Jeff Dubois : « Toulouse est revenu à son niveau »

Publié le 18/03/2014
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A quelques jours du match contre le Stade Toulousain samedi (15h) au Stade de France, Jeff Dubois est revenu entre deux mises en place tactiques sur cet adversaire qu’il connaît bien. L’entraîneur parisien a joué au stade Ernest Wallon pendant trois saisons (2004-2007). C’est donc avec une émotion particulière qu’il évoque l’un des chocs de la saison du Top 14.

Jeff, comment sens-tu le groupe en ce début de semaine, à l’approche de cette reprise et de ce match ?
Très concentré, très concerné, cela fait quinze jours qu’on prépare la rencontre. On a bien travaillé, je pense qu’on est prêt. Il nous tarde d’être samedi.

Depuis deux jours, tu as récupéré les internationaux. Comment gère-t-on ces retours ?
Au mieux. Il faut voir l’état de forme des joueurs. Cela n’a pas été facile pour eux tout au long du Tournoi où ils ont subi pas mal de critiques. Il faut aussi voir le côté psychologique avec eux. Ceux qui seront aptes joueront, d’autres seront remplaçants et rentreront. On va s’adapter.

Comment as-tu trouvé leurs prestations lors de cette édition ?
Sur l’ensemble du Tournoi, je crois qu’ils ont tiré leur épingle du jeu. Ce n’était pas facile pour Jules, Hugo et Rabah qui découvraient le 6 Nations. Collectivement c’est autre chose, mais eux individuellement, ils s’en sont bien sortis.

Samedi, c’est le début d’une série de trois matchs importants à domicile. D’abord Toulouse, un adversaire direct…
Tous les matchs sont importants, surtout à cinq journées de la fin du championnat. Il y a dix clubs qui peuvent encore se qualifier parmi les six. Je crois que cela fait un petit moment qu’un tel scénario n’était pas arrivé. Toulouse vient samedi puis c’est autour du Racing Métro 92 la semaine d’après. Les deux équipes sont derrières nous ; le but c’est qu’on soit toujours devant eux à l’issue des deux rencontres.

Comment trouves-tu Toulouse actuellement ?
C’est une équipe qui est revenue à son niveau. On l’a vu face à Perpignan contre qui elle a inscrit 37 points. Le club a récupéré tous ses blessés, notamment Luke McAlister qui mène le jeu à la perfection, plus tous ses internationaux. On va donc retrouver une grosse équipe en face avec 23 mecs en forme.

Eux aussi ont un calendrier chargé…
Les Toulousains se trouvent dans une situation où ils ont besoin de points puisqu’ils se déplacent chez nous et à Toulon le week-end d’après. Puis, ils doivent préparer le quart de finale de H-Cup au Munster. Ils n’auront donc pas le choix, ils aligneront leur meilleure équipe.

Rencontrer Toulouse pour toi, c’est toujours particulier…
Oui parce que j’ai gardé beaucoup d’amis là-bas, dont des joueurs qui jouent encore. C’est toujours sympa de les retrouver. Au match aller, on avait réalisé une bonne troisième mi-temps malgré les 40 points que l’on s’était pris. J’espère que sur ce match-là, on prendra notre revanche et que l’on pourra fêter cela tous ensemble.

Puis, il y a le match en Amlin Challenge Cup...
A choisir, je préférerais qu’on puisse se qualifier en championnat dans les six premiers pour pouvoir connaître la H-Cup la saison prochaine. Évidemment, on ne va pas galvauder à domicile le match contre les Harlequins. C’est toujours un honneur de jouer contre les Anglais. Dans notre stade, cela sera magique. Mais d’abord on va se concentrer sur Toulouse, puis le Racing.

Cela représente quoi pour toi d’évoluer au Stade de France ?
C’est intéressant de jouer dans cette enceinte qui sera pratiquement pleine. Je connais bien le stade. Lors des précédentes éditions, je suis venu avec Toulouse en tant que joueur et samedi, j’y serai en tant qu’entraineur du Stade Français Paris.

Comment se passe pour toi cette première année au Stade Français Paris ?
Je suis très content et heureux. Cela se passe très bien avec l’ensemble du staff, on est uni tous ensemble. Les joueurs aussi également. Je crois qu’on a envie de faire quelque chose. Après cela va dépendre beaucoup des matchs à venir. Si on arrive à franchir ces écueils, on peut rêver à des choses meilleures.