Hugo Bonneval : « Savourer ce moment »

Publié le 11/02/2014
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C'est à la fin de la traditionnelle séance vidéo, au domaine du Saut du Loup, que l'arrière Hugo Bonneval, a pris le temps de s'exprimer. Le désormais international de 23 ans est revenu sur ses premiers pas sous le maillot du Coq, ainsi que sur ses excellentes performances en club.

Hugo, première sélection, premier essai... On ne peut pas rêver meilleurs débuts internationaux ?
Cela s’est très bien passé, j’ai la chance de pouvoir marquer pour ma première cap. Le fait que l’équipe gagne son deuxième match du tournoi et reste invaincue pour le moment, c'est aussi très bien.

As-tu pensé à quelque chose en particulier au moment d’aplatir ?
J’étais très content car ça faisait longtemps que je n’avais pas marqué. Mais sinon, je n’ai pensé à rien en particulier, je voulais juste savourer ce moment.

Le fait d’être entouré de plusieurs joueurs du club, comme Pascal Papé, Rabah Slimani, Jules Plisson ou encore Alexandre Flanquart, t’a-t-il aidé à te préparer mentalement ; à te sentir plus à l’aise dans le groupe ?
C’était très sympa d'être six Parisiens en début du stage, au Canet-en-Roussillon. Le fait d’être plusieurs rassure un peu et permet de s’intégrer plus facilement. Surtout que le capitaine du XV de France n’est autre que Pascal. On a donc la chance de le côtoyer tous les jours et si on a un souci ou quelques questions, on peut rapidement se tourner vers lui car il est toujours de bons conseils.

Justement, Pascal et Jules - qui venait de débuter en Bleus face à l’Angleterre - t’ont-ils prodigué quelques conseils ?
Pas spécialement, Pascal m’a surtout indiqué deux/trois erreurs à éviter en rapport avec les émotions avant le coup d'envoi. Je voulais prendre cette rencontre comme un match très important à titre personnel et collectif, mais aussi comme un match de rugby avec les mêmes routines que j’ai en club.

Avec ces six joueurs au début du stage, il devait y avoir quelques airs du Stade Français Paris en équipe de France non ?
C’est appréciable. Cela démontre surtout que le Stade tourne bien. C’est le club qui nous rend cela. Grâce à ses performances, nous joueurs, avons la chance de pouvoir postuler en équipe de France. C’est très bien.

Comment as-tu trouvé le niveau de jeu lors de ce premier match face à l’Italie, par rapport à ce que tu côtoies chaque week-end en championnat ?
Le Top 14 est de plus en plus relevé chaque année, toutes les grandes stars veulent venir y jouer. Je pense que le niveau est très élevé. Ensuite, bien sûr, le niveau international est supérieur à ce qui se passe tous les week-ends en France. Le fait de jouer face à de grandes stars du rugby mondial permet de s'étalonner un peu. Je pense que c’est bien pour nous d’avoir des matchs de très haut niveau toutes les semaines.

Avez-vous pu échanger un peu avec Sergio Parisse à la fin de la rencontre ?
Je l’ai cherché du regard avant le match mais je ne l’ai pas vu (sourires). Au retour des vestiaires et à la mi-temps, j’ai pu lui taper dans la main. C’est un très grand joueur et je me suis rendu compte en jouant face à lui que c’est beaucoup plus facile de l’avoir dans son équipe que de l’avoir contre soi. C’est un « Monsieur du rugby » et c’est vraiment plaisant d’évoluer à ses côtés.

Prochaine étape en Bleus : le Pays de Galles, double tenant du titre, chez lui. Un vrai gros défi en perspective ?
Oui mais avant tout, les joueurs retournent dans leur club pour pouvoir effectuer cette (19ème) journée du Top 14. Ensuite, c’est vrai qu'on va se projeter assez rapidement sur le match contre les Gallois, parce qu’on les joue vendredi soir. Ils sortent d’une lourde défaite et on sait très bien que ce n’est jamais facile de gagner chez eux. Cela fait deux ans d’affilée qu’ils sont tenants du titre, c’est une très très belle équipe. On s’attend donc à un très gros défi à Cardiff.

En parlant du club, est-ce que tu as pu suivre un peu le match à Clermont ?
Non, on ne l’a pas vu car on était à ce moment-là dans le bus pour aller au Stade de France !

Pour finir, la belle semaine continue puisque tu vas recevoir l’Oscar Midol du meilleur joueur du mois. L’année 2014 démarre sur les chapeaux de roue pour toi !
C’est sûr qu’en ce moment tout va bien. Il faut s’avoir profiter et apprécier ces moments-là. Mais il ne faut pas oublier que cela va très vite et si j’ai la chance aujourd’hui de pouvoir jouer en Équipe de France et recevoir ce prix, c’est parce qu’avec les copains, on se défonce tous les week-ends sur le terrain. Cette distinction individuelle représente plus le travail collectif qui est réalisé à Paris depuis le début de saison. C’est grâce à tout le monde et surtout aux avants qu'on a de bons ballons à l’arrière. Ils nous donnent la chance de briller !