Interview de Pierre Rabadan

Publié le 11/10/2012
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Pour le premier match de l'Amlin, Pierre Rabadan s'attend à un vrai match à l'anglaise. Ce sera l'occasion pour lui et pour certains de retrouver du temps de jeu.
Pour le premier match de l'Amlin, Pierre Rabadan s'attend à un vrai match à l'anglaise. Ce sera l'occasion pour lui et pour certains de retrouver du temps de jeu. Cependant, il prévient que l'équipe ne galvaudera pas cette compétition.

Ces deux dernières saisons tu étais souvent mis au repos pour les matchs d'Amlin. Cette année, elle va te permettre de retrouver du temps de jeu. Comment te sens-tu depuis ta blessure ?


Cette compétition tombe au bon moment pour les joueurs. Certains vont pouvoir se reposer alors que d'autres retrouvent du temps de jeu. L'Amlin est une bonne opportunité pour moi de retrouver le terrain et de me remettre en forme pour la suite de la saison.  Cette blessure au mollet est derrière moi, cela a été long, mais maintenant je n'ai plus d'appréhension. Il me manque juste du temps de jeu pour retrouver rapidement des repères et redevenir performant pour aider l'équipe.
 


Cette compétition permet de faire tourner l'effectif mais aussi de retrouver une bonne dynamique ?

Un groupe c'est 35-40 joueurs. C'est l'occasion de montrer que l'on est un groupe homogène et qu'on peut jouer sur les deux tableaux. Si l'équipe tourne bien même sans ses titulaires habituels, cela peut mettre une pression positive qui montre que personne n'est irremplaçable. Cela voudra dire que l'on pourra s'appuyer sur tout le monde. L'équipe en a besoin pour être performante durant toute la saison.


D'autant plus que la poule semble être plus difficile cette année ?

Elle sera plus difficile des années précédentes. On ne connaît pas trop les London Welsh, mais leurs résultats montrent que c'est une équipe sérieuse. C'est une équipe très physique qui joue beaucoup sur cela. Grenoble est la bonne surprise du Top 14 et la double confrontation sera délicate.  Après, l'équipe italienne reste en retrait. On avait l'habitude d'avoir une seule  bonne équipe dans la poule. Cette année il y en a deux, donc à nous de relever ce défi.

Que savez-vous de cette équipe des London Welsh ?

Malgré leur recrutement tardif avec notamment des joueurs qui ont évolué au Stade Français Paris (Arthur Joly et Franck Montanella), c'est une équipe qui joue simplement et à l'anglaise. Cette équipe possède beaucoup de joueurs costauds qui proposent du jeu très physique.  Depuis le début de la saison, elle a accroché les meilleures équipes anglaises. Elle a battu Sale, Exeter et perdu de peu contre les Saracens.  De notre coté, plusieurs joueurs rentrent dans le groupe pour ce match. On va s'attacher à faire des choses simples. De toute façon, on ne sera pas surpris par l'intensité physique qui nous sera proposée. On devra être au même niveau, voir un cran au dessus pour réussir à imposer notre jeu.

Ce n'est pas difficile de partir dans l'inconnu ?

C'est aussi intéressant de jouer des équipes que tu ne connais pas. Bien sur, je préfèrerai  jouer le Leinster, Cardiff ou les Harlequins. Pour l'instant nous ne  sommes pas en H Cup parce que nous avons fait deux saisons sportivement qui ne nous ont pas permis d'y être.  C'est une étape par laquelle on doit passer pour retrouver une équipe capable de jouer la H Cup. Ce premier match en Angleterre sera très compliqué et un bon test pour s'étalonner. C'est toujours difficile d'aller jouer en Angleterre.

L'objectif sera de la gagner ?

Cela fait trois ans que nous essayons de la remporter. Nous jouons toujours cette compétition à fond. L'objectif sera d'aller au bout ou de s'en rapprocher le plus possible. Le groupe veut une équipe forte, combative qui joue tous ses matchs pour les remporter. Il faut partir avec cette ambition même si nous savons que nous ne pouvons pas gagner tous nos matchs. Pour moi, si on démarre une compétition avec pour objectif de ne pas la gagner, autant ne pas la disputer.