Max Guazzini, le Stade Français Paris est qualifié pour les demi-finales, qui de Toulouse ou Perpignan espérez-vous rencontrer ?
Très franchement, ça m’est complètement égal. Ce sont deux grandes équipes. On n’occupe pas les 2 premières places du classement par hasard. Si on a l’ambition d’être champion, on n’a pas à choisir ses adversaires. Je pense que samedi soir, 10 équipes sur 14 seront en vacances pour le Top 14 Orange.
Depuis 2003, nous avons toujours disputé les demi-finales, on entend bien qu’il en soit ainsi chaque année.
Quel bilan tirez-vous de cette saison ?On a très bien commencé. Après les tests matchs internationaux de novembre, il y a eu du mou et par la suite il y a eu des hauts et des bas. Nous devons aborder ces phases finales avec beaucoup d’humilité.
La défaite face à Biarritz, vous a-t-elle porté un coup au moral ?C’est toujours très décevant et douloureux de perdre à domicile, mais ce n’est pas pour çela qu’il faut se démotiver. A titre personnel, j’ai la chance d’être Président d’un grand club et j’entends bien le rester. Je me bats depuis des années pour ce club et je continuerais quelques soient les balivernes rapportées par une presse en mal d’inspirations. Par exemple, et ce n’est pas très important, on m’a rapporté qu’un journal avait écrit que Bernard Laporte venait au déjeuner hebdomadaire avec les joueurs. A moins qu’il soit invisible, je ne l’y ai pas vu depuis 1999, même si il est resté très proche du Club, tout comme Fabien Galthié et d’autres. Il y a toujours de fausses rumeurs dans le rugby et dans les autres sports, on ne peut pas passer notre temps à les démentir. En 16 ans de présidence, je commence à en avoir l'habitude.
Où en sommes-nous du futur stade Jean Bouin ?Le projet suit son cour selon les étapes prévues. Paris a besoin d’un vrai stade de rugby, tout le monde le sait. Le public doit être accueilli dans des conditions décentes. Ce sera un investissement rentable pour la ville compte tenu des espaces commerciaux, des parkings et des redevances. Ce sera un stade du XXIè siècle parfaitement intégré dans le tissu urbain avec des matériaux écologiques. Par exemple, le stade fournira sa propre électricité grâce aux cellules photovoltaïques. Nous avons demandé, entre autres, qu’il y ait dans le stade une crèche ou une halte garderie ouverte tous les jours.
La pérennité d’un club de rugby passe par un stade et la Ville de Paris est la plus mal lotie dans ce domaine. Ce projet va permettre de redonner une échelle cohérente au site.
Que pensez-vous de vos premiers mois passés à la Ligue Nationale de Rugby ? (NDLR, Max Guazzini a été élu à l’unanimité au Comité directeur)
Je pense que Pierre-Yves Revol est un très bon Président et que les directions prises pour l’avenir sont très bonnes. Quant à nous, dans cette situation de crise, nous n’allons pas gonfler la masse salariale, mais plutôt, comme beaucoup de clubs, essayer de la réduire.
Notre recrutement est très ciblé avec des joueurs de très haut niveau comme Tom Palmer (cf photo), James Haskell, Benjamin Kayser, Hugo Southwell ou Rayno Gerber. Il y aura aussi bien évidemment des départs chez nous. Quant à Julien Dupuy, que la presse annonce au Stade Français Paris, ce serait bien sûr souhaitable, mais pour le moment rien est fait.
En attendant, nous avons cette saison à finir, mais je suis certain que notre équipe donnera le meilleur d’elle-même, malgré ses imperfections, pour partager un grand bonheur avec ceux qui nous supportent et qui nous aiment.