Les Stades se neutralisent

Publié le 22/03/2014
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Le Stade Français Paris et le Stade Toulousain se quittent sur un score de parité au terme d’un match très rythmé (27-27). Avec sept essais inscrits, le choc des Stades a tenu toutes ses promesses.

Un « Classique » ne meurt jamais. Et quand il est joué dans un Stade de France aussi bien garni, de drapeaux roses et de supporters en folie, tous les ingrédients sont réunis pour vivre une belle fête du rugby.

L’enjeu entre le quatrième au classement – Paris – et le cinquième – Toulouse – est bien présent au coup d’envoi, mais le jeu, lui, n’en est pas moins prégnant. Dès les premières minutes, les locaux mettent la pression. Julien Dupuy, déjà auteur d’une pénalité très rapide (3’, 3-0), prend l'intervalle pour filer dans l’en-but (8’, 10-0). Toulouse réagit dans la foulée par l’intermédiaire de Luke McAlister (10’, 10-5). Les débats sont bien lancés et ne faiblissent pas. Quelques instants plus tard, Jules Plisson est superbement servi par son demi de mêlée et se jette dans l'en-but malgré le retour de deux défenseurs (17’, 17-5). Peu après, une nouvelle pénalité de Julien Dupuy (28’, 20-5) ainsi qu’un essai d’Alexandre Flanquart à la suite d’une contre-attaque rondement menée (33’, 27-5) finissent de creuser l’écart, là où Jean-Marc Doussain réduit légèrement la marque (39’, 27-8).

La dernière ligne droite

Au retour des vestiaires, la physionomie change quelque peu. Car en face, le quadruple champion d’Europe ne s’est pas déplacé à Paris pour faire du tourisme. Si la première période a été nettement dominée par des Soldats Roses sans complexe, la seconde est bien plus disputée en raison d’une révolte haut-garonnaise, pragmatique et efficace. Les actions s’enchainent très rapidement et peu de temps après le renvoi, Toulouse marque par Jano Vermaak (41’, 27-13), puis par Iosefa Tekori (50’, 27-20). Les Parisiens tiennent bon en touche, en mêlée et dans les rucks malgré l’insistance des visiteurs ; les avants fournissent de gros efforts et les trois-quarts se procurent plusieurs occasions. Mais la fin de match approche et la fatigue se fait sentir. Quand les cloches résonnent, une partie du public se lève. Les Toulousains pilonnent la ligne et sont récompensés par un franchissement presque sous les poteaux de Yohan Montès (80’, 27-27).

Frustrante, cette fin de match pourrait sonner comme une défaite dans la tête de beaucoup. Pour les Stadistes, elle servira surtout d’élément moteur pour aborder cette dernière ligne droite, en championnat et en coupe d'Europe, de la meilleure des manières.

Le club donne désormais rendez-vous à tous ses supporters samedi prochain. Paris accueillera le Racing Métro 92 à Jean Bouin pour un derby qui s’annonce explosif. Ne manquez surtout pas l’occasion d’encourager vos joueurs !

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