Le Stade Français Paris s’incline à Toulouse

Publié le 24/03/2013
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Dans une rencontre âpre et très engagée, le club de la capitale a subi le réalisme et l'expérience du Stade Toulousain sans jamais avoir démérité dans le jeu ni dans l'engagement (défaite 16-43). Nicolas Bézy est sorti sur civière en seconde période.

Le Capitole contre la capitale. Un " Classique " qui ne meurt jamais quel que soit le classement des deux rivaux historiques du championnat. Et en clôture de la 22ème journée de Top 14, cette opposition des Stade a tenu toutes ses promesses.
Les Parisiens sont les premiers à dégoupiller grâce à la botte de J. Porical, quelques secondes à peine après le coup d'envoi (0-3, 2'). Présents dans les rucks et en défense, ils tiennent même la dragée haute à toute l'armada toulousaine, actuelle 3ème au classement (3-6, 23'). Jusqu'à cette erreur d'appréciation de l'arbitre : Y. Huget arrive lancé et transperce la ligne d'avantage sur un service en-avant de L. Burgess - non signalé par l'homme au sifflet - pour un essai ensuite validé sous les poteaux (10-6 après transformation, 26'). Les Parisiens ne se laissent pas désarçonner et repartent à l'attaque sous l'impulsion d'un J. Fillol très en jambes. Ils recollent alors logiquement sur pénalité (10-9, 32') et tiennent ce score jusqu'à la mi-temps. Avant que tout ne s'emballe définitivement.

Car au retour des vestiaires, Toulouse effectue un quadruple-changement et fait entrer ses internationaux les plus expérimentés. Avec L. Picamoles et
T. Dusautoir notamment, l'équipe haute-garonnaise enchaîne les temps de jeu et se voit récompenser par un essai de V. Clerc en coin (15-9, 51'). Paris ne lâche rien et quelques minutes plus tard, sur un magnifique mouvement des trois-quarts, F. Fainifo déchire la défense adverse et permet à son équipe de reprendre l'avantage après transformation de J. Porical (15-16, 55').
Pas pour longtemps hélas car les internationaux adverses frappent fort.
Y. Huget, décidément très en vue, échappe à la défense parisienne après un gros travail de C. Poitrenaud et V. Clerc (22-16, 58'). Puis, à la suite d'une action quelque peu brouillonne, T. Dusautoir profite d'un décalage de son talonneur J. Bregvadze pour y aller de son essai également en coin (29-16, 62').

Transversale, poteau et civière

En toute fin de match et dans le sillage de son pack dominateur, le passeur décisif géorgien se mue en finisseur pour conforter le bonus offensif des locaux (36-16, 76'). Et alors que les Parisiens tentent une ultime offensive, M. Médard récupère un ballon perdu et file en contre sur 60 mètres pour un essai finalement anecdotique (43-16, 81').
Paris s'incline lourdement sur la pelouse d'Ernest Wallon mais n'a à aucun moment démérité dans le jeu, ni dans l'engagement. Preuve en est ce terrible sacrifice de N. Bézy sur une percussion de L. Picamoles, obligeant l'ancien toulousain à sortir sur civière avec minerve serrée autour du cou (75'). Et si le club parisien avait connu plus de réussite à certains moments clés du match - comme lors de cette transversale et de ce poteau trouvés par la botte de J. Porical sur pénalités (10', 64') - l'épilogue aurait peut-être été tout autre.
 
Le Stade Français Paris doit maintenant tourner la page et récupérer au plus vite. Samedi prochain se profile déjà un autre choc au Grand Stade Lille Métropole. Le club de la capitale y accueillera en effet le RC Toulon pour le compte de la 23ème journée de Top 14. Une grande première dans cette enceinte.