Nommé consultant du jeu au pied, Diego Dominguez a livré mercredi son premier entraînement. L'ancien ouvreur du Stade Français Paris livre ses premières impressions sur le groupe et son rôle. Quelles sont vos premières impressions sur votre retour au Club ? Nous avons un peu l’impression que vous ne l’avez jamais réellement quitté ? C’est vrai que je ne l’ai jamais vraiment quitté. Le Stade Français Paris est toujours resté dans mon cœur et dans ma tête. J’ai continué à le suivre à la télévision, j’ai également continué à souffrir dans les années difficiles. Ca ne me plaisait pas de voir le Stade perdre, mais aujourd’hui je suis très content même si je ne serai pas tout le temps ici. C’est pour cela que le peu de temps que je passerai ici, il faudra être exigeant pour réaliser un travail de qualité.
Comment s’est déroulé votre retour ? Le nouveau staff technique, je le connais depuis des années, et Richard (Pool-Jones) m’a demandé de venir. De plus, j’en discutais avec Thomas Savare depuis au moins un an et demi mais nous ne voulions pas précipiter les choses. Elles se sont donc finalement faites spontanément
Pour votre premier entrainement, nous vous retrouvons à la Faisanderie : tout un symbole ? C’est magnifique ici ! C’est l’un des plus beaux endroits de Paris et je suis surtout content de retrouver mes amis, Kiki (C. Laussucq), Bibi (D. Auradou) et Richard avec qui j’ai passé 10 ans dans ce club. On a donné beaucoup pour ce club et on a aussi beaucoup gagné. C’est ça qu’il faut redonner au groupe : cet état d’esprit de gagneur, cette exigence ; on veut retrouver ce qu’on a connu mais avec plus de rigueur.
Que souhaitez-vous donc apporter à ce groupe ? J’espère pouvoir y apporter de la discipline et plus concrètement, je vais intervenir pour des stages sur le jeu au pied, car je suis persuadé que dans 3 ans, dans le rugby, il faudra que tous les joueurs d’un groupe sachent utiliser le jeu au pied. Aujourd’hui, c’est obligatoire ! Avant, 80% des joueurs ne savaient pas taper, mais dans 3 ou4 ans, tout le monde saura le faire. C’est exactement pareil dans le football ou les joueurs doivent de plus en plus utiliser leurs deux pieds pour tirer alors qu’avant un seul bon pied suffisait.
Pouvez-vous nous donner vos premières impressions sur la qualité du jeu au pied des trois-quarts ?
Il y a du boulot. Mais n’oublions pas que les joueurs n’ont pas touché de ballons depuis quelques semaines. Le pied a énormément de sensibilité ; il faut le travailler tous les jours.
Que pensez-vous de l’évolution du Top 14 ?
C’est une compétition devenue très difficile où il y a beaucoup de combat. Chaque équipe doit être préparée car il est difficile d’intégrer les six premières places du classement.
Il y a eu un fort engouement par rapport à votre arrivée comme consultant. Que retenez-vous des supporters du Stade Français Paris ?
Je ne retiens que des choses magnifiques ! Les supporters m’ont beaucoup donné de chaleur. J’ai toujours eu de bons rapports avec eux. Ils se sont aperçus que je ne m’économisais jamais et que je me battais toujours pour le club. Les supporters ont envie de voir des joueurs se battre pour leurs couleurs. Même si tu ne réussis pas tout, le joueur doit avoir cet état d’esprit.