Laurent Sempéré : « Le devoir prédomine »

Publié le 01/10/2013
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Le talonneur parisien, très en vue lors des dernières rencontres, a accordé de son temps pour évoquer la réussite actuelle du Stade Français Paris. Il évoque de son point de vue la maturité du groupe, l'importance du collectif et l'envie de donner toujours plus à chaque match.

Paris est premier au classement après huit journées, soit presque un tiers du championnat. C'est tout de même significatif, non ?

Oui c'est significatif, ça fait toujours plaisir de voir les gens autour de soi si heureux, les proches, et puis surtout les fans qui n'ont jamais arrêté d'y croire. C'est quelque part une récompense pour eux. Cela étant dit, c'est différent pour nous qui avons appris par le passé à ne pas se focaliser sur le classement. Quand on traverse une mauvaise passe sportivement, on apprend à relativiser et à rester concentré sur le match qui vient. On veut garder cet état d'esprit et ne pas faire l'erreur de tomber dans le confort.

Penses-tu que quelque chose de spécial s'est créé au sein du groupe à l'intersaison ? Une cohésion, une ambiance particulière ?

Oui, tout s'est très bien emboité. On s'entend bien et on arrive surtout à tous répondre présent les jours de match. Le groupe a mis du temps à grandir mais il a grandi solidairement ; et il a réussi a se mettre dans une position mentale solide qui nous permet d'être conquérants et ce, tous en même temps. Voilà peut-être où est la différence aujourd'hui. Après, regardons les choses en face : nous ne sommes pas au dessus du lot, loin de là ; nous gagnons nos matchs mais nous les gagnons difficilement. Il ne faut pas se voir plus beau qu'on ne l'est.

La concurrence au talonnage est élevée à Paris et tu es pourtant le titulaire le plus récurrent. Un vrai signe de confiance de la part des coachs ?

Oui peut-être, mais voilà encore une chose qui est fragile. Comme tu dis la concurrence est présente, elle est présente à tous les postes et cela nous permet d'avancer car tout le monde a envie de répondre présent et de se donner à 100% quand le devoir appelle. Mais pour moi, c'est surtout ce sentiment de devoir qui prédomine.

Un devoir régulièrement accompli pour toi qui est l'auteur de très bonnes perfs en ce début de saison, notamment en mêlée fermée. Quel est le secret de cette mêlée qui prend souvent l'ascendant sur ses adversaires ?

C'est souvent la première ligne qui récolte le fruit des bonnes performances en mêlée fermée mais il ne faut pas négliger les Deuxième et Troisième Lignes qui poussent derrière. Ils sont solidaires de nous et les nouvelles règles sollicitent et valorisent énormément leur rôle. C'est même souvent eux qui peuvent faire la différence en poussant plus fort que leurs vis-à-vis respectifs.

Un mot sur le prochain adversaire, le Stade Toulousain chez lui à Ernest-Wallon. Un véritable choc des « Stade » ?

Je crois qu'il n'y a pas besoin d'autres sources de motivation que le simple fait de pouvoir aller jouer à Toulouse. C'est une belle équipe, une équipe qui nous inspire. On aura tous un joueur de niveau international en face de nous. Donc voilà, nous y allons sur la pointe des pieds, voir ce qui se fait de mieux en la matière mais aussi dans le but d'arriver à exporter notre jeu.