Juan Martín Hernández : « Des copains à vie »

Publié le 25/10/2013
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L’ouvreur polyvalent du Racing Métro 92, qui figure dans le groupe pour samedi, évoque le derby à venir au Stade de France face à son ancien club. Il revient également sur les bons moments qu’il a vécus à Jean Bouin, avant peut-être de refouler cette pelouse, flambant neuve cette fois, d’ici quelques mois.

Juan, on imagine que ce match doit toujours représenter quelque chose de spécial pour toi ?

Oui, c’est plus qu’un match. Évidemment que tous les matchs sont importants à gagner, mais un derby c’est un peu plus que ça. Pour les gens, c’est une rivalité entre deux clubs de la même ville. Pour les joueurs, les Présidents, les supporters, il y a beaucoup de choses en jeu. Le championnat est très long et il y a encore beaucoup de choses à faire avant de parler de qualification ou autre. Mais le derby, il faut surtout le gagner.

Comment vois-tu la rencontre de samedi ?

Je la vois très excitante ! J’imagine beaucoup d’engagement, beaucoup d’envie des deux côtés. Ça va être un très beau match de rugby, en tout cas je l’espère.

Vous restez sur deux bonnes performances en H Cup (victoire face à Clermont, match nul à Llanelli) mais aussi deux défaites en Top 14 (à Castres et face à Grenoble). Dans quel état d’esprit êtes-vous à la veille de « recevoir » Paris au Stade de France ?

Cette semaine, on s’est plutôt bien entraîné, on est en confiance, on a beaucoup d’envie. Ça va se jouer sur l’engagement. Alors celui qui domine sur ce point aura évidemment plus de possibilités de remporter ce match. Mais en face, Paris a aussi bien débuté la saison et est très bien en place. Le Racing trouve lui jour après jour ses repères. Ça va être, je pense, une très belle rencontre.

Quel regard portes-tu sur le début de saison du Stade Français Paris justement ?

J’ai pu parler un peu avec Gonzalo Quesada depuis mon retour de sélection. Il est globalement plutôt content. Moi comme j’étais au Four Nations et qu’ils ne diffusaient pas les matchs, je n’ai pas pu voir les images. Gonzalo me racontait qu’il y a un bon groupe, un bon état d’esprit et que ça travaille beaucoup. Alors normalement, ça doit payer. Et on voit que c’est le cas en ce début de saison.

Tu as passé près de six ans au club. Que gardes-tu de ces années-là ?

Que Paris était une équipe qui gagnait, une équipe au grand cœur, championne de France … Tout ça faisait que l’entente dans le groupe était au top et qu’on passait de très bons moments. C’était aussi ma première expérience professionnelle. Je suis arrivé en 2003 où il y avait pas mal d’Argentins et beaucoup d’internationaux. J’ai rencontré du beau monde, notamment Max Guazzini et Alain Élias qui ont toujours été là pour nous aider. C’était une très belle expérience, j’aime beaucoup ce club.

Et tu as aussi longtemps joué à Jean Bouin, dont le nouveau stade est enfin terminé. Que ressens-tu par rapport à ça ?

Déjà, j’aimais beaucoup l’ancien stade. C’est une enceinte très particulière pour moi et pour beaucoup d’autres, comme Rodrigo Roncero ou Agustín Pichot avec qui on passait beaucoup de temps là-bas. Pareil avec Thomas Lombard, Christophe Moni ou encore Christophe Dominici… tous ces anciens qui ont fait vivre le club. Et même quand ils se sont arrêtés, ils venaient toujours au stade, mangeaient avec nous… C’était un très bon souvenir.

Pressé alors d’y faire tes premiers pas lors du prochain derby ?

Oui, j’aimerai bien y jouer mais je dois dire que l’ancien stade va me manquer. Depuis mon retour des Sharks (en Afrique du Sud, ndlr), je n’ai plus rejoué à Jean Bouin. Quand je suis arrivé au Racing, on jouait au Stade de France ou à Charléty donc je n’ai pas pu y retourner. Tant pis... Maintenant il y a un très beau stade fourni par la Ville de Paris, grâce au travail de plusieurs années réalisé par Max Guazzini, qu’il faut remercier surtout pour le rugby. J’espère en tout cas être présent lors du prochain rendez-vous à Jean Bouin face au Stade Français Paris.

Y a-t-il un message que tu aimerais faire passer à tes anciens coéquipiers, ou à ton ancien coach Gonzalo avant le derby ?

Non, on se voit souvent, tous les jours presque pour ces messages-là ! Juste que ce sont des copains qui resteront à vie. Et pour Gonzalo, quand on s’est eu au téléphone, je lui ai dit que je voulais lui rendre visite. Je n’en ai pas encore eu l’occasion car on a eu beaucoup de choses à faire ici au Racing, notamment avec l’arrivée du nouveau staff. J’ai eu pas mal de travail à fournir pour bien me remettre en place. Mais comme j’habite juste en face de Jean Bouin, je passerai visiter le stade très prochainement et j’en profiterai pour parler avec Pato et Gonzalo !