Charles-Mathon n'a cette fois pas cédé

Publié le 30/08/2014
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De son déplacement dans l’Ain comptant pour la 3ème journée du Top 14, le Stade Français Paris a ramené une rude défaite face à un Oyonnax révolté (6-33).

Portés par les encouragements de tout un peuple, par l’obligation de s’imposer à domicile après deux défaites à l’extérieur, les locaux n’ont pas failli. Difficile d’émerger dans ce contexte et de rééditer l’exploit de la saison dernière. D’autant que l’équipe parisienne affichait plusieurs nouveaux visages sur la feuille de match. Krisnan Inu et Vincent Mallet pour leur première titularisation, Hugh Pyle et Monty Ioane pour leur première en Top 14. Des choix forts et réfléchis, pour une ambition et des objectifs toujours clairement affichés. Il fallait tenir, et tout tenter pour renverser Charles-Mathon.

Au coup d'envoi, le défi paraît grand mais pas impossible. Les Parisiens répondent à l’opposition par de jolis mouvements comme cette percée de Meyer Bosman, bien relayée jusqu’à l’aile pour Monty Ioane qui réalise ses premières percussions. Pendant une dizaine de minutes, les visiteurs sont en place, sûrs de leur jeu et auteurs de plusieurs coups d’éclats, jusqu’à cette terrible banderille… adverse.

Yves Donguy est à la course avec l’ailier stadiste, il semble l’auteur d’une légère poussette que l’arbitrage vidéo ne signale pas. Résultat, essai validé en coin  (13e, 5-0). Les Oyonnaxiens semblent maintenant déchaînés. Ils mettent la main sur le ballon et prennent un net avantage au score. Après une pénalité de Benjamín Urdapilleta (18e, 8-0), le premier marqueur du match réitère en coin à la suite d’un léger cafouillage au sol (20e, 13-0). Les Parisiens se révoltent, Raphaël Lakafia est à la charge, toute l’équipe suit dans son sillage. Ils obtiennent alors une pénalité que Jérôme Fillol réussit sans trembler, à près de 40 mètres excentré sur la gauche (34e, 13-3).

Rebondir à domicile

Mais jusqu’à la mi-temps, la pression des locaux est toujours aussi forte. Et au retour des vestiaires, la physionomie globale ne change pas. Au coup de pied de l’ouvreur argentin (47e, 16-3), le demi de mêlée parisien répond par sa botte (50e, 16-6). Malgré tous les efforts déployés, ce sont là les seuls points que parviendront à convertir les joueurs de la capitale. Dominateurs en mêlée, les Oyomen en profitent pour enquiller de nouveau (61e, 19-6). Aux offensives parisiennes, ils répondent par des contres ravageurs qui déstabilisent bien souvent l’arrière-garde stadiste. Et à force de pousser, le verrou finit par céder. Benjamín Urdapilleta, encore lui, parvient à contrer un dégagement au pied de Jules Plisson puis à aplatir sous les perches (77e, 26-6). Avant que Roimata Hansell-Pune ne soit idéalement servi pour filer à son tour dans l’en-but (80e, 33-6).

Le score est lourd. Les Parisiens se sont vus surpassés par l’envie de gagner des Oyonnaxiens à domicile, sublimés par la ferveur de leur public. Pour autant, la saison ne fait que commencer. Et après deux victoires en autant de matchs, il fallait bien un premier écueil. Les hommes de Gonzalo Quesada auront tout le loisir de se rattraper. Dès samedi de préférence, à l’occasion de la réception de l’Aviron Bayonnais contre lequel il faudra absolument rebondir à Jean Bouin.