Heureux d'avoir prolongé son contrat avec son club, Djibril Camara sait qu'il doit encore travailler et progresser pour pouvoir enchaîner. Pour lui, le plus dur commence maintenant.Es-tu soulagé d’avoir prolongé ?
Enfin ! Je l’attendais depuis un moment. Les négociations ont été longues, mais au final nous avons trouvé un accord qui satisfait tout le monde.
As-tu eu peur de devoir chercher un autre club ?
Je ne me voyais pas partir de Paris. Ici j’ai toute ma famille et mes amis. J’ai commencé et gravi tous les échelons dans ce club. Je n’ai pas fait énormément de feuilles de matchs, mais j’ai encore beaucoup d’objectifs à réaliser ici.
Cependant, si je n’avais pas eu le choix, je serai parti… Mais je suis très heureux de rester au Stade Français Paris !
Ton souhait était vraiment de rester ici ?
Même si l’effectif a été modifié en début de saison, je m’entends bien avec tout le monde. Les grands enjeux sportifs du club me motivent. Le Stade peut redevenir un grand club et gagner des titres. Je pense même que l’on peut faire quelque chose cette année.
Avec cette prolongation, tu fais partie des anciens du club ?
Pierre Rabadan, Jérôme Fillol et Rodrigo Roncero font figure d’anciens. Moi je me considère encore comme un jeune. Je suis peut-être venu très tôt, mais je ne me sens toujours pas arrivé. Je dois encore progresser et pour cela je l’apprends auprès d’eux.
Tu aimerais faire toute ta carrière au Stade ?
Si cela est possible, j'en serais effectivement très content. Paris, c’est ma ville et mon club !
Ton match face à Lyon est une référence ?
Mon travail à l’entraînement commence à payer. Maintenant, je dois confirmer et être plus régulier en match pour pouvoir enchaîner. Le manager Alain Elias m’a taquiné en me disant après la rencontre contre Lyon que je réalisais une bonne performance tous les trois ans.
Peut-on « dire » que ta saison commence maintenant ?
Elle a commencé depuis longtemps. Je n’ai pas beaucoup joué en championnat, mais j’ai participé pratiquement à tous les matchs du Challenge Cup. Toutes les semaines, je me donne à fond à l’entraînement. J’ai saisi ma chance au bon moment, le plus dur commence maintenant.
Samedi, vous allez rencontrer Agen au Mans. Que présente pour toi cette nouvelle délocalisation ?
Pour nous, le Stade de France reste notre deuxième maison, mais la découverte du MMArena rend l’évènement excitant. Je pense que cela va être une belle fête du rugby, et nous espérons en repartir avec le maximum de point.
L’équipe n’a pas peur de se sentir à l’extérieur ?
Je ne pense pas. Le Stade sera aux couleurs du Stade. A mon avis, ce sera plus compliqué pour les Agenais. Je m’attends à une grosse ambiance qui pourrait être bénéfique pour nous, les joueurs.
Avec le retour des internationaux, abordez-vous le championnat plus sereinement ?
Le retour des internationaux est un plus pour l’équipe. Néanmoins, il ne faut pas dénigrer le travail de tout le groupe pendant leur absence. Ils ne seront pas complètement frais, mais je suis sûr qu’ils se donneront à 200%.