état d’esprit insufflé au sein du groupe.

Cet essai, obtenu par la force des choses et à l’issue d’une très belle séquence parisienne, fera sans doute toute la différence dans la suite des événements. Avec le bonus offensif en résultante, Paris a toutes les cartes en mains pour valider sa première place et ainsi se qualifier en quart de finale lors de la prochaine journée.

Mais cela n’a pas été de tout repos. Car en face, les Italiens de Prato ne sont pas venus en victimes expiatoires. Dans sa forteresse de Jean Bouin et avec une équipe largement remaniée, Paris inscrit les premiers points sur pénalité grâce à la botte de Jérôme Porical (5’, 3-0). Il faut cependant attendre un peu plus longtemps pour voir se débloquer le compteur d’essais. Djibril Camara, bien lancé sur le côté gauche, est magnifiquement servi par une passe sautée et aplatit en bout de course (26’, 10-0). Puis c’est Romain Frou, en sortie de maul, qui conclut à son tour en plongeant dans l’en-but pour un essai validé après arbitrage vidéo (31’, 17-0).

Envie et détermination

La moitié du chemin pour le bonus est parcourue mais à ce moment, Prato met les barbelés, s’accroche et ne laisse que peu d’espace à Paris pour accomplir le travail entièrement. Il faudra attendre les dix dernières minutes – avec entre-temps une réduction de l’écart par Matte Falsaperla (54’, 17-3) – pour voir le jeu nettement s’emballer. Les Parisiens sont à la manœuvre, et surtout à la conclusion. Richard Kingi profite d’un superbe enchainement pour aplatir non loin des poteaux (73’, 24-3) ; avant ces dernières secondes de folie où les locaux, tout feu tout flamme, offrent à Anton Van Zyl cette conclusion tant espérée (80’, 31-3).

Le suspense fut donc total et intense. Les Parisiens ont une nouvelle fois montré toute leur détermination et l’envie d’accomplir quelque chose de grand cette saison. Ils prépareront désormais sereinement la dernière journée de phase de poule du Challenge Européen, qui les conduira jeudi prochain sur les terres portugaises du Lusitanos (21h00).