Tu viens de jouer deux matchs d’affilée, ça faisait longtemps que cela ne t’était pas arrivé : ça doit te faire du bien, non ?
J’avais quand même pas mal enchainé l’année dernière en fin de saison mais il est vrai que j’avais eu une grosse coupure du fait de ma suspension. C’est sûr que ça fait du bien de jouer, de se sentir valorisé et de voir que l’on a confiance en moi.
C’est toi qui as exprimé le désir de retrouver le Stade alors qu’il te restait encore un an à Toulon. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?
J’avais envie de rentrer à Paris. Je connais bien le Stade Français Paris (ndlr : Olivier y a évolué en 2003-2004) et je sentais que je pouvais apporter quelque chose. Et puis, je suis chez moi ici : je suis né ici, j’ai grandi ici, j’y ai tous mes amis, ma famille... J’avais besoin de me ressourcer près des miens.
Deux matchs en tant que titulaire : on peut parler d’une intégration réussie, non ?
Oui ça va vite mais il faut faire attention ça peut aller vite dans l’autre sens aussi. C’est positif, c’est bien pour moi mais je veux aller de l’avant. Les deux matchs sont passés, maintenant il faut se concentrer sur la rencontre à venir. Je vais essayer d’apporter une nouvelle fois tout ce que je peux afin de rester dans la continuité.
Après ces deux premiers matchs contre Montpellier et Bayonne, quelles sont tes impressions sur l’équipe qui est en train de se mettre en place ?
Il y a des joueurs de grand niveau dans l’équipe et l’effectif est très bon. Ça se passe également très bien avec les coachs. J’apprécie beaucoup l’état d’esprit du staff. Je suis sûr qu’il y a de quoi faire de bonnes choses, de très bonnes choses.
Qu’est-ce qui, selon toi, a pêché lors du match contre l’Aviron Bayonnais la semaine dernière ?
Nous avons un peu joué à l’envers : nous avons joué comme si nous étions à domicile alors que nous jouions à l’extérieur. C’est un truc que j’ai appris à Toulon : on ne peut pas évoluer de la même façon chez soi et en déplacement. Je pense que c’est ça qui nous vaut de repartir sans aucun point. Le bilan est tout de même encourageant : un essai en deux matchs, par rapport aux statistiques en défense du Stade l’année dernière, on part bien. Il s’agit d’enchaîner et de continuer à ne pas laisser passer d’essais.
En tant que nouvelle recrue, on sent que tu n’es pas trop démotivé par la malédiction de l’équipe à l’extérieur l’an passé. Quel est ton état d’esprit à l’approche du match contre Grenoble vendredi ?
Grenoble est une très belle équipe qui a proposé du très bon jeu l’année dernière. Ils sont partis gagner à Bordeaux et il n’y a pas de matchs gagnés par hasard. Premier match à l’extérieur, premier match gagné : ça impose le respect. On y va avec l’objectif de faire un bon match, leur donner le haut niveau qu’ils sont venus chercher en TOP 14.
Qu’est-ce qu’il va falloir changer par rapport à Bayonne avant de partir pour Grenoble ?
J’essaie de rester dans mon rôle. Il faut souligner une bonne mêlée et une très bonne touche défensive. Il faut qu’on reste dans cette même dynamique : ne pas laisser passer d’essais, ne pas laisser l’équipe adverse avancer sur nos 22 mètres. C’est avec une bonne touche et une bonne mêlée que l’on peut prétendre à du bon jeu. Il s’agit de ne pas décrocher après notre victoire à domicile contre Montpellier. Si on décroche, ça peut aller très vite dans le classement. Nous allons à Grenoble avec du respect, de l’humilité et nous allons essayer de donner le maximum pour le public, pour nous, joueurs, et pour le club.