Rabah Slimani : « Le modèle, c’est Pieter de Villiers »

Publié le 10/09/2013
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Le jeune pilier parisien, fraichement convoqué au sein du groupe France, évoque l’excellent début de son équipe à Jean Bouin. Il se projette également sur la réception de Brive, un promu qu’il ne prend vraiment pas à la légère.

Rabah, deux matchs à Jean Bouin, deux victoires. On ne peut pas rêver meilleur départ ?

Oui, c’est sûr que le nouveau Jean Bouin nous a vraiment boostés et que c’est toujours bon de commencer avec deux victoires, surtout à la maison. On a un peu galéré à Grenoble mais on s’est bien repris face à Biarritz. Et puis après le match à Castres, on avait à cœur de se rattraper à la maison. Notre objectif sera de ne pas perdre à Jean Bouin et surtout de gagner un maximum de matchs à l’extérieur.

On imagine que tu as ressenti quelque chose de vraiment particulier, toi le Parisien issu de la formation Rose et Bleu, et titulaire lors de ces deux premiers matchs à domicile ?

Oui, j’ai eu la chance d’avoir connu l’ancien Jean Bouin et d’y avoir joué ; alors c’est quand même une sacré fierté de fouler la pelouse du nouveau. J’espère vraiment que ce sera le début d’une nouvelle ère.

On a vu que l’équipe était très performante en mêlée depuis le début de saison et l’instauration des nouvelles règles. T’es-tu déjà bien adapté à ces dernières ?

Oui, personnellement je me sens à l’aise. Ça ne vient pas du premier coup mais on essaye de bosser à l’entrainement. Après c’est vrai que l’année dernière on était déjà assez performant dans ce domaine, même avec les anciennes règles. On était sur une bonne dynamique alors on continue sur cette lancée.

Et puis bien sûr, il y a cette convocation dans le groupe France. Une grosse fierté pour toi, non ?

Oui c’est sûr, je suis très content. Après ce n’est qu’un début ; un stage de trois jours. Rien ne dit que pour la suite je serai pris, mais je suis déjà content de faire partie de la liste des 30 et fier de représenter le pays.

D’autant que tu y retrouveras Pascal Papé, et notamment Alexandre Flanquart après que Jules Plisson et Hugo Bonneval aient eux aussi été appelés il y a de cela quelques mois. Un vrai bon signe pour la formation parisienne ?

Mine de rien à Paris, on est pas mal issus des équipes de jeunes et du Centre de Formation à jouer en équipe première. D’autres en sont aussi sortis et jouent en Pro D2. On peut dire que dans l’ensemble ça marche plutôt bien !

Y a-t-il un joueur à ton poste que tu suis particulièrement, ou qui te sert de modèle ?

Pour être honnête actuellement, pas vraiment. Mais parmi les anciens, il y a Pieter de Villiers qui m’a donné des conseils quand j’étais plus jeune. Je pense que c’est surtout lui le modèle !

Après Clermont, c’est Brive qui se présente à Jean Bouin samedi. Un promu pour une rencontre très accrochée ?

Oui, il va falloir s’attendre à un gros combat. On sait que quand elles montent, les équipes de Pro D2 mettent beaucoup de jeu devant et sont très agressives. Après, il ne faudra pas tomber dans la facilité parce qu’on a gagné contre Clermont à la maison ou parce qu’on y a fait deux bons matchs… Il faudra justement continuer le boulot qu’on a commencé et montrer que, quelle que soit l’équipe quand on vient à Paris, c’est vraiment dur !