Clément Daguin à l'entraînement.
Vous avez découvert hier Blaise Dumas et Lucas Rubio, retrouvez aujourd'hui les parcours et les réactions de Clément Daguin, Vincent Mallet et Quentin Dauvergne. À eux cinq, ces jeunes joueurs nous donnent à apercevoir la succession du Stade Français Paris.
Clément Daguin est la dernière recrue du Centre de Formation et vient de réaliser une progression fulgurante : il a débuté sa saison Reichel pour la finir Espoir. « Ce stage concrétise mes progrès tout au long de l’année. Maintenant, je suis là pour profiter et m'améliorer auprès des joueurs. Je peux profiter de l’expérience des deux grosses pointures au poste de demi de mêlée que sont Dupuy et Fillol. ». On est surpris par la maturité dont font preuve ces jeunes hommes pour lesquels tout va très vite. Clément Daguin en est la parfaite illustration : à vingt ans, il est conscient de sa chance, et la savoure. «Il y a un an, je n’aurais jamais pensé faire partie d’un stage avec l’équipe une. Avant de voir trop grand, je vais me concentrer pour faire une bonne saison avec les Espoirs. Le reste, ce n’est que du bonus et du bonheur».
Vincent Mallet fait lui aussi partie du Centre de formation. Il occupe le poste d’ouvreur et confie aimer le rôle du numéro dix qui lui permet de « diriger le jeu ». Son objectif à lui cette année c’est d’être sélectionné pour la Coupe du Monde des moins de vingt ans en 2013 et il sait que ce stage peut lui être profitable. « La progression est beaucoup plus intense quand on côtoie les joueurs professionnels. Un joueur comme Morgan Turuini nous guide beaucoup et nous fait partager son expérience. En quelques jours, j’ai l’impression d’avoir plus progressé qu'en une saison complète ».
Le dernier est également le benjamin des cinq : Quentin Dauvergne fêtera ses dix-sept ans en août prochain et a déjà derrière lui un parcours impressionnant. Cette année a été doublement décisive pour lui : qualifié en Équipe nationale des moins de dix-sept ans et finaliste du Championnat de France avec les Cadets du Stade Français Paris. Ce demi de mêlée nous l'avoue : « C’est arrivé tellement vite que je suis encore sur mon nuage. Je pense que je ne réaliserai tout cela qu'après le stage ». Et en attendant de remettre les pieds sur terre, il apprend : « Même si je suis encore jeune, j’ai déjà pu constater une évolution technique grâce aux exercices de Christophe Laussucq. De plus, je regarde et prends exemple sur mes idoles. Sans vouloir les reproduire, j’essaye de m’inspirer d’eux en observant leurs choix de jeu, leurs gestes et leurs manières de gérer une action». Et Quentin voit déjà loin : « Je ne sais pas si je vais vivre cela deux fois. J’aimerais pouvoir y rester mais avant tout je dois continuer à travailler. Je dois me donner à 200% pour pouvoir revenir avec eux, et y rester ».